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On savait
déjà qu’en assimilant le refus de
l’immigration incontrôlée au racisme, nombre
de décisions de justice ont prononcé, de
façon tout à fait scandaleuse, la condamnation de
personnes refusant simplement la dilution de la nation
française. Mais l’affaire ici rapportée par
notre ami Pierre Lassieur révèle une dérive
plus grave et inquiétante…
Nombeuses sont les personnes
qui ont été condamnées par les tribunaux
pour “racisme”, à la suite d'un écrit
ou d'un propos public hostile à l'immigration. Il semble,
en effet, que la jurisprudence ait un certain mal à
distinguer le racisme, attitude morale persécutrice
à l'égard d'une personne ou d'un groupe de
personnes en fonction de leur race, de leur ethnie ou de leur
religion, de l'anti-immigrationnisme, attitude politique
soucieuse d'empêcher la dilution de la nation
française dans une myriade de populations exotiques,
africaines ou asiatiques. Or seul le racisme est visé par
la loi.
Les confusions de l’antiracisme
Ainsi Brigitte Bardot, par exemple,
a-telle été condamnée à plusieurs
reprises parce qu'elle réprouvait publiquement la
cruauté des sacrifices de moutons à l'occasion de
la fête musulmane de l'Aïd-el- Kébir. Il est
pourtant évident qu'on peut étre parfaitement
courtois à l'égard de musulmans pris
individuellement et néanmoins être très
opposé à l'islam. De même, sa
hiérarchie a condamné un professeur parce qu'il
avait médit de Mahomet. Celui qui pense, preuve à
l'appui, que Mahomet était un faux prophète, un
imposteur et un chef de guerre luxurieux, n'aurait donc pas le
droit de l'affirmer publiquement. On n’aurait pas le droit
de critiquer un personnage du 7e siècle. Si : les rois
francs, les choses étant organisées par principe au
détriment de la France et des Français.
Le dogme “républicain et
citoyen” s’invite au tribunal
De telles affaires ont toutefois un
certain rapport avec le racisme, même si la
culpabilité a été établie de facon
abusive. Rares, en revanche et heureusement, les procès
engagés pour un tout autre motif que le racisme, où
celui-ci finit néanmoins par intervenir, de façon
surprenante, et où le jugement est rendu en fonction du
dogme "républicain et citoyen” antiraciste. Un
exemple m'en a été fourni ces derniers temps par la
mésaventure d'un de mes amis d'enfance, universitaire de
grande conscience professionnelle et chrétien convaincu.
Il avait eu la malchance assez banale que son fils épouse
une personne aussitôt atteinte de ce qu'on pourrait appeler
en termes médicaux le "syndrome de la belle-fille",
c'est-à-dire une haine inexpiable, incurable pour ses
beaux-parents. Les manifestations de cette haine n'ont pas
à être décrites ici. Disons simplement
qu'après des années durant lesquelles tout avait
été tenté par mon ami et son épouse
dans le but de calmer la furie (cadeaux et amabilités de
diverses sortes), celle-ci leur avait subitement interdit, sans
aucune raison, de fréquenter leurs petits-enfants, avec
lesquels ils s'entendaient trés bien.
Cela avait évidemment provoqué des protestations,
auxquelles elle avait mis fin en déclarant : "-Vous ne les
reverrez que si vous faites un procès.”` Leur fils,
comme liquéfié, semblait s'être mis à
les haïr, lui aussi.
La mort dans l'âme, ils ont donc été
forcés d’engager ce procès. Ils
étaient toutefois soutenus par l’idée qu'ils
le gagneraient, n'ayant rien à se reprocher, et par la
certitude que les juges seraient forcés de penser à
l'intérêt des enfants, qui n'était certes pas
d'être privés de leurs grands-parents. Illusion,
naïveté, vaine confiance en la justice des hommes.
Ils ignoraient que le meilleur moyen de gagner un procès
est de mentir. Ils l’ont appris à leurs
dépens. En fait de faux témoignages, de calomnies
et d'injures, tout leur a été déversé
sur le dos, la pédophilie leur étant cependant
épargnée.
Une dérive digne des procès de
Moscou
La seule de ces calomnies qui nous
intéresse est l’accusation de racisme. Leurs
persécuteurs, d'opinions tout aussi à droite
qu'eux, ont eu le flair de se déguiser en gens de gauche.
Ils ont pu produire, outre de faux témoignages, des
lettres, d'ailleurs parfaitement correctes, même au regard
de la loi Pleven, qui constituèrent la preuve
matérielle des convictions anti-immigrationnistes des
grands-parents. En appel, le président et ses assesseurs
s'en délectèrent. Mon ami et son épouse
furent déboutés et l'on peut lire avec
stupéfaction, dans l'exposé des motifs, ceci,
qu'ils m'ont autorisé à reproduire : Les enfants
seraient "confrontés à un système de
valeurs radicalement 'différentes de celles que leurs
parents ont fait choix de leur transmettre et qui ne sont
manifestement pas partagées par les grands-parents ;
compte tenu de l'âge des enfants, facilement
influençables, les idées développées
notamment par leur grand-père, parce qu'elles sont
franchement contestées par les parents, peuvent
légitimement inquiéter les parents dans leur
tâche éducative et perturber les entants dans leurs
apprentissages".
Une dérive digne des procès de
Moscou
De nouvelles discriminations Voilà
qui fait penser aux procès de Moscou, toutes proportions
gardées. Craignons qu'a l’avenir, si on a affaire
à la justice, pour quelque question que ce soit, on ne
soit jugé, non en fonction des faits eux-mêmes, mais
en fonction de sa condition sociale, de la couleur de sa peau ou
de son appartenance ou de sa non-appartenance à telle ou
telle famille politique ou à telle religion. On voit
poindre - hélas ! - de nouvelles discriminations,
établies par ceux-mêmes qui se prétendent
contre toute discrimination.
Les Sauvageons, les jeunes et
l’insécurité, et L’immigration
de Jules César à nos jours, ouvrages
décapants signés par Pierre Lassieur, peuvent
être commandé à Voix des Français.
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