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DOSSIER SPÉCIAL
PRÉSIDENTIELLE (suite)
PRÉSIDENTIELLE : 9 RAISONS QUI NOUS EMPÊCHENT DE
VOTER SARKOZY
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Comment
peut-on se dire de droite et réclamer le droit de vote
pour les immigrés ? C’est pourtant cet incroyable
paradoxe qu’a tenté Nicolas Sarkozy. Ce dernier
emploie volontiers un langage pugnace, en disant qu’il faut
“nettoyer les cités au Kärcher” et
pratiquer la “tolérance zéro” envers
les “racailles”. Ce ne sont, hélas, que des
mots. D’une part, sa politique est, en
réalité, inefficace et laxiste : depuis près
de quatre ans qu’il est chargé de
l’immigration comme ministre de l’Intérieur,
la situation n’a jamais été aussi mauvaise
dans les banlieues, comme l’ont démontré les
émeutes ethniques d’octobre- novembre 2005.
D’autre part, quand il s’exprime dans un journal de
gauche, Sarkozy n’hésite pas à faire une
profession de foi immigrationniste, comme dans Libération,
le 23 décembre 2005 (voir ci-dessous).
Sur la question de l’immigration, Sarkozy tient en
permanence un double langage. Quelle est la vérité
du personnage ? Si l’on en juge, objectivement,
d’après les décisions qu’il a prises et
les propositions qu’il fait, force est de reconnaître
qu’il est plus à gauche que la gauche, dans ce
domaine. Voilà pourquoi il ne mérite pas les voix
de ceux qui luttent contre les politiques d’immigration
incontrôlée. Le 22 avril, pas une voix pour Sarkozy
!
1. Sarkozy a
relancé l’immigration légale
L’immigration était officiellement
arrêtée depuis 1974. Les gouvernements de gauche
n’étaient eux-mêmes jamais revenus sur ce
principe, qui connaissait, hélas, bien des exceptions.
Arrivé au ministère de l’Intérieur en
juin 2002, Sarkozy s’est empressé de proclamer que
la France avait besoin d’immigration, en condamnant
“la politique d’immigration zéro”. Puis
il a proposé des “quotas”
d’immigrés. Dans ses discours de campagne, il
martelle son “ouverture” à l’Autre, et
son envie de gouverner une France multiraciale. Quand il parle,
aujourd’hui, d’une “immigration choisie”,
il faut comprendre qu’il a choisi d’accepter toujours
plus d’immigration !
2. Sarkozy a
été laxiste face à l’immigration
illégale
Trouvant que le gouvernement socialiste de Lionel Jospin avait
été trop sévère à
l’égard des immigrés illégaux,
qu’il appelle des “sanspapiers”, il a
multiplié, en 2002, les circulaires aux préfets
pour leur demander d’être toujours plus complaisants.
En particulier, pour fermer Sangatte, il a accordé un
titre de séjour en France à tous les
immigrés illégaux de ce centre qui ne
réussissaient pas à entrer en Angleterre ! Plus
récemment, il a pris “la décision lourde
(sic) d'arrêter les expulsions [des immigrés
illégaux] durant l'année scolaire” pour les
enfants qui vont à l’école, et pour leurs
parents. L’affaire de l’école Rampal,
où des policiers ont arrêté, le 20 mars
dernier, un immigré illégal chinois, confirme son
laxisme. Loins d’avoir contrevenu aux ordres en
interpellant un parent d’élève en situation
illégale à la sortie d’une école, les
agents de l’ordre surveillaient un bar borgne, où
l’on avait trafiqué des armes. Pour éviter
tout incident durant sa campagne présidentielle, la
dernière décision du ministre de
l’Intérieur Sarkozy fut d’interdire aux
policiers l’arrestation des immigrés illégaux
à moins de quatre cents mètres d’une
école, ce qui revient, les choses et les villes
étant ce qu’elles sont, à suspendre de fait
tout contrôle !
3. Sarkozy a
favorisé l’islamisation de la France
Nicolas Sarkozy restera dans l’histoire comme le ministre
de l’Intérieur qui a institutionnalisé la
présence de l’islam en France, en créant le
Conseil français du culte musulman. De son propre aveu, il
souhaitait ainsi donner naissance à un “islam de
France” destiné à remplacer
“l’islam en France”. De la sorte, il a
contribué à enraciner l’islam dans la terre
et la société françaises, sans pour autant
réussir à l’édulcorer. En effet, le
principal effet de ce Conseil élu aura été
de donner un surcroît de légitimité et de
visibilité à l’Union des organisations
islamiques de France (UOIF), émanation française
des Frères musulmans, une organisation si
extrémiste qu’elle est interdite dans de nombreux
pays musulmans ! Enfin, comme si cela ne suffisait pas, il
souhaite réformer la loi de 1905 pour permettre le
financement des mosquées par l’État et les
collectivités publiques. M. Sarkozy est donc le complice
de l’islamisation de la France.
4. Sarkozy a
accordé un “droit de séjour infini” aux
criminels étrangers
Il a empêché l’expulsion hors de France des
criminels et délinquants étrangers à
l’issue de leur peine de prison en faisant voter une loi
qui leur attribue un droit de séjour perpétuel en
France, sous prétexte de leur épargner une
prétendue “double peine”. Il a ainsi satisfait
une revendication de l’extrême gauche
(relayée, au sein de la majorité, par le
maire-député UMP de Versailles, Etienne Pinte). La
preuve par l’exemple de la nocivité d’une
telle réforme a été apportée par ce
qu’il est convenu d’appeler “l’affaire
Cherif Bouchelaleg”. Menacé d'expulsion en 2002,
après de multiples condamnations pour des vols, bagarres
et conduite en état d'ivresse, Nicolas Sarkozy avait
volé au secours de cet immigré algérien, le
prenant pour symbole de sa lutte contre la “double
peine”. En janvier 2003, il avait affirmé que
c'était ce cas précis qui l'avait fait
“changer d'avis” sur la “double pein”e :
“J'ai vu la situation: il a six enfants nés en
France. J'ai considéré que ce n'était pas
humain, quoi qu'ait fait M. Bouchelaleg, de punir ses enfants et
de les priver de leur père”. Jusqu’à ce
que le même homme, le 29 août 2006, ne force un
barrage de police chargé de la protection du Premier
ministre Dominique de Villepin ! Avec la suppression de la
“double peine” les délinquants et criminels
étrangers sont maintenant “chez eux chez
nous”. Comment, dès lors, parler d’immigration
“choisie” ?
5. Sarkozy veut
dissoudre l’identité française dans le
métissage
Nicolas Sarkozy ne partage pas la vision de la France des
patriotes. Son but est de noyer notre patrie sous des flux
incessants d’immigrés et transformer notre
identité nationale en melting pot “à
l’anglo-saxonne”. Ses références
incessantes à ses origines immigrées donnaient
déjà une indication sur ses projets réels.
Depuis qu’il est en campagne, le doute n’est plus
permis. Là encore, il suffit de le laisser parler :
“La France éternelle, ce n’est pas pour moi la
France éternellement identique à elle-même.
C’est la France [...] qui se métamorphose tous les
jours. C’est la France dont le visage change
imperceptiblement à chaque fois que parmi les
Français apparaît un nouveau visage.” Ou
encore, le 14 janvier 2007, lors de son discours au
Congrès de l’UMP : “Je veux être le
président d’une France qui aura compris que la
création demain sera dans le mélange, dans
l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du
mot... dans le métissage.” Citons encore
l’analyse complaisante du Monde, le 9 février
dernier : “Après avoir assuré ses
électeurs les plus à droite, [...] qui lui
demandent une vision de la France, M. Sarkozy peut se lancer dans
l'éloge du métissage des cultures, du
mélange et de la diversité.”
6. Sarkozy est hostile
à la nationalité par filiation
Le droit du sang, ou principe de filiation, le révulse :
ignorant que c’est la base du droit de la
nationalité en vigueur dans notre pays depuis deux
siècles, il suggère que c’est un principe
raciste et se dit, en revanche, “très attaché
à la notion de droit du sol”. Or, le droit du sang
(jus sanguinis) figure actuellement à l’article 18
du code civil : “Est Français l'enfant,
légitime ou naturel, dont l'un des parents au moins est
Français” (in chapitre II - “De la
nationalité française d'origine” - Section I
- “Des Français par filiation” ; cf.
l’article 10 du code civil de 1804, disposition en vigueur
le 18 mars 1803 : “Tout enfant né d'un
Français en pays étranger, est
Français.”). A ceux qui s’étonneraient
qu’un ministre de l’Intérieur puisse ignorer
le b.a.-ba du droit de la nationalité, nous conseillerions
de se procurer un enregistrement de l’émission
“Cent minutes pour convaincre”, sur France 2, le 9
décembre 2002.
7. Sarkozy veut donner
la priorité aux étrangers sur les Français
avec la “discrimination positive”
Nicolas Sarkozy est un fervent partisan de la politique dite de
“discrimination positive” qui est en
réalité extrêmement néfaste,
puisqu’elle consiste à brader le principe
républciain d’égalité devant la loi,
pour favoriser, par des procédés tels que les
quotas, avoués ou non, les individus issus des
“minorités visibles”,
c’est-à-dire essentiellement les populations
originaires d’autres continents que le nôtre. De la
sorte, en favorisant les personnes issues de l’immigration,
il va nécessairement défavoriser les autochtones. A
ses yeux, cette politique devrait permettre de réussir
enfin l’intégration des immigrés. En
réalité, elle ne réussira qu’à
aggraver les discriminations que les Français subissent
dans leur propre pays, tout en jetant le soupçon de
favoritisme sur les immigrés qui auraient
“réussi” par leur seul mérite. Loin de
contribuer à la concorde nationale, cette politique fausse
va donc aggraver encore le fossé entre les
communautés et doper les revendications et les chantages
de nature communautariste.
8. Sarkozy veut imposer
à la France un modèle communautariste
Alors qu’il prétend combattre le communautarisme,
Nicolas Sarkozy ne travaille qu’à le promouvoir.
Dès qu’il communique avec le «
représentant » d’une communauté, il ne
peut s’empêcher d’y voir une source de votes.
De la sorte il révêle sa vraie nature et ses vraies
ambitions. Dans une interview accordée au magazine
homosexuel Têtu, du mois d’avril 2007, et dont une
copie a été transmise sur internet aux membres de
Gay Lib, l’association homosexuelle de l’UMP, Nicolas
Sarkozy, a déclaré : “J’ai
accordé deux fois plus de carte de séjours à
des étrangers malades que le gouvernement de Lionel
Jospin, dont de très nombreux porteurs du VIH.” Et
de s’engager, à propos des partenaires
immigrés pacsés, à donner les mêmes
droits “que le mariage dans les rapports entre
étrangers et Français”. Il
révèle enfin avoir demandé aux
préfets de “toujours répondre favorablement
aux demandes de l’association Act- Up” concernant les
demandes d’étrangers homosexuels malades. Il conclut
: “Si vous être persécuté pour votre
orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier
du droit d’asile en France” ! Qu’on ne se
méprenne pas : à ses yeux, les patriotes de la
droite nationale ne constituent qu’une niche
électorale de plus. La preuve ? Sa déclaration dans
l’avion qui l’emmenait en Martinique, citée
par Le Figaro du 29 mars : « En petit comité,
mercredi, lors du vol aller vers les Antilles, Nicolas Sarkozy
avait dressé un bilan totalement positif de son
opération “identité nationale” :
“J'ai pris six points dans les sondages, et j'ai
cassé Bayrou !” »
9. Sarkozy veut donner
le droit de vote aux étrangers
Sarkozy s’était prononcé, dès 2001,
pour le droit de vote des immigrés, dans son livre Libre.
Il a récidivé en 2005, dans une déclaration,
trop vite oubliée, qui a suscité, sur le moment,
une émotion légitime, à droite. Il soutient
donc une réforme qui, outre le fait qu’elle bafoue
le principe républicain de la souveraineté
nationale, aboutirait à accentuer considérablement
la pression des revendications communautaristes sur les
élus locaux mais aussi nationaux, puisque les maires sont
souvent aussi des députés et qu’ils
élisent les sénateurs. Cette réforme
chère à Sarkozy est donc de nature à refuser
aux Français le droit élémentaire
d’être maîtres chez eux ! |
Il l'a dit
!
Ce que pense vraiment Sarkozy :
« Depuis
quatre ans, j'ai porté des débats qui, dans nombre
de cas, étaient en opposition frontale avec les
thèses du Front national. Le FN, par exemple, se bat sur
le thème de l'immigration zéro. Je n'ai jamais
défendu cette thèse. J'ai défendu les quotas
d'immigrés, c'est-àdire une immigration positive.
Je suis l'homme politique en France qui s'est le plus battu pour
la discrimination positive. C'est une idée nouvelle qui
est exactement le contraire de l'idéologie
véhiculée non seulement par l'extrême droite,
mais aussi par une partie de la droite. Troisièmement,
j'ai écrit dès 2001, dans mon livre Libre, que
j'étais favorable au vote des étrangers aux
municipales. Je ne crois pas que Jean- Marie Le Pen soit d'accord
pour donner le droit de vote aux immigrés.
Quatrième élément : j'ai été
celui qui a porté la question de l'islam en France. J'ai
dit que l'islam était une grande religion de France,
qu'elle devait être représentée dans le cadre
des institutions de la République, […]. J'ai
d'ailleurs été attaqué violemment sur ce
sujet par Villiers et Le Pen. Cinquième
élément : je suis le ministre de l'Intérieur
qui a fait voter la suppression de la double peine à
l'unanimité. Sixième élément : pour
les lycéens dont les parents n'ont pas de papiers, j'ai
pris la décision lourde d'arrêter les expulsions
durant l'année scolaire ; sur toutes ces questions, j'ai
exprimé un diagnostic et une vision de notre
société. »
Nicolas Sarkozy, entretien accordé à
Libération, 23 décembre 2005
« En petit comité, (...) Nicolas Sarkozy a
dressé un bilan totalement positif de son opération
“ identité nationale” : “J'ai pris six
points dans les sondages, et j'ai cassé Bayrou”.
»
Le Figaro, 29 mars 2007
« J’ai accordé deux fois plus de carte de
séjours à des étrangers malades que le
gouvernement de Lionel Jospin. [...] J’ai toujours
répondu favorablement aux demandes de l’association
Act-Up concernant les demandes d’étrangers
homosexuels malades [...] Si vous êtes
persécuté pour votre orientation sexuelle, vous
devez pouvoir bénéficier du droit d’asile en
France. »
Entretien accordé au magazine homosexuel Têtu, avril
2007
« L’immigration, c’est un grand sujet. La
France est un pays qui s’est construit par
l’ouverture ; je veux que la France reste ouverte,
accueillante et généreuse. »
Journal de 20 heures de TF1, 14 mars 2007
« Je veux être le président d’une France
qui aura compris que la création, demain, sera dans le
mélange, dans l’ouverture, dans la rencontre, je
n’ai pas peur du mot,... dans le métissage.
»
Discours du congrès de l’UMP, 14 janvier 2007.
« La France éternelle, ce n’est pas la France
éternellement identique. C’est la France [...] qui
se métamorphose tous les jours. C’est la France dont
le visage change à chaque fois que parmi les
Français apparaît un nouveau visage [...]
C’est l’intelligence collective qui enfante
l’avenir, c’est le métissage des cultures et
des idées, le mélange, le brassage qui est la
principale force de création dans tous les domaines.
»
Discours de Besançon, 13 mars 2007
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