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MUSULMANS CONQUÉRANTS,
CHRÉTIENS SOUMIS :
SEULE LA DROITE NATIONALE S’OPPOSE A
L’ISLAMISATION
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Par Constance Rebat, journaliste ;
Philippe Berthaud, journaliste, correspondant de presse au
Royaume-Uni.
D’un côté, des églises
détruites, des lieux de culte chrétiens
profanés ou incendiés ; de l’autre, des
mosquées de plus en plus nombreuses , construites avec la
complicité des pouvoirs publics. Depuis le début de
l’année 2007, l’évolution des
bâtiments religieux devient un révélateur de
l’islamisation de l’Europe. Seule, la droite
nationale résiste.
Nous sommes le 7 mai 2007, dans la banlieue de Lille. Depuis
l’élection de Nicolas Sarkozy, la veille, les jeunes
d’origine immigrée manifestent violemment leur
« haine ». En fin d’après-midi,
l’église Sainte-Anne de Loos, construite en bois et
en briques, après la Grande guerre, est la proie des
flammes. Le feu se propage rapidement et, une demiheure plus
tard, le toit et le clocher s’effondrent sous les yeux des
curieux et de l’abbé Georges Fertin, qui raconte :
« Des témoins m’ont dit avoir vu des jeunes
s’enfuir en courant quand le feu a débuté.
»
Trois adolescents, de nationalité française, mais
d’origine étrangère, ont été
interpellés. Agés de 14 à 17 ans, ils ont
avoué avoir fracturé la porte d'un local attenant
au lieu de culte.
Selon Brigitte Lamy, procureur adjoint de Lille, l’un
d’eux aurait mis le feu à un conteneur. Un
deuxième, qui n'a pas encore reconnu les faits, aurait
fait brûler des draps et des cartons dans le local,
entraînant l'embrasement de l'église.
D’après les policiers de la Sûreté
urbaine de Lille, ces criminels ont incendié un
bâtiment chrétien pour se venger de…
l’élection du candidat de droite, signifiant ainsi
leur haine du christianisme, assimilé à
l’ordre républicain et aux valeurs traditionnelles
de la France.
De leur côté, les catholiques de la « sensible
» cité des Indes de Sartrouville, de plus en plus
nombreux à la messe, auront bientôt un lieu de culte
flambant neuf (sans jeu de mots) pour répondre à ce
réjouissant afflux.
Seul problème : la future église Jean XXIII,
d’une laideur architecturale très contemporaine,
possède un clocher… mais pas de cloche pour sonner
les heures et la messe.
Si l’on en croit les affirmations du Point du 3 mai 2007,
suivis du Figaro et de France soir, datés du 5 mai, le
diocèse aurait expliqué que « la
majorité des habitants du quartier étant musulmane,
le son des cloches pourrait être considéré
comme une provocation » par les sectateurs de Mahomet !
Très rapidement, le curé a apporté un
démenti formel aux assertions de la presse, expliquant que
l’absence de cloche était simplement liée
à des questions financières et à la trop
grande proximité des habitations voisines avec le
clocher.
Mais, outre que, en 1.500 ans, les clochers nichés au
coeur de nos villes et villages n’ont jamais
dérangé les riverains au point de faire taire les
cloches, il semblerait que les plus proches habitations autour de
l’église de Sartrouville soient à une
distance suffisante pour s’éviter les
« désagréments » liés à
la sonnerie de l’angélus.
Reste l’aspect financier, auquel le père de Bucy
semble habitué : ancien curé dans la cité
presque entièrement islamisée du Val Fourré,
à Mantes, son église n’avait pas de cloche
non plus. Rien à voir, selon le prêtre, avec la
présence musulmane : « Les deux communautés
vivent en paix et n’ont rien à craindre l’une
de l’autre. » On nous permettra ici de nuancer les
propos d’un curé sans doute sincère, mais la
nouvelle église Jean XXIII, dont il est responsable, est
reconstituée à l’identique de
l’ancienne, incendiée en mars 2005... par des
musulmans qui avaient lancé dessus pas moins de six
cocktails Molotov.
Toujours est-il que, manque de moyens financiers,
lâcheté ou respectueux signe de tolérance
interreligieuse, cette absence de cloche est
interprétée par les musulmans du cru comme une
marque de soumission volontaire et ne récolte que
mépris. Les musulmans, là où ils dominent,
ne font pas taire le muezzin en haut de son minaret.
Heureusement, le père de Bucy assure que, dès que
possible, l’église se dotera d’une cloche
électrique, mettant ainsi fin à tout malentendu.
Une décision judicieuse, car, du fait de la
polémique et de la médiatisation de
l’église de Sartrouville, le comportement
adopté par les autorités religieuses locales y est
assimilé, à tort ou à raison, au
régime de « dhimmitude » en vigueur dans les
pays d’islam : sous couvert d’ue hypothétique
« protection », les non musulmans y subissent un
régime spécial, fondé sur la discrimination
religieuse. Là bas, les chrétiens n’ont pas
le droit de faire sonner les cloches, lorsqu’il en reste
dans les églises anciennes. Dans la France en voie
d’islamisation, les chrétiens semblent
s’imposer la dhimmitude de leur propre chef. En
Seine-Saint-Denis, en Rhône-Alpes et en Provence, plusieurs
églises, ces dernières années ont même
été transformées en mosquées.
Mais le phénomène dépasse nos
frontières. Dans un climat de tension croissante, les 1,6
million de musulmans vivant au Royaume- Uni sont de plus en plus
revendicatifs. Si certains Britanniques décident de se
battre, d’autres abdiquent, croyant gagner la paix dans la
soumission. C’est le cas de Clitheroe, une petite bourgade
nichée dans la campagne du Lancashire : 14.500 habitants,
un château normand et une belle église de pierre,
fondée en 1122 et, depuis le début de
l’année, transformée en mosquée.
Début 2007, le conseil municipal a voté la
reconversion de cette église abandonnée de ses
fidèles en lieu de vie et de culte musulman. Les habitants
de la commune, qui aimaient pourtant à considérer
Clitheroe comme le dernier rempart contre les mosquées de
plus en plus nombreuses dans le paysage des villes industrielles
voisines, se sont violemment opposés à leurs
édiles. Mais c’était compter sans la
détermination de l’artisan de cette islamisation
locale : Sheraz Arshad, un imam pakistanais de 31 ans, né
en Angleterre, ingénieur chez British Aerospace et, selon
la formule traditionnelle, « bien intégré
».
L’histoire commence en 1965. A l’époque, son
père, Mohamed Arshad, profite de
l’hospitalité britannique pour venir travailler
à Clitheroe. Une fois accepté par la population, il
tente, sans succès, de faire bâtir une
mosquée. A sa mort, en 2000, Sheraz, maîtrisant les
codes sociaux de son pays d’accueil, prend le
relais… à sa façon.
Une déclaration de guerre au monde
chrétien
Face à l’opposition de la mairie, le jeune Arshad
médiatise son affaire et se présente comme une
victime du racisme ambiant. Deuxième phase : il affiche
ostensiblement un islam modéré. Il crée un
groupe de scoutisme interreligieux. Il fonde le Medina Islamic
Education Center, un groupe interconfessionnel où
interviennent des universitaires progressistes.
Cette stratégie porte ses fruits. C’est même
un méthodiste, Geoffrey Jackson, qui soutient Arshad pour
obtenir la reconversion de l’église -
méthodiste - de la colline de Sion, en mosquée. Le
musulman accueille désormais la presse dans le
bâtiment en travaux. Et de conclure ses entretiens,
onctueux : « C’est parfait que ce soit une
église : l’image est très symbolique
d’un rapprochement des religions. »
Il reste des raisons d’espérer, toutefois, dans ce
combat à l’échelle du continent. En France
d’abord. Jusqu’aujourd’hui, à
l’initiative de Nicolas Sarkozy - qui le revendique
fièrement dans son livre La République, les
religions, l’espérance - plus de cent
mosquées et salles de prières sont construites
chaque année, grâce à des
collectivités locales qui accordent aux associations
cultuelles musulmanes un bail emphytéotique,
c’est-à-dire la jouissance, pendant 99 ans et pour
un loyer dépassant rarement un euro par jour, d’un
terrain où sera érigée une
mosquée.
Mais, dépassant leurs querelles de... clocher, les
élus de la droite nationale s’unissent contre la
menace des minarets. Grâce à l’action
conjuguée ou individuelle des élus du FN, du MPF et
du MNR à travers toute la France, cette jurisprudence
administrative n’est plus tolérée par les
tribunaux. Dans ce combat contre l’islamisation de notre
pays, le MNR de Bruno Mégret est en pointe, avec deux
grandes batailles remportées à Marseille, puis
à Montreuil. Selon son communiqué du 3 avril 2007,
« le MNR se félicite de la décision du
tribunal administratif de Marseille, saisi par Bruno
Mégret et Hubert Savon, conseillers municipaux MNR,
d'annuler la délibération permettant la
construction d'une grande mosquée dans la cité
phocéenne ». Sur le fondement des arguments
développés par le MNR dans sa requête, le
tribunal a annulé l’attribution d’un terrain
de 8.616 m2 pour un prix de 300 euros par an,
considérée comme une subvention
déguisée de la commune. Il a condamné la
municipalité UMP à dénoncer le bail dans un
délai de deux mois (avec astreintes en cas de retard).
Un mois plus tard, le 3 mai, le MNR remportait une autre victoire
à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, en faisant
reconnaître l’irrégularité du bail de
la future mosquée. Le commissaire du gouvernement du
tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d'Oise), a lui
aussi estimé « que le bail emphytéotique
concédé pour un euro symbolique par an s'assimile
à une subvention déguisée de ce culte
». Dépitée, la mairie de Montreuil,
apparentée communiste, s’est fendue d’une
déclaration outrancière, qui fait finalement
honneur à Bruno Mégret : « Le recours devant
le tribunal administratif formé par le Mouvement national
républicain, dont les positions racistes sont bien
connues, contre le bail de la mosquée de Montreuil, s'est
vu conforté par l'avis du commissaire du
gouvernement. »
En Suisse, c’est encore la droite nationale qui agit contre
l’islamisation, en proposant d’interdire, par
référendum d’initiative populaire, les
minarets des mosquées . Pour le conseiller national Ulrich
Schlüer de l’Union Démocratique du Centre
(UDC), le minaret « est le symbole d'une revendication de
pouvoir politico-religieuse contestant les droits fondamentaux
d'autres personnes. » Selon le conseiller national Walter
Wobmann (UDC) : « L'opposition à la construction de
minarets ne se dirige pas contre les musulmans : interdire les
minarets n'est pas interdire les mosquées. »
« Toutes les religions peuvent être pratiquées
en Suisse, y compris l'islam », ajoute Christian Waber, de
l’Union démocratique fédérale (UDF),
le parti chrétien intransigeant. Mais, selon lui, «
l'islam n'est pas seulement une religion, c’est aussi et
surtout une déclaration de guerre au monde chrétien
(…) Le problème de compatibilité entre
l'islam et l'Occident n'est pas d'ordre théologique, mais
juridique, car la charia précède l'Etat et ne peut
tolérer de loi divergente en terre d'islam. » Bref,
« l'islamisation de l'Europe et de sa société
est un défi lancé à nous tous »,
conclut Daniel Zingg, membre de l'UDF. Les représentants
de l'UDC et de l'UDF ont jusqu'au 1er novembre 2008 pour
récolter les 100.000 signatures nécessaires
à l'aboutissement de leur texte.
Ils ne pourront pas compter sur le soutien des
évêques suisses, pour qui « la construction
de minarets en Suisse peut être autorisée, à
condition que la paix religieuse ne soit pas menacée et
que la législation soit respectée ».
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