LE DOSSIER DU MOIS
VOIX DES FRANÇAIS

Un livre choc révèle l’ampleur du phénomène
L’ISLAMISATION DE LA FRANCE

En publiant “Les islamistes sont déjà là” (*), les journalistes Christophe Deloire et Christophe Dubois ont fait œuvre salutaire. Bien sûr, on pourra regretter que cet ouvrage arrive si tard. On pourra aussi s’étonner qu’il ait été écrit par des journalistes duPoint et du Parisien , deux organes de presse qui, durant de longues années, de trop longues années, se sont abstenus de dénoncer le danger de l’islamisation de la France, et qui se sont même ingéniés à diaboliser, ignorer et mépriser ceux qui, à l’image de Voix des Français , avaient vu le danger avant les autres. On pourra regretter aussi que le lien entre immigration massive et islamisation ne soit jamais clairement établi par les auteurs. Mais, nonobstant ces remarques préliminaires, on aurait tort de bouder cet ouvrage. Loin de toute analyse, il s’agit d’un catalogue inédit des nombreux témoignages et symptômes de l’alarmant processus d’islamisation qui est à l’œuvre dans notre pays.

Le livre de Christophe Deloire et Christophe Dubois* se lit comme une chronique des temps présents. Il ne s’agit nullement d’un essai ou d’une thèse, mais seulement d’une sorte de vaste recension des petits et grands faits qui, mis bout à bout, révèlent l’ampleur du processus d’islamisation à l’œuvre dans notre pays.

Offensive islamiste en milieu scolaire…

Leur ouvrage fourmille d’anecdotes. Puisque nous sommes en septembre, période de la rentrée scolaire, commençons par celles concernant le militantisme islamique à l’école. “Depuis quelques années, notent les auteurs, tout a changé. autrefois anodine, la période du ramadan est désormais propice aux dérapages.” Et de citer le témoignage de Roland Jouve, conseiller de Xavier Darcos, à l’époque ministre délégué à l’enseignement scolaire : “Lors du jeûne du ramadan, des garçons viennent parfois contrôler l’accès du self pour éviter que de supposés coreligionnaires viennent se restaurer.” Ce n’est pas tout. Des pressions s’exercent également sur les professeurs à propos du contenu de leurs cours. Cité par les auteurs, Hubert Tison, secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie révèle que “des tentatives d’ingérence soit d’organisations, soit de personnalités religieuses ou politiques, se font jour dans les contenus d’enseignement […].” Ainsi, les incidents se multiplient lorsque les professeurs abordent des périodes sensibles telles que les croisades, l’islam au VIIIe siècle, mais aussi lors des cours de sciences naturelles…

Les éducateurs sociaux voulaient insérer par l’islamisme

D’autres chapitres du livre apportent des révélations inédites sur l’activisme islamiste dans les banlieues où il arrive que les militants radicaux recrutent sous couvert de vouloir favoriser l’insertion des jeunes. Ainsi une association dont les statuts prétendent “contribuer à l’action des jeunes, la formation morale, physique, pratique et civique des enfants et adolescents”, mais dont le conseil d’administration révèle des objectifs moins louable. L’un, membre du Front islamique algérien “a été condamné à quatre ans de prison après la découverte d’armes et d’équipements de tir à son domicile.” Un autre est “un opposant islamique tunisien”, tandis que les deux fondateurs de l’association “citoyenne”, seront ultérieurement “mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du commandant Massoud, en septembre 2001.”

Place Beauvau, comme à la mosquée…

Les auteurs se font enfin un malin plaisir à révéler comment, au mépris de toute laïcité, les imams ont imposé leurs pratiques religieuses jusque dans les immeubles ministériels lors des négociations portant sur la création du Conseil français du culte musulman (CFCM). La scène se déroule le 8 novembre. Ce jourlà, la commission d’organisation du culte musulman se réunit, place Beauvau, au ministère de l’Intérieur, alors dirigé par le très laïc Jean-Pierre Chevènement. Pourtant, lorsque Mohamed Boukhima Moussaoui, représentant de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) qui préside la séance, ouvre la réunion par la récitation d’une prière, reprise en cœur par la plupart des présents, le conseiller du ministre ne réagira pas. Si bien que lors de la réunion suivante, les radicaux décident de pousser plus avant leur avantage, un membre delL’Union des organisations islamiques de France (UOIF) décidant de se mettre à genoux en direction de la Mecque et de prier, comme s’il était à la mosquée. Comme le précisent Christophe Deloire et Christophe Dubois, ce n’est qu’à l’issue de la réunion que le conseiller du ministre se décide à faire un rappel à l’ordre, en déclarant au représentant de l’UOIF : “Monsieur, votre prière, tout à l’heure, dans ce lieu même, était inconvenante.” Mais ce tardif rappel à l’ordre sera sans effet. “Ces dérives, notent les auteurs, ne cesseront jamais, ni lorsque Daniel Vaillant sera ministre, ni lorsque Nicolas Sarkozy lui succédera.”

Une fresque impressionniste et impressionnante

Au final, certains lecteurs pourraient juger que ces anecdotes et les mille autres révélées par ce livre, ne sont que des anecdotes ne prêtant pas à conséquence. Ils auraient tort. Car les quelque soixante-dix courts chapitres de l’ouvrage dressent une sorte de fresque impressionniste et impressionnante de l’incrustation de l’islam radical dans notre pays. Certes, pris isolément les uns des autres, les faits ici décrits sont parfois sans autre importance que symbolique. Mais leur accumulation révèle une tendance lourde. Et il faut les interpréter au regard d’une citation, extraite du rapport de la Commission Stasi de 2003, que l’on ne saurait accuser d’extrémisme, puisque son président, tout récemment encore plaidait pour que la République instaure un jour férié pour les musulmans. “Des groupes extrémistes, peuton lire dans ce rapport, sont à l’œuvre dans notre pays pour tester la résistance de la République.” Nul ne doute qu’ils l’ont jusqu’ici trouvée aussi tendre que le cou du mouton un jour d’Aïd…

Carol Bigot

* Les islamistes sont déjà là, enquête sur une guerre secrète, de Christophe Deloire et Christophe Dubois, 349 pages, Éd. Albin Michel, 2004, 19,50 euros.

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Pour la rentrée, la Mairie de Paris a lancé une grande campagne de communication sur un message direct, clair et courageux qui s’affiche désormais sur les panneaux d’affichages municipaux ainsi que sur des pleines pages de quotidien à tirage national. “La Mairie de Paris dit non au racisme, à l’antisémitisme et à toutes les discriminations.” Quant aux administrés de M. Delanoë, on ignore encore leurs sentiments sur cette campagne. Sont-ils soulagés d’apprendre que la municipalité tient bon et résiste à la vague de racisme et de xénophobie qui submerge la France ? Sont-ils fiers d’être dirigés par des hommes capables de s’engager aussi fermement pour des causes si difficiles à assumer, notamment médiatiquement ? Ou alors, en tant que contribuables se réjouissent-ils de voir leur argent si bien utilisé ?

Le ministère de l'intérieur s'est penché sur les profanations de cimetières et les dégradations de lieux de cultes, et publie un bilan des actes de ce type observés depuis le début de l'année 2004 sur l'ensemble du territoire national. Selon le quotidien Le Monde, ce recensement fait apparaître que "sur 45 profanations de cimetières, 30 étaient chrétiens, 8 juifs et 7 musulmans.” Une réalité pour le moins différente du traitement médiatique et politique de ce genre d’affaires. Car, que je sache, ni les médias ni les ténors du gouvernement, et encore moins le chef de l’État, n’ont encore parlé “de vague sans précédent de racisme antichrétien”

Toujours prompt à traquer partout les signes effrayants de la xénophobie et de l’indécrottable esprit cocardier Le Monde a enquêté" sur le nom des établissements scolaires en France. Les noms les plus donnés étant - surprise ! - : Jules Ferry, Jean Moulin et Jean Monnet, on aurait pu croire que les enquêteurs du Monde seraient satisfaits de ce trio de tête réunissant un apôtre laïc, un résistant d’obédience communiste et un fédéraliste européen. Eh bien non ! “Les femmes et les étrangers sont ultraminoritaires” déplore le quotidien. Aïe ! Aïe ! Il y a du Lycée Nelson Mandela dans l’air. À moins que, pour faire d’une pierre deux coups, on ne choisisse plutôt le nom de Winnie Mandela…

Invité à l'université d'été du MEDEF, le ministre de l'Économie, et futur président de l’UMP, a déclaré : "le fils de Nicolas et de Cécilia a moins besoin d'être aidé par l'État que le fils de Mohamed et Latifa", avant de se lancer dans une vibrante plaidoirie en faveur de ce qu’il appelle la “discrimination positive” et qui n’est autre que la préférence étrangère qui s’exercera non au détriment du fils de Nicolas et Cécilia mais à celui de M. et Mme Dupont. Comment, vous ne connaissez pas M. et Mme Dupont ? Moi, si ! Ils votent Sarkozy parce qu’ils croient qu’il veut remettre de l’ordre en France…

Après avoir découvert une inscription "Mort aux Juifs" et une croix gammée dessinée au feutre noir sur un muret du parvis de la cathédrale Notre-Dame, Monseigneur Patrick Jacquin, recteur de Notre-Dame de Paris a illico saisi la préfecture de Police de l’affaire, avant de se déclarer "consterné". Mis au courant le maire de Paris s’est aussitôt fendu d’une déclaration publique, affirmant que "les actes de vandalisme à caractère antisémite sur le parvis de Notre-Dame de Paris lui inspiraient autant de tristesse que de dégoût", avant d’exprimer le souhait que "les auteurs de cette nouvelle insulte aux valeurs de notre civilisation (soient) rapidement identifiés et sévèrement sanctionnés". Loin de nous, l’idée de minorer la gravité des faits, mais heureusement que nos hommes d’Église et nos hommes politiques ne se fendent pas des mêmes communiqués lorsque sont découverts des graffitis insultant seulement la France ou les Français, sans précision de confession, car ils n’auraient plus guère le temps de servir la messe ou de se rendre au conseil municipal…

Dans un entretien accordé au journal gratuit parisien 20 Minutes, à propos de l’intégration et de la communauté noire de France, l’écrivain Gaston Kelman, ancien directeur de l'Observatoire urbain de la ville d'Evry et auteur de "Je suis noir et je n’aime pas le Manioc” déclare espérer "que l’on ne tienne plus compte de la couleur", tout en défendant, dans le même élan, le principe de la discrimination positive, qu’il préfère appeler "action volontariste”, c’est-àdire une politique de discrimination en faveur des minorités de couleur… Ce n’est pas ce qui s’appelle avoir les idées claires !

En tant que Ministre de l'Économie et des finances, on imagine que Nicolas Sarkozy doit avoir un emploi du temps des plus serrés. La lutte contre les déficits publics, la nécessaire simplification des prélèvements obligatoires, la rationalisation de son ministère géant, l’urgence d’une réduction des impôts et charges, voilà qui doit être chronophage. Mais qu’on se rassure. Il a malgré tout eu le temps de recevoir à Bercy les représentants des différents courants musulmans de France : Dalil Boubakeur (président du Conseil français du culte musulman et recteur de la Mosquée de Paris), Messieurs Chems-Eddine Hafiz (Mosquée de Paris) et Larbi Marchiche (responsable de la mosquée de Saint-Étienne et de la Fédération nationale des musulmans de France). Quel rapport, me direz-vous, avec ses attributions de Ministre de l’Économie ? Aucun : c’est en tant que candidat à la présidence de l’UMP et futur candidat à la présidence de la République qu’il cultive ses réseaux. Mais bien sûr le vote beur, ça n’existe pas !

Carole Bigot

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