|
Le funeste symbole de notre
abaissement
Comment ne pas y voir un symbole ? Tout juste arrivé en
France, en décembre 2007, le colonel Kadhafi a
planté sa tente à l’hôtel Marigny,
résidence des chefs d’Etat étrangers. Le
président Sarkozy lui avait déroulé le tapis
rouge. Il s’est laissé humilier sans broncher par le
"Guide" de la Révolution libyenne, qui a multiplié
les provocations. M. Sarkozy aurait dû mettre un terme au
séjour de Kadhafi, quand cet énergumène
s’est permis d’insulter notre pays en
l’accusant de maltraiter les immigrés. Ou, pis
encore, quand il a déclaré qu’« il
était normal que les faibles aient recours au
terrorisme ». Hélas, ce n’est pas
seulement le petit Nicolas, c’est la France qui a
été humiliée à travers lui !
Oui, la tente bédouine de Kadhafi est un funeste symbole !
C’est celui de l’abaissement de la France
réalisé par son nouveau président. En
recevant Kadhafi, Sarkozy s’est conformé aux voeux
des Etats- Unis, qui voulaient réintégrer la Libye,
riche en pétrole, dans le concert des nations, mais qui
n’entendaient pas, quant à eux, se couvrir de
ridicule en supportant les caprices et les délires du
mégalomane libyen. Ils en ont donc chargé leur
très fidèle et très docile ami Nicolas
Sarkozy, lequel est visiblement imperméable aux notions
d’honneur et de dignité.
Les mains sanglantes du dictateur libyen
Nous ne pouvons pas oublier, quand le dictateur libyen justifie
le terrorisme, que ses agents ont perpétré un
attentat meurtrier contre un DC-10 de l’UTA en 1989.
Peut-on croire que Kadhafi luimême n’ait pas
donné son feu vert à cette action criminelle ?
Pouvons-nous accepter que Kadhafi ait refusé de livrer aux
tribunaux français les agents libyens qu’ils avaient
condamnés par contumace, dont son propre frère ?
Comment Sarkozy a-t-il pu serrer les mains sanglantes du
dictateur de Tripoli ?
Il est vrai que Sarkozy et Kadhafi partagent un même
rêve. Ils veulent réaliser ensemble une «
Union méditerranéenne » qui doublerait
l’Union européenne en intégrant tous les pays
riverains de la Méditerranée. Avec ce projet
dément, ce qui nous reste de frontières
disparaîtrait tout à fait. Tous les Nord- Africains,
qu’ils soient Egyptiens, Libyens ou Maghrébins,
pourraient alors s’installer librement sur le sol
national.
Une rupture avec les traditions nationales
C’est le moment qu’a choisi le ministre de
l’immigration, M. Brice Hortefeux, pour affirmer sans honte
: « Désormais, la France tient compte non
seulement de ses intérêts, mais aussi de ceux des
pays d’origine. » (Le Parisien, 16 décembre
2007.) Sans doute est-ce la première fois dans notre
histoire qu’un membre du gouvernement se vante d’agir
pour le compte des intérêts étrangers...
Chacun peut maintenant comprendre ce que M. Sarkozy entendait par
le mot "rupture". Il est le premier président
à rompre ouvertement avec les traditions nationales, qui
l’obligeaient à défendre tant les
intérêts du pays que sa grandeur et sa
dignité. Cette attitude n’est pas supportable. Vous
pouvez faire confiance à votre association, Voix des
Français, pour ne pas se laisser intoxiquer par des media
aux ordres. Nous continuerons à proclamer la
vérité. Nous serons ainsi, modestement, mais
efficacement, un instrument du salut de la France.
|