DOSSIER
LE DOSSIER DU MOIS - VOIX DES FRANÇAIS

ISLAM, OCCIDENT : LE FOSSÉ
SE CREUSE INEXORABLEMENT

Selon une vaste enquête menée par un institut américain, les populations occidentales et musulmanes portent les unes sur les autres un regard de plus en plus défiant, méprisant, voire haineux. Mais qui en tirera les conclusions politiques qui s’imposent, notamment en terme de politique migratoire ?

Rudyard Kipling a déclaré un jour : « L’Orient est l’Orient, l’Occident est l’Occident et ils ne se rencontreront jamais ». Les résultats d’une vaste enquête internationale réalisée par le Pew Global Attitudes Project (1), un organisme non-gouvernemental dirigé par Madeleine Allbright, l’ancienne Secrétaire d’État de Bill Clinton, semblent donner raison au poète anglais. Réalisée en avril et mai 2006 auprès d’un échantillon de 14.000 personnes résidant dans treize pays – Royaume-Uni, Égypte, France, Allemagne, Inde, Indonésie, Jordanie, Nigeria, Pakistan, Russie, Espagne, Turquie et États-Unis - cette enquête offre une photographie saisissante des jugements que les populations occidentales et musulmanes portent l’une sur l’autre.
En effet, dans aucun de ces pays, il ne s’est trouvé une majorité de personnes pour estimer que les relations entre les deux « civilisations » étaient bonnes. Hormis ce point d’accord, les griefs sont symétriques et les positions irréconciliables. Les Occidentaux jugent les musulmans « fanatiques, violents et dépourvus de tolérance ». En retour, les musulmans estiment que les Occidentaux sont « égoïstes, immoraux et avides », autant que « violents et fanatiques ». Le sondage met également en évidence quelques opinions pour le moins édifiantes concernant l’état de l’opinion en Turquie. Ainsi, il apparaît que quelque 59 % des Turcs estiment que les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas été commis par des Arabes. Plus significativement encore, ils ne sont que 16 % à avoir une bonne opinion des chrétiens, contre 31% en 2004… Et il est difficile d’y voir une manifestation d’intransigeance laïque, car les mêmes ont, à 88%, une bonne opinion des musulmans !

Les données concernant les opinions professées par les minorités musulmanes résidant en Europe ne sont pas moins intéressantes. Les enquêteurs peuvent, certes, se féliciter que les musulmans résidant en Europe trouvent davantage de qualités aux Occidentaux que leurs coreligionnaires restés en terre d’islam. Reste que leur esprit de tolérance doit être sérieusement relativisé. Ainsi, parmi les musulmans résidant en France, de vastes proportions considèrent que les Occidentaux sont égoïstes (51 %), arrogants (45 %), violents (29 %), avides (31 %), immoraux (30 %) et fanatiques (26 %). Plus inquiétant : 46 % d’entre eux estiment que les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas été commis par des Arabes, tandis que 35% trouvent justifiable le recours à la violence contre les civils pour défendre l’islam…
Voici donc les données. À chacun maintenant d’en tirer les conclusions politiques qui s’imposent, notamment quant à l’opportunité de poursuivre la politique d’immigration qui fait résider sur le sol français des populations où se développe la haine à l’égard de notre civilisation.

Xavier Van Lierde
(1) Les enquêtes de cet institut sont consultables sur Internet à l’adresse suivante : www.pewglobal.org


Ils réclament à grands cris le retour de la censure…

SOS-Racisme et MRAP confirment la nature totalitaire du prétendu “antiracisme”

Al’occasion de récentes actions visant à obtenir le retour à la censure, le MRAP et SOS-Racisme démontrent, une nouvelle fois, le caractère nécessairement totalitaire du prétendu “antiracisme”.

SOS-Racisme veut censurer des statistiques policières
Voici quelques mois, les renseignements généraux ont rédigé, à propos des émeutes qui avaient embrasé la France à l’automne 2005, un rapport qui révélait que l’origine ethnique des quelque 436 meneurs interpellés dans 24 quartiers sensibles n’était pas sans rappeler celle de notre belle équipe de football ! En effet, si « 87% ont la nationalité française, 67% sont d’origine maghrébine, et 17% d’origine africaine, les Français d’origine non immigrée ne représentant que 9% des meneurs ». Bien sûr, ce rapport a suscité le désarroi des commentateurs et des politiciens qui nous expliquaient alors qu’on ne pouvait parler, à propos de ces événements, “d’émeutes à caractère ethnique”.
Ce rapport a également provoqué la colère de SOS-Racisme qui accuse la Police nationale d’avoir constitué un “fichier ethnique”, voire un “fichier raciste”. L’association subventionnée a porté plainte contre X, en soulignant avec gourmandise qu’un tel délit est passible d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende…
Autrement dit, SOS-Racisme demande aux tribunaux de la République de rétablir la censure pour empêcher que les Français soient informés du lien existant entre immigration incontrôlée et explosion de la délinquance…
Cette attitude est parfaitement totalitaire. Elle est aussi incohérente, car, en portant plainte contre ce fichier, SOS-Racisme se prend les pieds dans le tapis antiraciste. En effet, comment estimer que les émeutes de 2005 nécessitent la mise en oeuvre d’une vigoureuse politique de « discrimination positive » en faveur des jeunes d’origine immigrée, tout en niant la contribution majoritaire de ces derniers aux émeutes? Et comment plaider pour une meilleure représentation des populations d’origine immigrée, par exemple dans les médias, dans la fonction publique et parmi les élus, s’il est interdit d’en tenir le moindre recensement ? SOS-Racisme va-t-elle ainsi porter plainte contre elle-même pour avoir relevé à plusieurs reprises la faible proportion de candidats d’origine maghrébine et africaine présentés par les partis politiques français ?
Il faut reconnaître que, sur le sujet, Nicolas Sarkozy est beaucoup plus cohérent, lorsqu’il déclare, sur RMC, que « le fait que l’on ne puisse pas, en France, connaître la diversité de la population, parce que l’origine ethnique des délinquants est interdite, participe à la panne de notre système d’intégration ». C’est clair : le ministre de l’Intérieur est favorable à la mention de données ethniques… mais seulement pour mieux imposer la « discrimination positive » qui lui est si chère ! Les modalités diffèrent, mais l’objectif est partagé : permettre l’avènement d’une “société multiculturelle”.

Le MRAP veut censurer le “Petit Robert”
Grand rival de SOS-Racisme, le MRAP a également du mal à abandonner ses vieux réflexes staliniens. Lors de la rentrée scolaire 2006, le MRAP a en effet exigé que le dictionnaire Petit Robert soit purement et simplement retiré du commerce pour que les Français ne puissent pas l’acheter et le lire ! Le motif d’un tel appel à la censure tient à la définition par le dictionnaire des mots “colonisation” et “coloniser”. Renseignement pris, pour le Petit Robert, la colonisation est "la mise en valeur, exploitation de pays devenus colonies". De même, au terme “coloniser”, le Petit Robert écrit : "coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses". Pour le secrétaire général du MRAP, Mouloud Aounit, ces définitions constituent une “provocation”, voire une “nouvelle tentative de réhabilitation et de glorification du colonialisme" ! Comme tous les tyrans, le MRAP est décidément bien susceptible. Quant aux Français, on souhaiterait qu’ils le soient un peu plus et qu’ils se décident à renverser ceux qui brident leurs libertés élémentaires. Et pourquoi pas lors de l’élection présidentielle ?

XVL

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