EDITORIAL
PAR HENRY DE LESQUEN
Président de l'association
VOIX DES FRANÇAIS-RENAISSANCE 95


L’imam Bouziane est de retour !

EDITORIAL

par Henry de Lesquen
Président de Voix des Français-Renaissance 95

Abdelkader Bouziane ? Vous vous souvenez de ce sympathique imam de Vénissieux, qui trouvait très louable, aux yeux de Dieu, de battre sa femme... De telles déclarations, qui sont, il est vrai, peu conformes à notre morale républicaine, ont suscité l’ire de notre courageux gouvernement, qui a proclamé haut et fort que l’on allait voir ce que l’on allait voir, et qui a expulsé le sieur Bouziane manu militari, entre deux gendarmes, afin que nul n’ignore que force devait rester à la loi.

L’expulsion de l’imam : une gesticulation destinée à abuser l’opinion publique

Bien entendu, le tribunal administratif a prestement annulé l’arrêté d’expulsion, et notre bon imam, après quelques jours de vacances en Algérie, voyage payé par la République, est revenu reprendre son pieux office dans sa sainte mosquée. Ce n’étaient donc que des gesticulations destinées à abuser l’opinion publique. Car il faut savoir que la législation sur le séjour des étrangers, sans cesse affaiblie par les majorités successives, de droite comme de gauche, est scandaleusement laxiste. Comment voulez-vous expulser hors de France un brave imam dont le seul tort est d’ânonner un peu trop fort quelques sourates, quand on a accordé un droit de séjour perpétuel aux criminels étrangers, sous prétexte de leur épargner une prétendue “double peine” (cette infamie a été commise par l’exministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, à l’instigation du maire-député U.M.P. de Versailles, Étienne Pinte) ? Le premier attribut d’un État souverain, c’est de pouvoir décider qui a le droit d’entrer et de séjourner sur son territoire. Il faut revenir, en la matière, aux principes qui avaient toujours prévalu sous tous les régimes, jusqu’à une date récente. Un étranger ne peut avoir de droit absolu à demeurer en France et c’est au pouvoir exécutif de lui en donner l’autorisation, ou de la lui retirer. Ces décisions doivent être regardées comme des "actes de gouvernement", dont les tribunaux n’ont pas à connaître. La seule prérogative que l’on ne puisse contester au juge, en la matière, c’est de s’assurer que nul n’est détenu arbitrairement. Mais il est inadmissible, par exemple, qu’un tribunal ordonne la mise en liberté, sur le territoire national, d’un immigré illégal, au motif que le contrôle d’identité qui a permis de l’interpeller n’a pas été effectué dans les règles. Ici, le formalisme judiciaire porte atteinte à l’autorité de l’État et à l’intérêt national.

Halte à la démagogie !

Assez de démagogie ! Il ne faut plus céder au lobby de l’immigration, qui entend culpabiliser les Français et veut submerger notre patrie sous une marée humaine. Si la notion de “tradition républicaine”, que l’on invoque à tout propos, a encore un sens, c’est bien que la République, l’État, représenté par ses ministres et ses préfets, doit avoir les coudées franches pour faire partir les étrangers indésirables. Pour régler le problème de l’immigration, il faudra commencer par nettoyer les lois sur le séjour et l’expulsion.



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