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Auteur d’un récent ouvrage
dénonçant l’islamisation de la France (Les
Mosquées de Roissy, Éditions Albin Michel), le
président du Mouvement pour la France (MPF) juge
sévèrement l’action de M. Sarkozy place
Beauvau, et tout spécialement son récent projet de
loi sur l’immigration.
- Depuis plusieurs mois, vous montez
régulièrement au créneau sur la question de
l’immigration massive qui frappe notre pays. Quel jugement
portez-vous sur le récent projet de loi
présenté par M. Sarkozy en la matière, et
plus précisément, sur le concept d’«
immigration choisie» ?
- L’immigration est le défi majeur qui se pose
à la société française
d’aujourd’hui. C’est peu à peu le visage
même de la France qui s’en trouve changé. Ce
qui me frappe plus que tout, c’est que chaque jour, de
renoncements en repentances, d’idéalisme
imbécile en apaisement inconscient, c’est un petit
bout de terrain qui est perdu par la République et
gagné par les tenants de la société
multiculturelle, par nature multiconflictuelle. Or le tonitruant
ministre Sarkozy poursuit en fait méthodiquement le
travail de sape entamé par Mitterrand et Chirac…
Vous avez dit rupture ? Audelà du choix de quelques
formules médiatisées et sans lendemain, il
n’y en aura pas, bien au contraire. Le projet de loi
Sarkozy en apporte la preuve éclatante. Car au-delà
des quelques amendements de la législation existante
destinés à rassurer les gogos, il y a la
réalité : celle d’un texte qui cherche
à faire venir en France de nouvelles vagues
d’immigrants, plus qualifiées. Après avoir
mis au chômage des centaines de milliers d’ouvriers
et d’employés, les nouvelles vagues
d’immigration viseront donc à concurrencer les
classes moyennes, les professions libérales, les cadres
!
- Dans un récent entretien au magazine Monde & Vie,
vous affirmiez que le défi posé par
l’immigration n’était pas seulement de nature
économique ou sociale, mais aussi de nature
civilisationnelle. Pouvez-vous nous développer cette
idée ?
- Autrefois, la France assimilait des étrangers
désireux de devenir Français. Aujourd’hui,
l’État cherche à intégrer des
communautés étrangères soucieuses de
profiter de nos avantages sociaux. L’assimilation nationale
et républicaine, c’est quand un étranger qui
vient d’ailleurs vit comme chez nous.
L’intégration, c’est quand un étranger
qui s’installe chez nous vit comme chez lui.
L’intégration conduit à la
désintégration de la Nation ! Du droit à la
ressemblance, on est passé au droit à la
différence et à sa conséquence, le droit
à la dissidence. Or, les communautés qui
s’installent aujourd’hui chez nous ne partagent
quasiment aucune de nos valeurs et, bien souvent, exècrent
notre histoire. Nous sommes donc face à un défi
civilisationnel. Sur notre sol, nous créons
artificiellement ce choc des civilisations souvent
évoqué. Au coeur de cet antagonisme, se situe
incontestablement la question religieuse, car l’islam des
immigrants n’est pas une religion comme les autres : elle
porte en elle une vision du monde radicalement antagoniste avec
la nôtre, une vision de la femme aux antipodes de notre
perception d’égalité et de dignité, un
mépris du cadre national, républicain, laïc et
des libertés individuelles. Cela fait beaucoup et cela
suffit à faire comprendre que de petites mesures
politico-administratives de circonstance sont parfaitement
aberrantes, face à l’ampleur de l’enjeu. Car
il s’agit bien de la survie de la France et de notre
civilisation !
- Sur cet esprit des choses, que pensezvous de l’action
de Nicolas Sarkozy en tant que ministre des Cultes ?
Approuvez-vous la création du Conseil français du
culte musulman (CFCM) ?
- Je suis persuadé que, dans une logique de simple
ambition personnelle, il se prépare à gérer
cette « France d’après » qu’il
évoque, la France d’après les Français
en quelque sorte ! La logique Sarkozy est une logique purement
comptable : tant de musulmans présents sur notre sol =
tant de mosquées = tant de quotas. Dans cet esprit, la
création artificielle du CFCM est irresponsable, et
scandaleuse la mise en place d’une procédure
détournée d’aide de l’État au
financement des mosquées par la Caisse des
dépôts. Ouvrons les yeux, comprenons l’esprit
et la lettre du Coran et de la Sunna : l’Oumma
supérieure à toute nation, les interdits, la
charia, la mort pour l’apostat, le djihad sont
inséparables de l’islam. Il ne peut donc y avoir un
islam de France, car l’islam est incompatible avec la
République, notre culture, nos valeurs fondamentales.
Chaque jour un peu plus, ce n’est d’ailleurs pas
l’islam qui s’adapte à la France, c’est
la France qui s’adapte à l’islam, n’en
déplaise aux naïfs.
- De surcroît, il apparaît que cette dérive
communautariste ne peut que toucher progressivement tous les
aspects de la vie sociale et notamment la vie économique,
à travers le concept, également cher à M.
Sarkozy, de « discrimination positive ».
- Oui, et elle s’inscrit dans le prolongement de la
politique de la ville, conduite en pure perte depuis plus de dix
ans. Par ces mesures, on cherche à acheter la paix
sociale, à négocier les conditions d’un ordre
précaire : on veut gagner du temps. Mais le temps joue
contre nous. Parce que la natalité française est en
fait très faible et que nos politiques sont très
lâches, tandis que le peuple français est
soigneusement bâillonné par le politiquement correct
et un incroyable arsenal judiciaire…
- Puisque la politique menée par le gouvernement en
matière d’immigration ne vous agrée pas,
pouvez-vous nous présenter brièvement les mesures
phares que vous défendez ?
- Le principe essentiel consiste en une rupture claire avec la
politique menée jusqu’alors. Je préconise
l’immigration zéro, seule politique à
même d’être comprise par les pays
d’immigration. C’est d’ailleurs ce qu’a
réclamé récemment Abdoulaye Wade, le
Président du Sénégal. Non seulement il faut
stopper l’immigration, mais il faut encore inverser les
flux migratoires par l’expulsion des clandestins, la fin de
l’obtention automatique de la nationalité
française, la réforme stricte du droit du sol,
désormais anachronique, une politique complète de
francisation qui décourage les immigrants peu francophiles
et permette l’assimilation de ceux qui considèrent
qu’être Français est un honneur. Mais, une
politique ferme et de rupture en matière
d’immigration ne peut se concevoir
qu’accompagnée par une politique repensée de
co-développement et d’aide aux pays
d’immigration. Il s’agit de permettre aux immigrants
potentiels de rester vivre au pays et d’encourager ceux
installés en France à retourner faire
prospérer la terre de leurs aïeux. Depuis 15 ans,
c’est tout l’objet du partenariat que j’ai mis
en place entre la Vendée et le Bénin, pour fixer
les élites chez elles et les aider à se
développer.
Propos recueillis par Xavier Van Lierde
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