ACTUALITÉ DU MOIS
VOIX DES FRANÇAIS

L'actualité du mois :

PLAN VILLEPIN CONTRE L’IMMIGRATION :
Petites gesticulations avant Matignon ?

À quelques jours du référendum sur le traité européen, dont le rejet entraînerait selon toute vraisemblance son accession au poste de Premier ministre, Dominique de Villepin a ajouté une ultime touche à son image de « premier-ministrable » : un plan contre l’immigration clandestine, qui, comme ceux rédigés par ses prédécesseurs n’est que poudre aux yeux.

À défaut de bien servir son pays, Dominique de Villepin soigne son plan de carrière et agite la muleta démagogique, alors que Raffarin n’en finit pas d’agoniser dans l’arène.
Plus fort que Sarko, il déclare vouloir s’en prendre à l’immigration clandestine et ses « dérives mafieuses qui alimentent les réseaux du crime ».
Eurêka ! Et l’on se demande au passage pourquoi, jusques à présent, des journalistes, des écrivains et des hommes politiques ont été condamnés à de lourdes peines et amendes pour avoir dit la même chose.
Mais il y a fort à parier qu’il sera épargné au Ministre de l’Intérieur d’être traîné devant la XVIIE, quoi qu’en aient les pleureuses antiracistes qui ne l’accusent rien moins que « d’attenter à la dignité humaine » !
Bref, la comédie habituelle, comme l’a dénoncé Camille Galic dans un excellent édito intitulé avec esprit « les fourberies de Villepin ».
Car, bien évidemment, Dominique de Villepin est ambitieux, mais pas téméraire, ni même courageux.
Son « plan d’action » n’est que poudre aux yeux, destinée à faire accroire aux Français, à quelques jours, qui plus est, du vote décisif concernant l’adoption du projet de Constitution européenne, que les marquis de la cour, et principalement lui, se penchent enfin sur le drame del’immigration, dont les citoyens français souffrent depuis si longtemps dans l’indifférence. Mais, dès l’appréciation des éléments chiffrés du problème, Villepin triche. Alors, comment peut-il prétendre vouloir le régler, s’il s’appuie sur des données fausses ?
Le premier policier de France semble bien mal informé, lorsqu’il prétend estimer le nombre des immigrés clandestins : « 200.000 à 400.000 personnes au total ».
Non qu’il soit facilement identifiable, mais nous pouvions espérer de ses onéreux services qu’ils circonscrivent un peu plus précisément la masse des irréguliers, dont ledit ministre n’a pas peur de dire qu’il ne saurait le connaître qu’à plus ou moins… 100 % !
Par ailleurs, ces statistiques sont bien sûr pipées et, si l’on en croit les études menées par recoupement avec les différents fichiers sociaux – où nos « clandestins », bien souvent allocataires, sont tranquillement référencés –, c’est au moins un million d’immigrés en situation irrégulière qui squattent notre pays. Et comment croire que ceux qui sont en règle ne seraient que 3,4 millions, alors qu’au rythme annuel des entrées légales, en réalité presque le double des quelque 217.000 avouées par Villepin, qui s’ajoute aux marées des 30 dernières années, ce chiffre paraît dérisoire ?
Mais qu’on se rassure, quoiqu’apparemment muni d’une épée de bois, il endosse le costume du Matamore pour bouter le « clandestin » hors de France…
D’abord et avant tout, comme c’est l’inaltérable coutume, il est urgent de créer des comités Théodule à tous les niveaux. Les « Pôles départementaux pour l’immigration » seconderont localement le « Comité des directeurs pour l’immigration », (savourons au passage le lapsus révélateur du « pour »…) qui travaillera en étroite coopération avec le « Comité interministériel de contrôle de l’immigration » qui banquettera « trois ou quatre fois par an ». Sans oublier « l’Office central de lutte contre le travail illégal ».
De quoi faire frémir de peur, on s’en doute, les fraudeurs qui pourraient avoir l’audace de passer outre les délibérations technocratico-gastronomiques. Plus concrètement, notre Scapin sort de sa manche la mise en place d’une « police de l’immigration », dont il « augmentera » les effectifs de « 600 fonctionnaires d’ici 2007 » ; ce qui ne serait pas un luxe, puisque cette police n’existant pas, l’« augmentation » en question s’effectuera logiquement à partir de zéro. Alors, si l’on compare l’effectif de ce petit bataillon aux réalités chiffrées évoquées supra, on réalise la vanité de telle mesure, dont les effets risquent d’être comparables à une goutte dans l’océan. Bitru apprend au passage que la France n’avait pas à ce jour de politique des visas de court séjour, puisque, l’Esprit ne laissant d’inspirer notre Lamartine postmoderne, celui-ci vient de décider d’en élaborer une « définition » ! Ce qu’on a donc pu être distrait jusqu’ici…
En attendant qu’une usine à gaz supplémentaire se charge de la tâche, les services du Quai d’Orsay, où il régna naguère, continueront vraisemblablement la distribution insensée de permis de séjour, particulièrement depuis les pays du Maghreb, et singulièrement l’Algérie. Quant au « renforcement du contrôle des mariages contractés à l’étranger », on voit mal comment un pays qui tolère la polygamie allogène au point de la financer par ses propres services sociaux pourrait décemment l’assurer…
Mais, à ces gesticulations sans portée, à la fourberie par omission, le paladin de Chirac ajoute la tromperie pure et simple en prétendant maintenir à la France ses « capacités juridiques et pratiques à exercer des contrôles aux frontières ». Prérogatives que le traité d’Amsterdam nous a retirée.
Même chose pour la « maîtrise des demandeurs d’asile ».
Ici, comme ailleurs, Bruxelles décide, c’est pourquoi même l’embryon de police de (« pour » ?) l’immigration risque de passer à la trappe.
Et pour ceux qui, optimistes, croiraient encore aux bonnes intentions villepines, qu’ils considèrent que, précisément au même moment, la terreur des clandestins régularisait une douzaine d’entre eux, qui, non contents d’être des délinquants indésirables, avaient occupé illégalement la Bourse du Travail pour une prétendue grève de la faim qui leur a valu absolution et rédemption.
C’est dire le degré de duplicité qui anime le « plan » de Villepin, lequel donne en même temps l’exemple du laxisme infini, de celui qui cède au plus misérable chantage. À quoi bon aussi nous faire la promesse – qui n’engagera que ceux qui y croient, comme dit la formule – de ne pas procéder à des régularisations massives, quand celles-ci ont déjà été effectuées plusieurs fois, et qu’il se trouve des pays de l’espace Schengen, comme l’Espagne, pour en faire profiter à 700.000 irréguliers, qui, n’en doutons pas, y « resteront » car « ils y travaillent », puisque Zapatero, le « Cid à l’envers », nous l’affirme.
En attendant, hélas, les Ottomans promis par Chirac…
Alors, finalement, la question n’est pas de préjuger des résultats d’une politique de Gribouille telle que notre superstructure en orbite continue d’accoucher, car ils seront inéluctablement nuls, mais de savoir jusqu’à quel degré de colonisation, « qui alimente les réseaux du crime », et de déstabilisations intrinsèques, il faudra arriver afin que nos « princes des villes » finissent par entendre les cris du peuple.

O. Germain

La part de Voix des Français dans la victoire du
« NON »

Notre Association a largement participé à la victoire du « NON » par ses actions sur le terrain : distribution de plus de 150.000 tracts sur toute la France dans les derniers mois ; intervention dans des émissions de Radio- Courtoisie, organisation et participation à de nombreux colloques et réunions publiques.

Réunion publique sous l’égide de Monde et Vie
Dans ce dernier domaine, nous avons organisé, en partenariat avec d'autres associations, sous l'égide du magazine « catholique et national » Monde et Vie une réunion publique le 26 mai à Paris dans la salle Chaillot-Galliera. Ce soir-là, Patrick Joly, trésorier et membre du bureau de Voix des Français, a souligné, en votre nom, la duplicité des tenants de cette Constitution néfaste. Il a commencé par dénoncer les multiples mensonges que ces derniers ont répandus tout au long de cette campagne. Rappelons, pour mémoire : « La paix, c'est grâce à l'Europe ; la France isolée ; qui n'avance pas recule ; la promesse de la fin du chômage ; la suppression des frontières permettant de mieux contrôler l'immigration », on en passe et des meilleurs !

Des arguments forts pour le « non »
Il a ensuite évoqué les dangers majeurs du projet de Constitution en soulignant :
- l'absence du rappel des origines chrétiennes de l'Europe, voulue par Jacques Chirac, pour permettre à la Turquie d'y entrer sans réticence ; - L'abandon de toute notion de définition des limites géographiques de l'Europe (alors que le traité de Nice a arrêté le nombre de participants à 27), ouvrant ainsi toujours plus la porte à la Turquie.
À l’appui de ses propos, il a lu une déclaration de M Ewald, président de la Fondation pour l'innovation politique, créée par Jérôme Monod, pour servir de réservoir d’idée à l’UMP, et qui prône l'idée selon laquelle l'Europe ne doit pas être un concert de nations européennes, mais un simple concept sans limite permettant demain à tout pays d'y entrer, comme les pays du Maghreb !
Il a également insisté sur les dangers induits par la Charte des droits fondamentaux, en soulignant qu’en vertu de celle-ci, l'Union européenne devenait une sorte de melting pot sans identité, où, en violation du principe républicain d’assimilation, les diverses communautés étrangères allaient pouvoir revendiquer des droits spécifiques.
Dans le même ordre d’idée, le représentant de Voix des Français a mis en garde contre les dérives communautaristes et multiculturalistes (art. II-81), qui pourraient aboutir à l'éclatement de la nation entre de multiples communautés sans lien fondamental entre elles.
Il a enfin rappelé qu’avec le principe de liberté complète de circulation des personnes dans l'espace Schengen, les 700.000 «clandestins» régularisés par le gouvernement espagnol allaient ainsi pouvoir entrer librement en France pour profiter de nos généreux avantages sociaux !

Contre l’Europe mondialiste !
Enfin, pour conclure, il a averti que les promoteurs de l'Europe actuelle prônent un accroissement de l'immigration pour compenser le déficit de natalité en Europe, ce qui correspond bien à leur idéologie mondialiste, au lieu d'encourager la mise en oeuvre d’une politique nataliste, qui a pourtant porté ses fruits dans les pays qui l'ont pratiquée.

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