Les élections européennes qui auront lieu le 13 juin
seront l’occasion pour les membres et sympathisants
de notre association de faire entendre la Voix des
Français, de façon à peser toujours davantage dans
la vie politique de notre pays. Il faut faire du scrutin
un référendum sur l’entrée de la Turquie dans
l’Union européenne et refuser nos suffrages, en
conséquence, à ceux qui ne s’y opposent pas avec toute
la clarté et toute la fermeté nécessaires pour
un enjeu de cette gravité.
Chirac a réaffirmé la “vocation
européenne” de la Turquie !
Les partis de gauche sont pro-turcs, nous ne
voterons pas pour eux. L’U.M.P. l’est aussi,
en réalité, en dépit de son revirement récent,
qui ne saurait faire illusion : la ficelle était un
peu grosse, à deux mois des élections !
D’ailleurs, n’est-ce pas cette U.M.P. qui, avec M.
Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, a institué un
“Conseil français du culte musulman” où figurent déjà
quelques Turcs, lesquels se considèrent sans doute
comme une avant-garde ? L’U.M.P. est le parti du président
de la République. Or, Jacques Chirac - dont on n’a
pas oublié la phrase sur les “racines musulmanes de
l’Europe” - vient de réaffirmer ex cathedra, dans sa
conférence de presse du 29 avril, que la Turquie avait
une “vocation européenne” et qu’il fallait donc lui faire
une place dans l’Union. Ces déclarations sont inacceptables
et irresponsables, s’agissant d’une puissance asiatique
et musulmane qui s’est peut-être modernisée, mais
certainement pas occidentalisée, et dont la population
prolifique déverserait son trop-plein chez nous, si nous
avions la faiblesse de lui ouvrir la porte.
Identité et souveraineté : deux volets
d’un même combat
Votons donc le 13 juin pour un parti dirigé par des “antiturcs”
(s’il est permis d’appeler ainsi des gens qui aiment
bien la Turquie, mais qui n’en veulent pas en Europe...).
Ce seul critère laisse encore un large choix,
puisque l’on trouve dans la catégorie aussi
bien l’U.D.F. de François Bayrou, qui s’est
prononcée pour la Constitution européenne
et les Etats-Unis d’Europe, que des formations
“souverainistes”, favorables à l’Europe
des nations, comme le M.P.F. de Philippe
de Villiers ou le Front national de Jean-
Marie Le Pen (sans oublier les partis de
Charles Pasqua et de Bruno Mégret, qui
s’apprêtent aussi à présenter des listes aux européennes).
Chacun se déterminera en son âme et
conscience, mais je suis convaincu que la France ne
pourra pas défendre ses intérêts vitaux dans un cadre
supranational. Ce n’est pas en éloignant le lieu de la
décision de ceux qui en subissent les effets que l’on
pourra trouver les moyens d’améliorer la politique de l’immigration.
C’est pourquoi notre association, dans le
domaine qui est le sien, ne peut que déplorer les
atteintes qui sont portées à l’indépendance nationale. La
défense de notre souveraineté et la préservation de notre
identité sont les deux volets d’un même combat, celui
que nous menons pour le salut de la patrie. Souvenons-nous
en le 13 juin.
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