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L’un (Sarkozy) voudrait des quotas
d’immigrés. L’autre (Villepin) parle
d’une "immigration choisie". Ne rentrons pas dans ce faux
débat : il faut renvoyer dos à dos l’ancien
et le nouveau ministre de l’Intérieur. Un homme
politique qui occupe ces éminentes responsabilités
a pour premier devoir de faire respecter l’ordre public et
de maintenir l’autorité de l’État, donc
de se donner les moyens d’empêcher effectivement
l’immigration illégale. Hélas, nous en sommes
loin ! Leur action, en ce domaine, a relevé, pour
l’un, de la gesticulation (Sarkozy, toujours) et, pour
l’autre, du cautère sur une jambe de bois
(Villepin).
Organiser le départ des
immigrés
Mais l’immigration illégale
n’est qu’une partie de la question. Puisque le
gouvernement a le devoir de veiller au bien commun des
Français et au salut de la France, il devrait refuser
l’installation définitive sur notre sol de
populations inassimilables. Les quotas ne sont donc pas une
mauvaise idée… à condition qu’ils
s’appliquent au départ des immigrés, pas
à leur arrivée ! Les quotas au départ
permettraient d’organiser le rapatriement des
immigrés dans des conditions humaines et pacifiques,
respectueuses de nos traditions humanistes et des libertés
fondamentales. Il suffirait, en somme, que la République
dise à un certain nombre d’étrangers
autorisés à vivre en France : “Cher Monsieur
(chère Madame), votre droit de séjour expire
à telle date, vous devez vous en aller, sous peine des
sanctions prévues par la loi.” Mais Marianne est
bonne fille ; elle ajouterait aussitôt : "Je vais vous
aider à vous réinstaller dans le pays
d’origine de votre famille." Le problème de
l’immigration est comme l’oeuf de Colomb, il trouve
une solution très simple, si l’on s’y prend
comme il faut. Il faut revenir à l’essentiel.
L’essentiel, c’est que la France reste la France,
qu’elle ne devienne pas une société
multiculturelle et qu’elle conserve son identité de
nation.
Les hommes ne sont pas
interchangeables
Il est dérisoire et même
scandaleux de nous raconter que nous avons besoin
d’immigrés, quand nous avons des millions de
chômeurs. On nous dit que les entreprises manquent de
certains emplois qualifiés. La solution, c’est
d’améliorer la formation des Français, pas de
faire appel à des immigrés. (Il ne faut pas
exclure, dans certains cas, qu’un étranger puisse
travailler dans une entreprise française, pourvu que ce
soit pour une durée limitée.) On nous dit :
“La France vieillit.” Certes, mais la solution,
c’est de développer la politique familiale pour
redresser la fécondité des Français, au lieu
d’organiser une substitution de population. Les hommes ne
sont pas interchangeables. Ils ont des racines, une
identité. C’est pourquoi, avec Voix des
Français, nous disons “non” à
l’immigration. Votre association fait sienne le mot du
poète exilé : "S’il n’en reste
qu’un, je serai celui-là !" Le chemin que l’on
nous propose conduit la France à l’abîme. Que
l’on ne compte pas sur nous pour suivre les politiciens
dans leurs égarements.
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