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La Turquie veut forcer la porte de
l’Europe. Elle dicte déjà sa loi aux chefs
d’Etat et de gouvernement des pays européens,
puisqu’ils viennent de décider, malgré
l’opposition de leurs peuples, d’ouvrir des
négociations d’adhésion, dont le
résultat est acquis d’avance, à leurs yeux.
Nous ne devons pas les laisser faire. Il faut dire
“non” à la Turquie. Et il faut aussi dire
“non”, d’un même mouvement du cœur
et de l’esprit, à la Constitution européenne,
parce que celle-ci a été taillée sur mesure
pour faire une place à la Turquie.
La promesse de Chirac est un leurre
Ne nous y trompons pas : le
référendum sur la Turquie que Jacques Chirac nous
promet pour la Saint-Glinglin est un leurre. Il est
évident que l’actuel président de la
République ne saurait engager ses successeurs.
D’ailleurs, il n’est pas si sûr qu’il se
sente lui-même engagé par ses propres paroles, lui
dont la phrase favorite, si l’on en croit Eric Zemmour, est
: “Les promesses n’engagent que ceux qui les
reçoivent”... Quoi qu’il en soit, en affirmant
la primauté des lois européennes sur les lois
françaises, y compris la Constitution nationale, cette
Constitution européenne supranationale abolirait notre
souveraineté et nous laisserait, par conséquent,
pieds et poings liés, quand il s’agirait de
décider officiellement de l’entrée de la
Turquie. Les autorités européennes pourraient ainsi
imposer à la France, comme aux autres nations, de se
contenter d’un vote du Parlement, en lui interdisant de
faire un référendum sur la question.
Tous unis pour le “non”
Voilà pourquoi nous nous battons,
à Voix des Français, pour qu’en disant
“non”, en 2005, au référendum sur la
Constitution européenne, les Français disent en
même temps “non” à la Turquie. Les
réunions publiques que nous avons organisées le 5
mars 2003, puis, tout récemment, le 15 décembre
2004, avec Nicolas Dupont-Aignant (U.M.P.) et Philippe de
Villiers (M.P.F.), contre l’entrée de la Turquie
dans l’Union européenne ne signifient nullement,
bien entendu, que nous ayons, si peu que ce soit, sacrifié
notre indépendance ! Ni que nous fassions preuve
d’ostracisme à l’égard du Front
national : je suis prêt à participer, demain,
à une réunion du même type avec Jean-Marie Le
Pen, si celui-ci en est d’accord. Tous les Français
de bonne volonté, qui ont au cœur l’amour de
la patrie et qui sont conscients de la menace turque, doivent
s’unir pour le salut de la France.
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