LETTRE DE Monsieur PAUL LAMBERT aux MEMBRES DE L'ASSOCIATION
"VOIX DES FRANÇAIS / RENAISSANCE 95 "
Chers amis,
Vous avez certainement reçu ces jours derniers notre journal n° 33 de février, vous informant de l'offensive lancée par M. Georges Clément pour s'emparer de la présidence de l'association, et de ma position de refus total de cette succession.
Je le répète, j'ai une réelle et sincère estime pour les qualités indéniables que chacun lui reconnaît, et c'est pour cela que nous l'avions promu au poste de Vice-Président, mais, me refusant à toute polémique, j'estime qu'il ne correspond pas au profil requis pour prendre la présidence de notre association, et c'est pourquoi j'en démissionnerais aussitôt si tel était le cas.
Je ne suis pas le seul à le penser puisque spontanément quatre membres de notre Comité d'honneur ont déclaré qu'ils se retireraient de celui-ci et démissionneraient de notre association si G. Clément en était élu président. Ce sont :
M. l'ambassadeur A. Chambon, le général Arnaud de Foïard, le général Salvan, le Président Philippe Bourcier de Carbon.
A leur suite, le général Grimal, l'ambassadeur Jordan, M. Marc Blancpain, le Professeur F. G. Dreyfus, Mme Mottin ont fait la même déclaration.
Autrement dit, en cas d'élection de G. Clément à la présidence, l'association perdrait son Comité d'honneur, c'est-à-dire sa caution morale, sa carte de visite, et sa cuirasse contre les tentatives de diabolisation par nos ennemis.
Il est clair que notre association serait morte.
Or la tactique utilisée par G. Clément est archi classique : il a lancé une vaste manœuvre pour se présenter à l'Assemblée générale avec le maximum de pouvoirs EN BLANC (c'est-à-dire non nominatifs).
Pourquoi ? Parce que statutairement personne ne peut disposer de plus de 10 pouvoirs lors du vote de l'Assemblée générale. Donc, à supposer que nos adhérents envoient 100 pouvoirs à mon nom, seuls 10 seraient recevables et 90 seraient perdus lors du vote. Alors que les pouvoirs en blanc que G. Clément aura reçus seront répartis entre ses amis à raison de 10 par personne, et c'est ainsi qu'il compte prendre d'assaut la présidence.
Ce courrier complémentaire a donc pour objet de vous demander trois choses :
- La première est de vérifier que vous êtes à jour de cotisation depuis moins de douze mois.
- La seconde est de vous mobiliser pour être présents physiquement à l'Assemblée générale dans le but, d'une part d'être en mesure de faire front contre l'assaut que nous pouvons craindre et, d'autre part, d'utiliser sans restrictions les pouvoirs en blanc que nous aurons remis nos amis, puisque seuls les présents peuvent disposer de pouvoirs.
- Si vous ne pouvez être physiquement présent le 3 mars, nous vous demandons d'être vigilant quant au destinataire du pouvoir en blanc que nous vous demandons de nous envoyer, car nous aurons besoin d'un maximum de pouvoirs, et ne pourrons utiliser que ceux que nous recevrons à notre adresse.
A cet égard, nous vous rappelons qu'il vous est loisible à tout moment, avant l'assemblée générale, de révoquer le mandat que vous auriez pu envoyer à une adresse autre que la nôtre en le faisant savoir explicitement par écrit à ce mandataire et d'établir à notre attention un nouveau pouvoir l'annulant et le remplaçant.
Il me reste un mot à dire à tous ceux qui se sont laissés séduire par les qualités évidentes de dynamisme, d'énergie et d'esprit d'entreprise de G. Clément de comprendre qu'ils se sont engagés dans une impasse qui ne peut conduire qu'à la disparition de notre association.
Je leur demande donc de renoncer au soutien de sa candidature de dissidence, et de revenir à nous.
Leur engagement à ce soutien est une preuve de leur propre dynamisme et de leur propre volonté d'action et d'esprit d'entreprise. Qu'ils se présentent au Conseil d'administration, qu'ils votent pour la présidence du candidat que je présenterai, qui sera sans doute moi-même car nous avons peu de chances de trouver d'ici au 3 mars un candidat qui entraîne une adhésion unanime.
Mais, dans ce cas, ma présidence n'aura pour objet que de prendre le temps de me trouver un successeur car depuis plus de deux ans, j'ai annoncé au Comité d'honneur que je souhaitais céder ma place. Je me donnerai alors six mois pour trouver ce successeur unanimement accepté, avec, comme date buttoir, le 31 décembre 2001.
Peut-être ce successeur se révélera au sein du nouveau Conseil d'administration, ou au sein de notre association.
L'avenir s'ouvre, avec votre aide et celle de la providence, sur un nouveau départ pour nous et pour la France.
Paul LAMBERT
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