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Bien qu’il soit comique de son
état, M. Dieudonné M’Bala M’Bala ne
nous a jamais fait rire. Nous n’appréciions pas ses
traits d’esprit, lorsqu’ils traduisaient une
hostilité larvée à l’égard de
la France et des Français de souche. Ce “racisme
anti-français” ne nous paraissait pas de meilleur
aloi que celui qu’il prétendait dénoncer.
Cependant, dans son rôle d’antiraciste professionnel,
Dieudonné était la coqueluche des media. Patatras !
Voici qu’il ne se contente plus de s’en prendre aux
Français de souche - chrétiens, en
général, de conviction ou d’origine -, mais
qu’il se livre aussi à des commentaires de mauvais
goût sur la “shoah”. Rien ne va plus ! Il a
blasphémé : Harlem Désir et François
Hollande ne trouvent plus Dieudonné drôle du tout.
Et le garde des sceaux, M. Perben, envisage de le poursuivre pour
“contestation de crimes contre
l’humanité”…
Une réprobation morale
Les propos de Dieudonné sur la shoah
sont évidemment odieux. Ils sont une offense à la
souffrance des victimes de la persécution
hitlérienne, pour lesquelles on ne peut qu’avoir une
immense compassion. Mais il faut raison garder. La liberté
d’expression est un principe fondateur de la
République : elle ne se partage pas. La République,
qui n’est pas une théocratie, ne confond pas le
droit et la morale. Une opinion ne doit jamais être
regardée comme un délit, aussi détestable
soit-elle. Puisque Dieudonné a la liberté de
cracher son venin sur la France, il doit pouvoir dire ce
qu’il veut sur la Seconde guerre mondiale, sur les juifs et
sur la shoah. Ses propos appellent seulement une ferme
réprobation morale. Avouons-le : la polémique que
Dieudonné a suscitée nous a troublés. Quand
il proclamait sa détestation de la France, on l’en
félicitait. Mais quand il parle de la shoah, ce
n’est plus pareil : il a blasphémé…
Pourquoi cette différence ? Aussi terrible qu’ait
été la shoah, c’est un sujet qu’il faut
pourtant relativiser, car aucune fraction de
l’humanité n’a le monopole de la souffrance.
L’histoire a connu, hélas, de nombreux
génocides, notamment celui des Arméniens,
massacrés par les Turcs en 1915.
La rançon de la
liberté
Permettez-moi de m’exprimer ici,
exceptionnellement, à titre personnel, en tant que
chrétien, bien que je sois président d’une
association non confessionnelle. À mes yeux, il n’y
a qu’une seule manifestation de la souffrance absolue dans
l’histoire, c’est la Passion de Jésus-Christ.
Or, il est permis de blasphémer le christianisme, qui est
la religion du Golgotha, sans se soucier des sentiments des
fidèles qui se sentent ainsi outragés. Puisque la
référence à la shoah a pris, pour certains,
une dimension sacrée qui en fait une espèce de
religion, nous dirons que cette “religion de la
shoah” ne doit pas être mieux protégée
contre le blasphème que ne l’est le christianisme,
religion du Golgotha. Il faut donc laisser Dieudonné dire
ce qu’il veut : c’est la rançon de la
liberté, que l’on doit lui reconnaître dans
tous les cas.
Le blasphème de Dieudonné n’a qu’un
seul mérite : il nous démontre que les
“antiracistes” professionnels sont parfois de
fieffés racistes… Voilà pourquoi votre
association, Voix des Français, profondément
attachée aux valeurs universelles qui font la grandeur de
la République, ne se laissera jamais intimider par des
calomnies, dans son juste combat pour refonder la politique de
l’immigration sur des principes compatibles avec la
préservation de notre identité nationale.
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