DOSSIER
LE DOSSIER DU MOIS - VOIX DES FRANÇAIS

POUR LUTTER CONTRE L’ISLAMISME
UNE VRAIE RUPTURE S’IMPOSE

Le ministre de l’Intérieur et des Cultes, Nicolas Sarkozy, prétendait qu’en créant un Conseil national du culte musulman en France, il parviendrait à lutter contre l’extrémisme islamique. Les arrestations, ces derniers mois, de nombreux jeunes djihadistes français d’origine immigrée, en Irak et l’impuissance des services antiterroristes à les neutraliser en France, illustre l’inanité de cette politique irresponsable. De toute évidence, la politique du ministre de l’Intérieur en matière d’islam est un échec.

Pour le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, la création en 2003 d’un Conseil national du culte musulman (CFCM) devait permettre à “la diversité qui caractérise l’islam en France” de s’exprimer. Cette “pluralité” devait écarter “la tentation du fondamentalisme extrémiste (sic) qui vient de la vision d’un islam unique alors que la réalité de l’islam est diverse”. L’arrestation, ces derniers mois, de nombreux djihadistes de nationalité française vient apporter un cinglant démenti à cette irénique politique communautariste. Ces jeunes gens étaient, comme les terroristes britanniques auteurs des attentats de Londres, en 2005, des musulmans “parfaitement intégrés”.
Selon une source proche des Renseignements généraux, ces jeunes islamistes étaient “d'une banalité totale : classes moyennes, résultats scolaires moyens, voire excellent, sans casier judiciaire, sans problèmes…”
L’âge moyen de ceux que les policiers nomment dans leur jargon des “bébés Ben Laden” est de 18 ans. Après une enfance normale, passée dans un pays d’accueil dont ils ont obtenus la nationalité par naissance ou naturalisation - parfois sans la demander -, ces jeunes fanatiques basculent en quelques mois dans la violence, sans réels signes avantcoureurs. Ils sont des centaines, sur l’ensemble du territoire, à être chaque année repérés par la police ou dénoncés par leurs parents effrayés, leurs amis, leurs professeurs ou leurs employeurs.
Grâce à Internet, les membres de cette génération spontanée du terrorisme agissent de manière autarcique, se forment et se radicalisent presque seuls. Ils constituent de véritables réseaux informels, à partir de contacts pris sur des groupes de conversation, puis en privé, par courriels. Ils peuvent alors, sur l’ordre de chefs religieux qu’ils n’ont jamais rencontrés, passer à l’acte.
Onze jeunes gens ont ainsi été interpellés les 12 et 13 février près de Toulouse et à Orly pour leur appartenance présumée à un réseau de recrutement de djihadistes pour l'Irak. Ils ont été mis en examen pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste” et trois des suspects ont en outre été mis en examen pour “financement du terrorisme”. L'enquête a été confiée aux juges d'instruction antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Marc Trévidic.
Le parquet de Paris, dans un communiqué du 17 février précisait : “Les investigations ont permis de mettre au jour le processus de radicalisation du groupe démantelé, dont les recrues étaient envoyées en Egypte pour apprendre l'arabe et les doctrines du salafisme dans les écoles les plus radicales, avant de gagner, via une cellule en lien avec Al-Qaïda, une filière organisée en Syrie les conduisant en Irak pour y commettre des actes terroristes”. Les juges d'instruction antiterroristes sont par ailleurs saisis depuis 2004 d'une autre information judiciaire sur différentes filières d'envoi de djihadistes en Irak. L'un des volets concerne des jeunes islamistes originaires du XIXe arrondissement de Paris. Deux autres filières ont été démantelées dans la région de Tours (voir encadré) et près de Montpellier. En Irak, neuf islamistes français sont morts au combat.

La solution pour vaincre le terrorisme est politique
Dans une France soumise à de gigantesques flux migratoires incontrôlés ; à la radicalisation d’une frange importante de la jeunesse française d’origine immigrée ; où l’islam bénéficie d’un régime de faveur gouvernemental par rapport aux autres religions, les services antiterroristes désespèrent de lutter efficacement contre le risque terroriste. Face à ces fanatiques musulmans difficilement détectables, car apparemment intégrés, voire assimilés, la police ne peut avoir qu’un rôle limité. La solution pour contrer les risques d’attentats est avant tout politique.
Un certain Jamel, 25 ans, s’est lui-même appliqué une mesure concrète et relativement facile à mettre en oeuvre. Français d’origine tunisienne, vendeur dans un magasin parisien, marié à une Française convertie à l'islam, père de deux enfants, il devient fondamentaliste après un voyage en Egypte. Il adopte djellaba, longue barbe, Coran à la ceinture. Critiqué par son employeur, regardé avec crainte dans le métro, Jamel ne supporte plus ce pays “où l'islam est stigmatisé, où les regards sont agressifs si vous portez une barbe”. Homme de conviction, il tire rapidement les conclusions qui s’imposent et… quitte la France pour l'Egypte. Sans même envisager le djihad, il vit désormais heureux au Caire. Reste à généraliser son exemple au niveau national.

Frédéric Petit

RÉSISTANT !

André Danet,
conseiller général UMP du 5ème canton de Rouen, va parrainer la candidature de Jean-Marie Le Pen et a lancé un appel aux maires du département de la Seine-Maritime pour qu’ils n’hésitent pas à faire de même : “J’ai signé pour Le Pen le 2 mars parce que je considère que ce ne serait pas normal pour la démocratie qu’il ne puisse pas être candidat.” Jean-Marie Le Pen salue cette courageuse initiative d’un membre de l’UMP. Il salue également l’appel de l’UMP aux élus non membres de partis politiques pour qu’ils parrainent les candidats qui n’ont pas encore réuni les 500 signatures. Parfaitement conscient des vraies raisons de ce soudain empressement démocratique, qui résulte en fait des savantes analyses électorales de Nicolas Sarkozy, il se félicite néanmoins que soit ainsi mis en évidence l’absurdité d’un système que le gouvernement UMP avait tout loisir de réformer mais qu’il a laissé perdurer et qu’il voit aujourd’hui se transformer en boomerang. Bruno Mégret, qui soutient la candidature de Jean- Marie Le Pen, a salué l’ “attitude démocratique” de Nicolas Sarkozy sur les parrainages et l'a invité à “donner l'exemple” en apportant lui-même sa signature au président du FN en tant que conseiller général des Hauts-de-Seine.


COLLABO !

Jean-Luc Mélenchon.
Dans Valeurs actuelles (2 mars 2007), comme sur son blogue, le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon s’oppose énergiquement au développement en France des statistiques ethniques, qui sont pour lui “un naufrage intellectuel”. Elles lui évoquent au mieux, une dérive néoconservatrice à l’anglo-saxonne ; au pire, des réminiscences… “du régime de Vichy”. Le socialiste conclue en affirmant que “l’expérience prouve que la prise en compte des statistiques n’ont pas permis (sic) aux gouvernements anglo-saxons de mieux lutter contre les discriminations.” Mais c’est oublier qu’a priori les statistiques n’ont à lutter contre rien du tout. Elles donnent des indications sur l’état réel de la population et permettent d’envisager au mieux des solutions aux problèmes posés. Elles permettraient par exemple de connaître la proportion réelle de crimes et délits causés par les immigrés en France.
Selon le chercheur à l’INED, Philippe Bourcier de Carbon, ces statistiques ethniques deviennent indispensables dans la société française, où les masses migratoires sont de plus en plus importantes : “Les difficultés lancinantes du système scolaire, les échecs de la politique de la ville et les émeutes ethniques de la fin 2005 ont imposé spectaculairement le constat d’échec de la politique d’intégration.” Il estime que la constitution de statistiques ethniques permettraient de mieux mesurer les comportements, modes de vie et besoins spécifiques de ces populations. M. Mélenchon, lui, persiste dans l’absurdité : “Personnellement, je ridiculiserais cette sorte de comptage en demandant le libre choix de mon classement. J’ai décidé d’être juif, arabe, berbère, noir, athée.”

Des djihadistes “tourangeaux” arrêtés en Syrie !

Entre le 20 novembre et le 5 décembre 2006, la police égyptienne a successivement arrêté onze, puis neuf islamistes français impliqués dans une filière terroriste. Ces coups de filet médiatiques ont occulté la neutralisation, le 20 octobre dernier, en Syrie, de trois djihadistes tourangeaux. Leur cas a retenu toute l’attention des Renseignements généraux et de la DST, car ils présentaient la spécificité de ne dépendre d’aucune filière terroriste et d’être arrivés à la frontière irakienne par leurs propres moyens.
Tout commence à Tours, en Indre et Loire. Moustapha El Sanharrawi, élève en classe “prépa” au lycée Descartes achève un parcours scolaire parfait. A la rentrée 2006, cet élève “discret et gentil” est admis à l’Ecole nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA), dépendant du… ministère de la Défense.
La famille El Sanharawi habite Tours depuis vingt ans. Le père est cardiologue au CHU de Blois. La mère, toute voilée de blanc, donne gratuitement des cours d’arabe aux défavorisés. Leur aîné est interne des hôpitaux en Ile-de-France. Leur deuxième garçon et leur fille sont également en médecine, à Tours. Le petit dernier est au collège.
Même s’il juge les imams trop modérés, Moustapha fréquente les mosquées officielles. Cependant, avec Nasr Eddine Berradja, un copain de collège devenu plombier, ils fréquentent aussi un groupe salafiste. Ils y rencontrent des radicaux, dont le chef du groupe, Abdelhamid Sakhi, 31 ans, d’origine algérienne, résidant également à Tours. Marié, père de trois enfants, il alterne périodes de chômage et petits boulots. Salah Merabti, président de la communauté islamique de Touraine, connaît Sakhi et met une salle à la disposition des salafistes. Intellectuellement mieux formé, Moustapha El Sanharrawi a une influence considérable sur le groupe. D’autant plus que son frère aîné dirige les réunions avec Sakhi. En naviguant sur Internet, les trois djihadistes prennent connaissance du chemin vers l’Irak sans recourir aux filières islamistes : le 15 octobre, munis d’un simple visa, ils débarquent à Damas, où des centres religieux organisent leur transit en Irak.
Si les Tourangeaux islamistes n’ont pas franchi l’Euphrate c’est par hasard : El Sanharrawi, parti sans prévenir, veut rassurer sa famille en envoyant un courriel. Ses parents alarment les autorités. Dès lors, les trois hommes sont vite repérés et arrêtés et expulsés vers la France.

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