DOSSIER
LE DOSSIER DU MOIS - VOIX DES FRANÇAIS

Selon un sondage de l’institut TNS-Sofres, les Français s’affirment majoritairement hostiles à l’immigration
NOS IDÉES ONT LE VENT EN POUPE !

Selon un récent sondage réalisé par l’institut TNS-Sofres pour Le Monde et RTL, sur “l’image du Front national dans l’opinion”, quelque 26 % des Français affirment être “tout à fait” ou “plutôt d’accord” avec les idées du Front national. Comme le relève le quotidien Le Figaro, il s’agit d’un “niveau jamais atteint” avant une échéance électorale. Ce fait doit nous réjouir. Non pas parce que nous soutiendrions le Front national (notre association est strictement apolitique et le restera : elle n’appellera jamais à voter pour tel ou tel candidat) mais parce que ce sondage concernant “les idées du Front national” révèle, à l’évidence, un changement d’attitude des Français à propos de la question de l’immigration.

Depuis plus de trente ans maintenant, l’idée emblématique du Front national - son fonds de comerce, diraient ses adversaires - est bel et bien son opposition résolue à l’immigration. Il est donc évident que lorsque les Français s’affirment d’accord avec “les idées du Front national”, ils affirment avant tout leur opposition à l’immigration massive qui frappe notre pays.
Cette évolution dans le bon sens est d’autant plus remarquable lorsque l’on apprend que cette enquête a été réalisée les 6 et 7 décembre auprès d'un échantillon national représentatif de 1.000 personnes “interrogées en faceà- face à leur domicile”. On sait en effet que nombre de Français sont réticents à admettre plubliquement leur opposition à l’immigration parce que ces idées sont diabolisées, et parce qu’ils craignent de subir des représailles si leur opinion était rendue publique. C’est la raison pour laquelle, traditionnellement, les Français expriment plus volontiers leur opposition à l’immigration, au moment du vote, dans le secret de l’isoloir, que face à des sondeurs connaissant leur identité. Le résultat de ce sondage n’en est que plus remarquable, et il n’est pas exclu qu’il soit encore minoré par rapport à la réalité.
Il faut par ailleurs noter que ce sondage porte, précisément, sur “les idées du Front national” et non sur le seul “refus de l’immigration massive”. Or, de toute évidence, le Front national est, à bien des égards, encore plus diabolisé que ne l’est l’opinion selon laquelle il faut arrêter et inverser les flux migratoires. Il faut ainsi relever que, dans le même sondage, quelque 47 % des Français jugent les idées du Front national “excessives”, tandis que 34 % les jugent “inacceptables”. Il est donc probable que parmi les 47 % qui les jugent excessives, un grand nombre de nos compatriotes estiment qu’il faut changer de politique migratoire, mais sans pour autant partager toutes les idées du FN. Autant dire que, s’agissant de la question de l’immigration, la proportion de Français qui partagent désormais, pour l’essentiel, nos idées ne cesse de croître. Le sondage TNS/ Sofres en donne d’ailleurs un apperçu. En effet, comme le révèle le site internet Afrik.com, dans ce même sondage, quelque 59% des personnes interrogées par Sofres sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle “il y a trop d’immigrés en France”. Autrement dit, sur cette question capitale, et indépendamment de toute référence à un parti politique, six Français sur dix partagent notre sentiment.

Christophe Dessanti

RÉSISTANT !

Frits Bolkestein, ancien ministre du Commerce extérieur et de la Défense des Pays-Bas et commissaire européen, qui, dans un récent livre d’entretien avec Michel Rocard [“Peuton réformer la France ?”, Éditions Autrement, septembre 2006] multiplie les déclarations politiquement incorrectes. S’affirmant préoccupé par "la décadence européenne", il prend résolumment parti contre tout nouvel élargissement de l’Union européenne. « J’ai toujours défendu l’élargissement actuel, parce que la Pologne, la République tchèque, la Hongrie appartiennent à l’Europe […]. Je suis en revanche opposé à l’admission de la Turquie […]. La Turquie n’est pas un pays européen, parce que l’Europe a été faite par son histoire, qui est la chrétienté, le féodalisme, la Renaissance, les Lumières, la démocratie, la révolution industrielle. Tout cela fait de nous, de vous, de moi, ce que nous sommes aujourd’hui. » Et de déplorer la mollesse des élites européennes : « Les hommes politiques européens ont perdu le courage de dire non. Ils ne peuvent plus dire non, ils n’osent plus, seules les populations l’osent. Ils n’osent plus par peur, parce que l’Europe a perdu la confiance en elle-même vis-à-vis du monde extérieur. »


COLLABO !

Michel Rocard, ancien Premier ministre de François Mitterrand et député européen qui, dans le même ouvrage de dialogue avec Frits Bolkestein [voir ci-dessus], confirme son mondialisme obsessionnel en déclatant ne vouloir fixer aucune limite à l’élargissement de l’Europe : « Cette vision que j’ai de l’Europe qui est donc un objet constitutionnel non identifié, sans définition territoriale, groupe de pays sans volonté, mais régi par la règle, il n’y a intellectuellement aucune vocation à lui fixer des bornes. Ce que nous répandons, c’est de la paix et de la stabilité… […] Je suis hostile à l’idée de réserver cette paix et cette prospérité à nos pays. J’ai toujours une émotion quand je me souviens du grand discours de Shimon Peres, il y a trois ans, au moment où il était marqué du plus noir pessimisme sur la paix entre Israël et la Palestine. Il disait en substance : “Je ne verrai pas la paix de mon vivant, les haines entre nos deux peuples sont trop lourdes, je n’imagine la paix maintenant que quand nous rentrerons ensemble dans l’Union européenne, Israël et la Palestine.” Eh bien, moi, je n’ai pas le coeur à dire non à cette perspective. Viendra un jour où on débaptisera l’Union européenne, parce que, comme Français, je suis obligé de vous dire que quand l’Algérie sera là, nous serons plus tranquilles. »

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