|
Abdelkader Bouziane ? Vous vous souvenez de
ce sympathique imam de Vénissieux, qui trouvait
très louable, aux yeux de Dieu, de battre sa femme... De
telles déclarations, qui sont, il est vrai, peu conformes
à notre morale républicaine, ont suscité
l’ire de notre courageux gouvernement, qui a
proclamé haut et fort que l’on allait voir ce que
l’on allait voir, et qui a expulsé le sieur Bouziane
manu militari, entre deux gendarmes, afin que nul n’ignore
que force devait rester à la loi.
L’expulsion de l’imam : une
gesticulation destinée à abuser l’opinion
publique
Bien entendu, le tribunal administratif a
prestement annulé l’arrêté
d’expulsion, et notre bon imam, après quelques jours
de vacances en Algérie, voyage payé par la
République, est revenu reprendre son pieux office dans sa
sainte mosquée. Ce n’étaient donc que des
gesticulations destinées à abuser l’opinion
publique. Car il faut savoir que la législation sur le
séjour des étrangers, sans cesse affaiblie par les
majorités successives, de droite comme de gauche, est
scandaleusement laxiste. Comment voulez-vous expulser hors de
France un brave imam dont le seul tort est d’ânonner
un peu trop fort quelques sourates, quand on a accordé un
droit de séjour perpétuel aux criminels
étrangers, sous prétexte de leur épargner
une prétendue “double peine” (cette infamie a
été commise par l’exministre de
l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, à
l’instigation du maire-député U.M.P. de
Versailles, Étienne Pinte) ? Le premier attribut
d’un État souverain, c’est de pouvoir
décider qui a le droit d’entrer et de
séjourner sur son territoire. Il faut revenir, en la
matière, aux principes qui avaient toujours prévalu
sous tous les régimes, jusqu’à une date
récente. Un étranger ne peut avoir de droit absolu
à demeurer en France et c’est au pouvoir
exécutif de lui en donner l’autorisation, ou de la
lui retirer. Ces décisions doivent être
regardées comme des "actes de gouvernement", dont les
tribunaux n’ont pas à connaître. La seule
prérogative que l’on ne puisse contester au juge, en
la matière, c’est de s’assurer que nul
n’est détenu arbitrairement. Mais il est
inadmissible, par exemple, qu’un tribunal ordonne la mise
en liberté, sur le territoire national, d’un
immigré illégal, au motif que le contrôle
d’identité qui a permis de l’interpeller
n’a pas été effectué dans les
règles. Ici, le formalisme judiciaire porte atteinte
à l’autorité de l’État et
à l’intérêt national.
Halte à la démagogie !
Assez de démagogie ! Il ne faut plus
céder au lobby de l’immigration, qui entend
culpabiliser les Français et veut submerger notre patrie
sous une marée humaine. Si la notion de “tradition
républicaine”, que l’on invoque à tout
propos, a encore un sens, c’est bien que la
République, l’État, représenté
par ses ministres et ses préfets, doit avoir les
coudées franches pour faire partir les étrangers
indésirables. Pour régler le problème de
l’immigration, il faudra commencer par nettoyer les lois
sur le séjour et l’expulsion.
|