EDITORIAL
PAR HENRY DE LESQUEN
Président de l'association
VOIX DES FRANÇAIS-RENAISSANCE 95


Marie-Léonie : la fable et sa morale

EDITORIAL

par Henry de Lesquen
Président de Voix des Français-Renaissance 95

Marie-Léonie avait un visage d’ange. Les policiers ne pouvaient pas être insensibles à son récit pathétique, eux qui sont pourtant blasés. La jeune femme voyageait paisiblement dans le R.E.R., son enfant dans les bras, quand six sauvageons - des noirs et des Maghrébins - se sont précipités sur elle pour la voler et pour la battre. Après avoir jeté le bébé sur le sol, ils ont arraché les vêtements de sa mère et lui ont dessiné des croix gammées sur le ventre, parce qu’ils la prenaient pour une juive. Sa voix tremblante disait assez combien elle était demeurée bouleversée.
L’affaire eut un retentissement immédiat et considérable. Le ministre de l’Intérieur, puis le président de la République, déclarèrent solennellement leur indignation, et les media suivirent, avec l’ensemble de la classe politique.
Mais Marie-Léonie Leblanc (c’était son nom) était une mythomane. Elle avait tout inventé. Convaincue d’affabulation, elle a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis. Elle ne l’avait pas volé, car son mensonge était offensant pour tous ceux qui ont été réellement agressés, et qui sont relégués dans l’anonymat.

Une rupture d’égalité entre les citoyens

Il ne faut pas trop en vouloir à Marie-Léonie, cependant. Aussi coupable qu’elle ait été, elle a eu l’innocence de nous révéler, comme l’enfant du conte d’Andersen, que le “roi était nu”... ou plutôt que la République était bafouée, du fait d’une rupture d’égalité entre les Français. En effet, dans son délire, en empruntant effrontément le malheur des autres, elle a eu le génie d’y ajouter une pincée d’antisémitisme pour que l’on parle enfin d’elle. Faut-il que la victime d’une agression soit prise pour un juif, comme le prétendait Marie-Léonie, pour que son cas mérite l’attention ? Est-il acceptable que les autorités et les media fasse une telle différence entre les citoyens d’une même nation, en fonction de leur origine ? Les Français juifs restent fidèles, dans leur immense majorité, aux recommandations que leur faisait naguère Raymond Aron : ils refusent d’être mis à part de la communauté nationale, même pour recevoir un douteux privilège. Et nul Français de bonne volonté, quelle que soit sa religion, ne peut accepter l’indulgence - et le silence - dont bénéficient d’ordinaire les sauvageons, quand leurs actes odieux ne se compliquent pas d’antisémitisme.

La réalité de l’insécurité et de l’immigration

La comédie de Marie-Léonie ne doit pas faire oublier la réalité de l’insécurité et de l’immigration. Or, il est à craindre que l’occultation presque totale des conséquences néfastes de l’installation dans notre patrie de populations inassimilables soit appelée à perdurer, après le vacarme provoqué par le pseudo-drame du R.E.R.. Seule votre association, Voix des Français, dit la vérité sur ce point, vox clamantis in deserto, la voix clamant dans le désert... Cette voix a besoin de vous pour se faire entendre, en attendant le jour, qui viendra tôt ou tard, où la vérité finira par s’imposer.



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