DOSSIER
LE DOSSIER DU MOIS - VOIX DES FRANÇAIS

DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE :
UNE NOUVELLE POMPE ASPIRANTE POUR L’IMMIGRATION !

En choisissant, par le biais du « droit au logement opposable», d’affronter Jacques Chirac et Ségolène Royal sur le terrain social, Nicolas Sarkozy a déclenché une opération médiatico-politique porteuse de lourdes conséquences pour la France. En effet, comment garantir un logement aux plus pauvres, si l’on ne peut réserver ce privilège aux Français et ressortissants européens ; et qu’en outre on ne contrôle pas l’entrée des immigrés sur le territoire national ?

« Je propose que le droit à l’hébergement devienne opposable devant les tribunaux et que les collectivités publiques concernées disposent de deux ans pour créer les places nécessaires à l’accueil de ceux qui n’ont même pas un toit pour s’abriter. » Voici ce que déclarait Nicolas Sarkozy, dans son discours de Périgueux, le 12 octobre dernier. En lançant ainsi délibérément le thème du « droit au logement opposable », le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle a ouvert la boîte de Pandore.

Sarkozy à l’origine du projet…
Fin décembre 2006, juste avant Noël, le ministre de l’emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, Jean-Louis Borloo, relayait l’initiative du chef de l’UMP en lançant trois conventions d’accès « au logement pour tous ». Il y associait les partenaires sociaux du « 1% logement », qui allouaient des fonds au plan de rénovation des foyers de travailleurs immigrés ; et la Caisse des dépôts et consignations.
De leur côté, les médias focalisèrent sur l’agitation associative du Droit au Logement (DAL) et les désormais célèbres Enfants de Don Quichotte, qui se démenaient tous autour du camp de tentes rouges du canal Saint- Martin. Le thème du droit au logement pour les nécessiteux fut ensuite mis au coeur du message des voeux présidentiels, Jacques Chirac n’entendant pas être battu sur le terrain de la démagogie par Nicolas Sarkozy. Selon ce dernier, tout citoyen s’estimant lésé en matière de logement, d’emploi, ou de prestations sociales diverses devrait pouvoir saisir le tribunal de son choix pour « obtenir justice ». Autrement dit, ceux qui ne peuvent pas payer un loyer, peuvent en revanche aller devant un juge pour exiger un logement et remédier ainsi à leur problème d’argent. Qui paiera ? L’Etat. Autrement dit, le contribuable, du chef d’entreprise au fonctionnaire, en passant par le smicard pas assez pauvre pour ne pas verser son écot…
Combien de personnes peuvent-elles revendiquer ce « droit » opposable ? Au bas mot, deux millions de personnes, peut-être plus.
Les juges, débordés, ne seront de toute évidence pas assez nombreux pour gérer une telle masse de contentieux. Par ailleurs, même en lançant séance tenante un gigantesque programme de construction de logements sociaux, il est matériellement impossible de reloger tous les demandeurs potentiels avant au moins seize ans ! Tout simplement parce que le parc immobilier français n’est pas en mesure de répondre aux attentes des demandeurs, même en poussant ces derniers à changer de ville, voire de région.

Le plus grand tunnel d’immigration depuis le regroupement familial !
Mais ces difficultés de mise en oeuvre ne sont rien au regard des conséquences que ce projet aura en termes migratoires. En effet, outre les citoyens français, ce nouvel « acquis social» sera également offert par les collectivités locales à toute personne vivant, régulièrement ou non, sur le territoire national. Ce qui ne devrait pas manquer d’accroître l’effet de pompe aspirante, puisque, sauf à les dénoncer, les traités européens signés par la France interdisent la préférence nationale ou européenne. Même dans les rangs de l’UMP, la proposition sarkozienne a soulevé une certaine inquiétude. Député UMP-CNI des Alpes-Maritimes, Jérôme Rivière estime ainsi que « le droit opposable au logement est la dernière main au plus grand tunnel à immigration jamais mis en place depuis le regroupement familial.Avec le droit opposable au logement, le gouvernement mettrait la dernière main à un projet d'accueil universel des étrangers. Arriver en France légalement ou illégalement, c'est la garantie de la santé gratuite avec la CMU ou l'AME, c'est l'assurance d'un emploi, du chômage ou d'un revenu minimum payé par les organismes sociaux ou les collectivités territoriales, des réductions sociales sur les transports en commun ou encore sur les factures d'électricité, et ce serait avec le droit opposable au logement, la garantie d'un toit payé par les contribuables Français. L'émigration est souvent un projet de vie pour de nombreuses populations des pays en voie de développement. Avec cette politique nous désignons la France comme cible privilégiée. Enfin, dans une Europe sans frontières, comment ne pas voir qu'un tel projet fera affluer chez nous toutes les populations les plus en difficultés qui ne trouvent nulle part ailleurs une telle débauche de générosité aveugle ? Que cherche-t-on à faire de la France ? Que doivent comprendre les travailleurs, les contribuables, ceux qui en France paient pour faire tourner ce système ? »

Au moins 60 % des sans-abris sont des immigrés
Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social et ancien ministre délégué à l’Action humanitaire, a été chargé par le gouvernement de rendre un rapport devant servir de base à un projet de loi déposé avant fin février. Il confirme les pires inquiétudes, en révélant qu’au moins « 60% des sans-abris sont des immigrés. »
Fin novembre 2006, la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France a rendu public un rapport sur l’activité du Samu social. Ses observations portent sur les années 2000 à 2004. Selon ce rapport, 61,8 % des familles hébergées en 2004 étaient étrangères à l’Union européenne et 0,5 % venaient de pays membres. Encore faut-il préciser que l’on ignorait la nationalité de 30,2 % des “sans-abri” pris en charge… Le Samu social ne comptabilisait finalement que 7,5 % de familles françaises parmi les milliers de personnes ainsi hébergées en 2004, à 17 euros la nuit.

Immigration + droit au logement = équation insoluble
Comme le remarque le magazine Valeurs actuelles, « Immigration sans frontières et droit imprescriptible au logement deviendront vite une équation insoluble. » Il convient donc d’en être persuadés. Loin de représenter une quelconque application du noble principe de fraternité nationale, le “droit au logement opposable”, n’est que l’ultime avatar de l’assistanat universel dont nos dirigeants se sont fait une spécialité, y compris, lorsqu’ils se disent de droite, comme MM. Chirac, Sarkozy et consorts.

Frédéric Petit

RÉSISTANT !

Alain Finkielkraut.
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire VSD du 13 décembre dernier, l’écrivain dénonce avec justesse la complaisance avec laquelle les voyous d’origine étrangère sont considérés comme des victimes : « La France a surtout un problème avec elle-même. On nous parle sans cesse du désespoir des jeunes de banlieue, mais ces jeunes n'ont pas le monopole du désespoir. Dans les cités, il y a aussi des adultes et des personnes âgées qui souffrent. Ailleurs, il y a des paysans désespérés et des gens qui se retrouvent sans emploi à 50 ans, mais eux n'incendient pas des bus. »


COLLABO !

Bertrand Delanoë, le préfet de Paris et le Conseil d’Etat.
En décembre 2006, Pierre Mutz, préfet de Paris avait fait interdire la distribution gratuite de soupe au lard de l’association Solidarité des Français, au motif que cette action caritative était « discriminatoire car excluant de fait les personnes de confession juive et musulmane. » Le représentant de Nicolas Sarkozy, au ministère de l’Intérieur, ajouta que « ces distributions de soupe de cochon par l’association Solidarité des Français (SDF) étaient discriminatoires et donc susceptibles de troubler l’ordre public. » Le tribunal administratif avait invalidé la décision préfectorale le 2 janvier 2006. Il n’existe en effet aucun principe républicain obligeant les associations d’assistance aux démunis à exclure certains aliments de leur menu. Les distributions ne causaient aucun trouble public. En outre, aucune association juive ni musulmane n’avait contesté ces distributions. Bertrand Delanoë ayant toutefois estimé que cette initiative charriait des « relents xénophobes », la mairie de Paris et la préfecture ont fait appel le 3 janvier et ont obtenu gain de cause le 5 ! Il n’aura donc fallu que deux jours au Conseil d’Etat, qui est la plus haute juridiction administrative française, pour interdire la distribution de soupe au lard aux sans domiciles fixes parisiens. Morale de l’histoire : il n’est plus possible aujourd’hui, de porter assistance aux démunis comme on l’entend ; et la classe médiatico-politique, d’habitude si prompte à en appeler à la générosité des citoyens, préfère empêcher tout le monde de manger, plutôt que de voir ses préférences antinationales contournées.

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