|
Votre association, Voix des
Français, milite depuis plusieurs années pour
l’organisation d’un grand référendum
sur l’immigration. Le valeureux peuple suisse vient de nous
démontrer, à nouveau, combien cette démarche
était opportune. Il a repoussé, en effet, les
projets de son gouvernement qui visaient à faciliter la
naturalisation des immigrés, en supprimant la condition
d’assimilation. Si son peuple n’avait pas dit
“non”, par référendum, la Suisse se
serait trouvée dans la lamentable situation de notre
malheureux pays, où le droit de la nationalité
fabrique par centaines de milliers des “Français de
papier” qui n’ont ni adopté nos mœurs ni
assimilé notre culture ni accepté notre
histoire.
Affirmons notre volonté
d’arrêter l’immigration.
Le référendum que nous
réclamons pour la France devrait notamment abroger ces
dispositions aberrantes, qui compromettent l’unité
de la République et l’identité de la nation.
Hélas, les pouvoirs publics ne veulent pas en entendre
parler, malgré les milliers de pétitions que nous
avons remises au président de la République ! Il ne
faut pas désespérer, cependant, car le
référendum sur la Constitution européenne
qui est prévu pour 2005 nous donnera l’occasion
d’affirmer notre volonté d’arrêter
l’immigration.
Le projet de Constitution européenne, qui tend à
graver dans le marbre les traités précédents
de Schengen, de Maëstricht, d’Amsterdam et de Nice,
entérine la disparition des frontières
intérieures à l’Union européenne et la
création d’un immense espace où les hommes
peuvent se déplacer sans contrôle : cette
liberté des mouvements migratoires ne présenterait
pas trop d’inconvénients si elle ne
s’appliquait qu’aux Européens d’origine,
mais elle est inacceptable pour les populations issues
d’Afrique ou d’Asie. De surcroît,
l’élargissement de l’Union européenne
à la Turquie, donc jusqu’aux frontières de
l’Iran et de l’Iraq, s’il devait se
réaliser par malheur, nous livrerait sans défense
à l’irruption de populations musulmanes venues
d’Orient.
Ne laissons pas l’Union
européenne décider à notre place.
Enfin, si nous voulons améliorer la
politique de l’immigration, il est indispensable
qu’elle demeure, ou plutôt qu’elle redevienne,
une prérogative exclusive de la nation. Le
référendum suisse nous rappelle que les
gouvernements doivent être soumis à la censure du
peuple et qu’il faut rapprocher le lieu où les
décisions sont prises de ceux qui en subissent les
conséquences. Il serait donc très dangereux de
laisser l’Union européenne décider à
notre place en matière d’immigration. D’ores
et déjà, le Conseil européen envisage la
création, dans les pays du tiers monde, de
véritables “portails de l’immigration”,
lieux de rassemblement pour les immigrés,
d’où ils pourraient déferler sur
l’Europe, tandis que la Commission européenne, pour
sa part, vient de bénir la candidature de la Turquie
musulmane.
En 2005, pour dire “non” à l’immigration
et “non” à la Turquie, il faudra dire
“non” à la Constitution européenne.
|