DOSSIER
LE DOSSIER DU MOIS - VOIX DES FRANÇAIS

Sarkozy : des mots,
toujours des mots
Après son débarquement à Perpignan, dont les habitants et édiles attendent encore les effets, voilà que Nicolas Sarkozy a lancé un raid sur La Courneuve, à l’occasion du meurtre du petit Sidi-Ahmed, prétendant vouloir « nettoyer au Kärcher » cette cité interdite.
Il promet en outre, comme dans Le Figaro du 30 juin, d’y « faire entrer en action », ainsi que dans « une cinquantaine de quartiers particulièrement sensibles », d‘« autres services que la police classique », sans préciser lesquels…
Mais si le cinéma du Ministre de l’Intérieur semble encore faire recette dans les médias, les Français, eux, ressentent, hélas, un pénible déjà vu, et même déjà entendu.
Le refrain n’a pas changé depuis son accession à la Place Beauvau en juin 2002, dans une période similaire de crise politique, lorsque le même Sarkozy affirmait engager une « action de nettoyage ».
Et si l’intéressé plaide en faveur de son bilan, prétendant avoir fait « baisser de plus de 12 % » la délinquance, nous savons que l’arbre de ce chiffre, contesté par ailleurs, ne cache pas la forêt de la réalité, toujours plus violente. Et ce n’est guère étonnant puisque, nous allons le voir, les promesses de notre Tartarin, lors de son précédent passage à l’Intérieur, n’ont absolument pas été tenues.
On se souvient des émeutes de Strasbourg en octobre 2002. Quelques jours après, le vibrionnant Nicolas déboulait dans la ville alsacienne pour « mener la guerre aux voyous », « là où ils se trouvent », annonçant à grand fracas le renfort de 30 policiers. Aujourd’hui, la réalité est bien plus triviale : les 31 fonctionnaires recrutés ensuite n’ont fait que remplacer une baisse des effectifs équivalente, et Strasbourg n’a pas plus de moyens qu’avant pour mener la guerre sarkozyque… Encore mieux, l’été 2003, en Avignon, cité particulièrement criminogène, celle notamment du massacre abominable d’un jeune Français par un immigré en situation irrégulière, Sarko jouait à nouveau du pipeau et claironnait qu’il enverrait 26 policiers supplémentaires pour sécuriser la ville des papes.
Si ceux-ci sont bel et bien venus, il n’ont en aucun cas constitué le moindre renforcement de la police, puisque, dans le même temps, on constatait que trente départs en retraite n’y étaient pas remplacés. Il en va ainsi dans toute la France, où le nombre des policiers a tendance à baisser – et l’on peut citer La Courneuve qui voit une diminution de 30 % depuis 3 ans – sauf à Paris Intra Muros, dont on ne s’étonne pas, alors, que ses habitants ne votent plus comme le reste du Pays… Une chose est sûre, les contribuables honnêtes continueront de financer les voyous des banlieues puisque, attaqué sur son attitude « répressive », Nicolas Sarkozy tient à rassurer les lecteurs du Figaro eux-mêmes, et assure qu’il fera donner « des moyens pour les associations, des formations pour les jeunes », dans le cadre d’une « grande loi de prévention ».
Cette manière a un nom, celui de la « politique de la ville », invention socialiste de plus de 20 ans qui coûte annuellement des dizaines de milliards à l’Etat et aux collectivités, en pure perte. Ainsi donc le premier flic de France est resté le même ; il vitupère, mouline, tartarine, mais se garde bien de changer quoi que ce soit, en profondeur, à l’impéritie actuelle de l’Etat en matière de sécurité.
D’ailleurs, sur le dossier sensible de l’immigration, dont on ne nie plus aujourd’hui qu’elle puisse avoir un rapport avec l’évolution de la délinquance et la criminalité, c’est la même farine.
Dès 2002, l’homme qui prétendait devenir la terreur des clandestins, et procédait à quelques expulsions médiatiques, imposait à la majorité UMP d’abroger la fameuse « double peine » qui, en fait, permettait de renvoyer à ses pénates un délinquant étranger condamné en France.
Grâce à Sarko, même les criminels sont devenus inexpulsables ! Et voici qu’il nous pousse à nouveau la chansonnette en parlant « d’immigration choisie », ce qui est une manière de dire qu’il a choisi l’immigration… En effet, Sarkozy a décidé, dès 2002, de remettre en cause le principe officiel de l’arrêt de l’immigration. Et il nous propose des quotas, c’est à dire de faire rentrer toujours plus d’immigrés ! Au lieu de fixer une limite, les quotas créeront un appel d’air qui agggravera la pression migratoire, en fournissant sans cesse de nouveaux contingents de clandestins. Du reste, aujourd’hui, 5 % seulement des arrivants réguliers sont munis d’un contrat de travail, vrai ou faux, et 90 % bénéficient du regroupement familial. Or « il ne s’agit pas de revenir sur le principe » du regroupement familial indique le Ministre, qui veut se contenter d’en « préciser les modalités »… Autant dire ne rien faire, puisque la dynamique de cette loi porte en soi, de façon mathématique, automatique, l’augmentation exponentielle de l’immigration légale non « choisie ». Du reste, chaud partisan de la “discrimination positive” pourtant, il ne tarit pas d’éloge sur la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations, nouveau machin chiraquien animé par les grandes consciences anti-racistes qui se chargeront, grâce à ce nouveau tremplin et au soutien présidentiel, de réduire à néant ses velléités d’intervention en ce domaine, aussi timides soient-elles. « Des mots, toujours des mots ». Et toujours les mêmes maux sans remèdes.

Olivier Germain

Sarko "A nouveau dans ses habits de premier flic de France Nicolas Sarkozy est resté le même : il vitupère, mouline, tartarine, mais se garde bien de changer quoi que ce soit, en profondeur, à l’impéritie actuelle de l’Etat en matière de sécurité.”


JOURS ORDINAIRES EN FRANCE PLURIELLE…

L'ancien imam de Vénissieux (Rhône), Abdelkader Bouziane, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Lyon. Poursuivi pour avoir justifié la violence contre les femmes au nom du Coran, le tribunal a estimé qu'il n'appartenait pas «à une juridiction de faire une intrusion dans un domaine qui appartient à la conscience religieuse, au for intérieur d'une personne». Il est vrai que le Coran permet expressément aux hommes d’infliger des châtiments corporels aux femmes insoumises et, tout spécialement, de soumettre les femmes infidèles à la lapidation. En revanche, il est n’est pas moins vrai que la loi française interdit ces comportements violents. Entre les deux normes, entre la loi coranique d’un part, et la loi républicaine d’autre part, les juges de Lyon ont donc choisi de donner la primauté au droit coranique. Pauvre loi française, on savait déjà qu’elle devait plier devant les normes européennes, et voilà maintenant qu’elle doit aussi se soumettre devant la charia…
imam

Abdelkader Bouziane, imam de Vénissieux (à gauche), aura le droit de continuer à vanter les châtiments corporels infligés aux épouses insoumises en s’appuyant sur le Coran.


Tous les juges ne sont, cependant, pas aussi laxistes ! Alors que le tribunal de Lyon relaxait l’imam Bouziane (voir ci-dessus), un autre tribunal français décidait, lui, de faire preuve de beaucoup plus de sévérité à l’égard d’un journaliste ayant rappelé que le Coran enjoignait aux musulmans de brutaliser les « infidèles ». Il faisait ainsi référence à quelques sourates célèbres. Sourate 9.5 : "Tuez les idolâtres où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade". Sourate 9.29 : "Combattez ceux qui, parmi les gens du Livre, ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu'à ce qu'ils paient directement le tribut sans exception et qu'ils soient humiliés". Sourate 47.4 : "Si vous rencontrez des infidèles, combattez-les jusqu'à ce que vous en ayez fait un grand carnage ; chargez de chaînes les captifs". Cette fois, les juges ont estimé que cela allait trop loin. Ils ont condamné le journaliste à quelque 20.000 euros d’amende. Il est vrai que le journaliste en question n’est pas musulman et qu’il ne citait le Coran que pour en critiquer l’intolérance et dénoncer les dangers de l’islamisation de la France. [Ceux qui souhaitent le soutenir peuvent écrire à : Serge de Beketch, Le Libre Journal, 4 place Franz Liszt, 75010 Paris]

Oriana Fallaci auteur de La rage et l'orgueil et de La Force de la raison, ouvrages dans lesquels elle confiait son écoeurement devant le spectacle des élites européennes consentant à l’islamisation de notre continent, est traînée devant les tribunaux italiens pour « diffamation de l’islam ». Elle est poursuivie par un certain Adel Smith, président de l'Union Musulmane d'Italie, qui, de son côté, n'a jamais été traîné devant les tribunaux, malgré ses attaques incessantes contre le christianisme, ce héraut de l’islam péninsulaire ayant été jusqu’à qualifier le crucifix de "cadavre en miniature", alors qu’il faisait campagne pour exiger que les représentations du Christ en croix soient ôtées des écoles italiennes. Adel Smith n’en est pas à son coup d’essai. Il avait précédemment demandé qu’une fresque située dans la cathédrale San Petronio de Bologne (XIVe siècle) et signée Jean de Modène soit détruite au motif que cet oeuvre consacrée au « Jugement dernier » représentait le Prophète Mahommet en enfer…

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