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Les médias et la classe politique se sont réjouis de la hausse du taux de fécondité des femmes vivant en
France. En atteignant le seuil de deux enfants par femme, notre pays serait en mesure d’assurer le
renouvellement de ses générations. Mais Constance Rebat, journaliste aux pages sociétés du journal
catholique L’Homme nouveau, nous démontre que les choses ne sont pas aussi simples. Sous leurs cris de
joie et leurs simulacres, nos dirigeants ont étouffés les réalités les plus dérangeantes et les plus importantes :
qui habitera la France dans vingt ans ? Il est à craindre que la majorité des enfants nés sur le sol français
seront d’origine immigrée. Si l’on ne réforme pas le droit de la nationalité, la majorité de ces personnes
seront officiellement françaises... et bien souvent musulmanes. Analyse.
Le taux de fécondité en France a atteint, en
2006, deux enfants par femme. C'est le
résultat des dernières enquêtes de recensement
de la population réalisées par l'INSEE.
Notre pays comptait, au 1er janvier 2007, 63,4
millions d'habitants, soit environ 400.000 de
plus qu’en 2005.
L’an dernier, 830.900 enfants y sont nés. Et
l’Institut national de la statistique de préciser :
« Les naissances atteignent leur niveau le plus
élevé depuis 1981 ». Ce qui fait de la France «
l’un des plus féconds de l’Union européenne ».
Comme le nombre des décès (531.100) a diminué
en 2006, l’excédent naturel, c’est-à-dire la différence
entre les naissances et les décès, est proche de 300.000 personnes,
« niveau inégalé depuis plus de trente ans ». Cela nous
donne certes des raisons de nous réjouir ; mais aussi de s’inquiéter.
Le redressement de la natalité s’expliquerait,
selon l’INSEE, par le fait que la France facilite
grandement la conciliation entre vie professionnelle
et fécondité.
Une importante contribution
des populations immigrées au taux
de natalité
Les analystes citent ainsi les dispositions financières
prises en faveur de la famille : les allocations
diverses liés aux enfants, le quotient
familial, les exonérations fiscales pour emploi
à domicile, l'élargissement de primes et les prestations familiales.
Citons aussi quelques facilitations pratiques : l'assouplissement
des congés parentaux, le nombre et la qualité des
crèches, des maternelles, des modes de garde et de soutien.
Les femmes qui travaillent en France peuvent ainsi, selon eux,
mieux concilier leurs projets personnel, familial et professionnel
que dans d’autres pays européens. Même si la politique
familiale mise en place au lendemain de la Seconde guerre
mondiale n’a cessé d’être progressivement démantelée, tout
cela n’est pas nécessairement faux.
Mais, regardons la réalité en face, même si les médias et nos
dirigeants politiques ont préféré se concentrer sur les seuls
chiffres de la natalité et esquiver ainsi ses causes et ses conséquences,
essentiellement liées à l’immigration.
Une statistique symbolique ? Avec 2,44 enfants par femme,
la Seine-Saint-Denis est le département qui a la plus forte
fécondité en France.
La démographe Michèle Tribalat a mis le gouvernement en
garde contre des processus de substitution démographique
et de séparatisme territorial dans certaines villes de France.
Mais ses analyses, pourtant alarmantes, ont été totalement
ignorées.
Selon France Prioux, démographe à l'INED, l'immigration,
ainsi que les départements d'outre-mer, jouent un grand rôle
sur la courbe de fécondité : « Sans les mères immigrées, le
taux de fécondité serait de 1,8 enfant par femme ». Ce à
quoi il faut ajouter le taux, non calculé mais considérable,
des Français « issus de l’immigration ». Le professeur Gérard-
François Dumont, directeur de la revue Population et Avenir,
dans son numéro de janvier 2007, confirme et affine cette
analyse de la fécondité des femmes vivant en France. Le taux
de natalité de 2 ne serait atteint que grâce à la fécondité des
femmes maghrébines (3,25 enfants), africaines (4,07),
turques (3,35) et asiatiques (2,83). Selon le démographe, 50
% de l'accroissement serait dû à l'immigration. Et de poursuivre
: « Cela fait vingt-cinq ans que l'on ment sur les flux
migratoires ».
La fécondité des femmes originaires du Maghreb, qui avait
chuté dans les années 1980, en partie parce qu’elles souhaitaient
vivre « à l’occidentale », s’est stabilisé dans les années
1990, autour de 3,25 enfants par femme. Ceci traduit notamment
la reprise en main, par l’islam, des communautés immigrées
ou d’origine étrangère.
Vers 2030, 25 % de musulmans en France ?
Dans les Migrations en Europe (Acropole), Jean-Paul Gourevitch
révèle que la fécondité des Turques, des Marocaines et
des Tunisiennes vivant en France est supérieure à celle des
femmes qui sont restées dans leur pays ! Jean-Paul Gourévitch
estime que « le taux de fécondité semble se situer au croisement
des politiques natalistes et de celles qui accueillent libéralement
les étrangers. Quand les deux se cumulent, les taux
de fécondité sont élevés ».
En 2005, les naissances enregistrées dans les ménages immigrés
venant d’Afrique, du Maghreb et de Turquie représentaient
près de 17 % du total des naissances en métropole :
environ 135.000 sur 797.000. Les premières ont augmenté
d’à peu près 10.000 par rapport à 2005, les secondes de
22.000. Les familles musulmanes ont donc contribué à 45 %
de l’accroissement de la natalité.
Sur les plans économique et politique, il faut donc s’interroger
sur la nature des futurs citoyens. La manière dont ces
enfants seront éduqués et instruits débouchera sur une plus
ou moins forte proportion de producteurs de richesse ou d’assistés
; sur l’unification nationale ou l’éclatement communautaire,
voire la guerre civile.
Du point de vue religieux, avec des musulmans qui représenteraient,
vers 2030, 25 % de sa population, la France risquerait d’atteindre un seuil de non-retour dans son histoire.
Si les prévisions démographiques induites en creux, et évidemment
négligées, par l’enquête se réalisent, les musulmans
représenteront une force majeure en France, d’ici un quart
de siècle. La question de leur participation communautaire au
pouvoir, donc à la gestion de l’existence des Français et, par
là même, à l’évolution de la civilisation française, se posera.
L’arrivée constante sur notre sol d’immigrés à fort taux de
natalité devrait accélérer le processus de substitution de population
redouté par Michèle Tribalat: « [Les flux migratoires]
sont, pour la moitié, constitués de femmes en âge de procréer
(55.000 pour la seule année 2006). La population
musulmane constitue le principal facteur de la croissance
démographique française. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal
ayant tous deux signifié, dans le cadre de leurs discours de
campagne, leur volonté d’ouvrir la France au « métissage »
et au « mélange », il faut bien s’en rendre compte : la classe
politique en place n’ignore pas cette réalité. Ils y sont favorables
et l’encouragent par leurs politiques délétères.
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