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INTIFADA ANTI-FRANÇAISE : LE FRUIT DE 30 ANS
DE LAXISME MIGRATOIRE ET SÉCURITAIRE

M. Sarkozy a raison de déclarer que les émeutes de ces derniers jours s’expliquent par 30 ans de laxisme. Mais, hélas, son action place Beauvau s’inscrit dans ce courant laxiste et même l’aggrave à bien des égards.

Incendies volontaires de bâtiments publics et privés, coups de feu tirés sur les forces de l’ordre, tabassage de sapeurs-pompiers, destruction d’entreprises, barrages routiers, jets de cocktails molotovs… Les banlieues françaises vivent depuis plus de dix jours au rythme d’exactions massives qui ne sont pas sans rappeler les accès de violence qui se produisent sous d’autres latitudes : Palestine, Côte d’Ivoire, etc.
Pour expliquer cette situation intolérable, et s’en exonérer, Nicolas Sarkozy devait déclarer sur Europe 1 : “Ça fait trente ans qu’on a laissé la situation s’aggraver dans les quartiers. Le traitement social de la délinquance a échoué. Trop de gouvernements avaient décidé de ne plus entrer dans les banlieues.”
Comme souvent, Nicolas Sarkozy parle d’or : qui peut nier en effet que ces scènes de guerre civile soient les fruits amers de 30 ans de laxisme sur les fronts sécuritaires et migratoires ? Mais, hélas, une fois encore les actes du ministre contredisent ses paroles. Car, à la tête du ministère de l’Intérieur, comme à celle de l’UMP, Nicolas Sarkozy a inscrit son action dans la continuité, voire l’aggravation, du laxisme de ses prédécesseurs. Au-delà des déclarations tonitruantes du genre “nettoyer les cités au Kärcher”, le bilan de Sarkozy place Beauvau est celui d’une mise en oeuvre systématique des revendications les plus emblématiques de l’extrême-gauche immigrationniste.

Suppression de la “double peine”
Lors de son premier passage à l’Intérieur, deux projets sarkoziens ont été menés à exécution. Le premier est la suppression de ce que les gauchistes appelaient la “double peine”, c’est-à-dire la possibilité offerte aux juges de renvoyer dans leurs pays les étrangers qui se sont rendus coupables de crimes et de délits, après qu’ils ont purgé leurs peines en France. “Grâce” à la suppression de la “double peine”, que même le gouvernement Jospin n’avait pas osé remettre en cause, les criminels et délinquants condamnés en France restent désormais nécessairement en France, où ils auront tout le loisir de devenir d’éventuels récidivistes. Pour un ministre qui prétend faire la promotion d’une immigration choisie et de qualité, la mesure ne manque pas de sel…

Institutionnalisation de “l’Islam de France”
Le second grand projet mené à bien par Nicolas Sarkozy, sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, est la création du Conseil français du culte musulman (CFCM). De la sorte, il entendait donner naissance à un “Islam de France”, c’est-àdire “modéré, républicain, démocratique et citoyen”. Peine perdue ! Ce projet est une dangereuse chimère et les premières élections désignant les membres de la nouvelle instance ont consacré la prééminence des radicaux de l’UOIF. Le CFCM créé par Nicolas Sarkozy est surtout une caisse de résonnance pour les revendications islamiques en France et un instrument de l’islamisation de notre pays. Mais le ministre de l’Intérieur n’en a cure. Poursuivant sur la même voie du démantèlement de la laïcité, il entend maintenant réformer la loi de 1905 afin de faire financer par l’État la construction des mosquées et la formation des imams…

Pour de nouveaux quotas d’immigrés
De même, Nicolas Sarkozy s’est, à plusieurs reprises, déclaré favorable à une relance de la politique d’immigration. Opposé à “l’immigration zéro”, il fait la promotion de ce qu’il appelle “l’immigration choisie”. Le discours n’est pas neuf : il s’agit de faire croire qu’en augmentant les quotas d’immigration légale, on réduira l’immigration illégale et les flux de “clandestins”. Il s’agit bien sûr d’un mirage : ces nouveaux quotas ne se substitueront pas à l’immigration subie actuelle, et notamment à l’immigration clandestine, mais elle s’y additionnera, en même temps qu’elle créera un nouvel appel d’air.

Promotion du droit de vote des étrangers
Et cette ligne laxiste prévaut toujours depuis que Nicolas Sarkozy a réintégré le ministère de l’Intérieur au sein du gouvernement de Dominique de Villepin.
Ainsi, la veille même du début des émeutes qui enflamment les banlieues, Nicolas Sarkozy s’est prononcé, dans un entretien au quotidien Le Monde, favorable “à titre personnel”, au droit de vote des étrangers… De la sorte, il viole les principes républicains les plus élémentaires et reprend à son compte un projet lancé voici vingt ans par François Mitterrand et qui n’était plus défendu depuis lors que par la nébuleuse des groupuscules extrémistes d’extrême-gauche.

Développement de la “discrimination positive”
Toujours en rupture avec la tradition républicaine, Nicolas Sarkozy s’est maintes fois prononcé pour une politique de “discrimination positive” en faveur des personnes issues de l’immigration. Ainsi, au lendemain de son caillassage par des “jeunes” estimant que sa visite à Argenteuil relevait de la provocation, il déclarait que si ceux-ci “n’avaient pas raison, ils n’avaient pas que des torts”. Et le ministre d’annoncer qu’à compter de 2006 les préfectures et les services déconcentrés de l’État seront invités à proposer des stages aux élèves des collèges de ZEP. Parmi les formations proposées : des cycles préparatoires à l’École nationale supérieure de la Police !

Un double langage qui ne trompe plus
Loin d’être le champion de l’ordre républicain qu’il prétend être, Nicolas Sarkozy représente donc un authentique danger pour la République, comme n’ont pas manqué de le relever certains de ses adversaires politiques. “Les agissements de M. Sarkozy, estime ainsi Bruno Mégret, dans un communiqué de presse, représentent maintenant une menace pour la République. En préconisant de donner le droit de vote aux immigrés, le ministre de l'Intérieur s'attaque directement au fondement de notre République selon lequel la souveraineté, c'est-à-dire le vote, appartient au peuple. Déjà, avec le grand "dîner du ramadan" auquel il avait convié toutes les associations musulmanes de son département et avec sa volonté d'instaurer la "discrimination positive" et de réformer la loi de 1905 pour permettre le financement public des mosquées, le président de l'UMP avait montré le mépris qu'il porte aux principes de notre nation.”

Une dérive qui sème le trouble à l’UMP
Mais les présidents du MNR, du FN et du MPF ne sont pas les seuls à dénoncer le travail de sape du ministre de l’Intérieur. La fronde gagne également les rangs de l’UMP, comme en témoigne le communiqué vengeur signé par Nicolas Dupont- Aignan, député UMP de l’Essonne : “Les déclarations de Nicolas Sarkozy au Monde, se disant favorable au droit de vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, sont attristantes et choquantes.Il est attristant de voir le Président de l’UMP donner dans la démagogie de gauche alors que l’ensemble de la majorité a toujours refusé de dissocier exercice de la citoyenneté et nationalité. En France, le droit de vote est exclusivement réservé aux nationaux, mais, en contrepartie, l’acquisition de la nationalité est ouverte. Remettre en cause ce lien fondamental, sous couvert d’une fausse générosité, c’est jeter par-dessus bord un héritage fondamental de la Révolution française et de la République. Cette proposition, hélas, converge logiquement avec le discours en faveur de la discrimination positive et du communautarisme.
Tout ceci ne peut que conduire à inquiéter davantage un sentiment national déjà en proie à l’anxiété dans le contexte de l’Europe de Bruxelles et de la mondialisation.”

La fin d’une illusion ?
Le double langage de Nicolas Sarkozy lui permettait jusqu’ici de séduire, dans un grand écart permanent, les lobbies médiatiques de gauche avides de laxisme, et de larges franges du peuple de droite aspirant à davantage d’ordre. Au sujet de sa position sur le droit de vote des immigrés, il a déclaré “J’ai deux jambes, une droite et une gauche”. Il semble qu’à force de se dandiner ainsi, il ait fini par se prendre les pieds dans le tapis.

C. Dessanti

Les politiques sur la ligne de… Téhéran !

Le plus consternant dans les événements de ces derniers jours, c’est la tonalité des solutions avancées par les politiques qui, en plaidant, élus de droite et de gauche confondus pour un nouveau plan d’action sociale en faveur des banlieues viennent, en fait, légitimer les exactions des émeutiers… Consternante inversion des valeurs qui voient les aggresseurs présentés comme des victimes d’une société prétendument égoïste et raciste. De la sorte la classe politique française épouse ni plus ni moins la lecture faite des événements par… Téhéran ! Le ministre iranien des Affaires étrangères a, en effet, déclaré : "Nous espérons que le gouvernement français respectera les droits de son peuple et répondra à ses demandes pacifiquement, et que nous n'assisterons pas à la violation des droits de l'Homme dans ce pays”. Et d’ajouter que l’Iran était "inquiet" de la situation en France et a ajouté que "le gouvernement français et la police devaient traiter leurs minorités avec respect"...

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