|
APRÈS LES ÉMEUTES DE
VILLIERS-LE-BEL
|
Un autre drame s’est produit le jour des
émeutes de Villiers-le-Bel. Dans le silence
médiatique. Céline Pascot, rédactrice en
chef de l’hebdomadaire Minute, répond à nos
questions.
Le 25 novembre dernier, la France entière avait les
yeux braqués sur Villiers-le-Bel. Pourtant, Minute a
révélé qu’il se passait au même
moment une autre actualité, tout aussi
brûlante…
En effet. Quelques heures avant que les deux adolescents ne
viennent s’encastrer dans une voiture de police à
Villiers-le- Bel, un autre accident de la circulation – car
c’est bien de cela qu’il agit, d’un dramatique
accident – a eu lieu à Toulouse, entre une BMW
conduite par des « jeunes » et un véhicule de
police. Mais là, c’est la BMW qui a gagné !
Et pour cause : elle a pulvérisé la Peugeot 307 des
policiers en venant la percuter à une vitesse
estimée à 150 km/h, en pleine ville !
Résultat : deux policières très
grièvement blessées, dont l’une est
restée quatre jours entre la vie et la mort, et une
semaine dans le coma ! A l’heure où je vous parle,
je ne sais pas si elle pourra retrouver l’usage de ses
membres ou si elle restera paralysée. Pour
compléter le tableau, le conducteur de la BMW et son
passager, non seulement ne leur ont pas porté assistance,
mais ont entrepris de s’enfuir. Précisément
ce qu’on a reproché, mais à tort, aux
policiers de Villiers-le-Bel. Ajoutons que le jeune conducteur
était sous le coup d’une suspension de permis,
qu’il affichait un taux d’alcoolémie
très supérieur aux normes autorisées et que
de la drogue a été trouvée dans le coffre du
véhicule !
Comment avez-vous découvert cet événement
? Pouvezvous nous raconter comment vous avez travaillé
pour le publier en exclusivité ?
Je vais vous décevoir. Sur cette affaire-là,
j’ai lu… un communiqué de presse qui nous
avait été adressé par un syndicat de police.
Il faut croire que mes confrères, du simple fait que
l’information venait « des flics »,
l’avait jeté sans le lire. Après quoi
j’ai fait mon travail pour vérifier ce qui
s’était réellement passé (parole de
policier n’est pas non plus parole d’évangile)
et obtenir évidemment plus de détails. Je les ai
eus, je les ai recoupés, nous avons publié.
C’est toujours aussi simple de faire des
révélations ?
La plupart du temps, c’est le fruit d’une longue
enquête. Comme une affaire sur Nicolas Sarkozy que nous
avons révélée en octobre…
Après avoir été élu chef de
l’Etat, son cabinet d’avocats a changé de
raison sociale pour que son nom n’y apparaisse plus. Fort
bien. Mais il fallait pour cela une assemblée
générale. Elle s’est tenue. Et devinez quoi ?
Elle a eu lieu officiellement le 9 mai 2007 à Paris.
C’est vraiment « Speedy Sarkozy » parce que ce
jour-là, il est rentré de sa croisière
maltaise au Bourget peu avant 23 heures. Mais comme il a
signé le procès-verbal qui atteste de sa
présence, il faut croire qu’il y
était…
Comment se procurer Minute ?
En l’achetant chez son marchand de journaux ou en
s’abonnant. Nous proposons une « offre
découverte » de trois mois pour 12 numéros
à 28 euros (au lieu de 36 euros). Et nous adresserons
gracieusement un numéro de Minute aux lecteurs de La Voix
des Français qui en feront la demande !
Propos recueillis par Frédéric Petit. |
|