LE DOSSIER DU MOIS
VOIX DES FRANÇAIS

Adhésion de la Turquie à l'Union Européenne :
10 RAISONS DE DIRE NON !

Depuis plusieurs années maintenant, Voix des Français n’a pas ménagé sa peine pour alerter les Français contre le péril d’une adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Rappelons seulement, parmi d’autres initiatives, notre manifestation du 26 avril 2003 sur le thème “Non à la Turquie en Europe”, notre réunion publique du 5 mars 2003, avec la participation des députés Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Myard et Philippe de Villiers, sans oublier les dizaines de milliers de tracts distribués par nos adhérents pour réclamer un référendum sur cette question. Nos efforts sont en passe d’être récompensés, puisque la “question turque” est en train de devenir l’enjeu majeur des élections européennes. Raison de plus pour accentuer notre action en diffusant massivement les nombreuses raisons de refuser l’adhésion de la Turquie.


1 La Turquie est géographiquement non-européenne.



Seuls 10 % du territoire turc (la Thrace orientale ou Turquie d'Europe) sont situés en Europe, les 90 % restants, l'Anatolie (ou Turquie d'Asie), sont situés sur le continent asiatique.


2 La Turquie est culturellement étrangère à l’Europe.



Alors que tous les États membres de l’Union européenne, y compris les dix nouveaux, partagent une culture commune caractérisée par l’héritage gréco-latin et la religion chrétienne, la Turquie est composée à 98 % de musulmans. De surcroît, l’idéologie laïque prônée par Mustapha Kemal “Atatatürk” subit actuellement un grave reflux. Ainsi, lors des dernières élections législatives, les électeurs turcs ont porté au pouvoir un parti islamiste. Et contrairement à ce qu’affirme le lobby pro-turc, ce parti n’a rien de modéré. Ainsi, son leader Recep Tayyip Erdogan a comparé la démocratie à un tramway : “On l’emprunte pour se rendre où l’on veut, puis on en descend !”


3 L’adhésion de la Turquie provoquerait
un raz de marée migratoire.



Le PIB moyen de l’Europe est de 21.000 euros par habitant. Celui de la Turquie est de 6.500 euros par habitant. Comme la libre circulation des personnes est de rigueur dans l’Union, l’adhésion de la Turquie provoquerait inévitablement un exode massif d’une partie importante des 70 millions de Turcs vers les pays d’Europe occidentale et notamment vers la France, où réside déjà une importante communauté turque.


4 L’adhésion de la Turquie aurait un coût prohibitif pour les contribuables européens.



La différence de niveau de vie entre la Turquie et le reste de l’Union aboutirait à diriger vers ce pays de très importantes aides financières communautaires de rattrapage payées par les contribuables des autres pays membres.


5 L’adhésion turque provoquerait des délocalisations massives d’entreprises.



Pour les mêmes raisons de différentiel de niveau de vie, et donc de salaires, l’adhésion de la Turquie provoquerait une vague de délocalisations d’usines européennes dans ce pays, ce qui ne manquerait pas d’agraver le chômage qui frappe déjà les pays européens, sans compter que les produits fabriqués à bas coûts en Turquie viendraient ensuite concurrencer sur le marché européen ceux fabriqués en Europe.


6 L’adhésion de la Turquie donnerait des frontières dangereuses à l’Europe.



La Turquie partage des frontières avec la Syrie, l’Irak, et l’Iran. Il est, à l’évidence, peu souhaitable, pour la stabilité de notre continent, que ces frontières soient demain celles de l’Europe.


7 La Turquie entretient des liens étroits avec quelque 200 millions de “turcophones.



L’ensemble des forces politiques turques - laïques comme islamistes - partagent l’idéologie panturque selon laquelle la Turquie ne se limite pas à ses frontières naturelles, mais a vocation à entretenir des relations étroites avec l’ensemble des turcophones, aujourd’hui répartis entre différents États comme le Turkménistan, l’Ouzbékistan etc. En tout, l’espace turcophone représente quelques 200 millions d’individus qui auraient ainsi un pied en Europe, via l’adhésion turque !


8 L’Europe ne doit rien à la Turquie et ne lui a jamais promis l’adhésion.



Le lobby pro-turc fait valoir que l’Union européenne aurait promis son adhésion à la Turquie. Cela n’est pas exact. Ce qui lui a été promis, c’est l’ouverture de négociations, mais nullement l’issue de celle-ci. De surcroît, ces prétendues promesses ont été faites sans que jamais les peuples européens soient consultés sur cette question par référendum et sans qu’elle ait fait l’objet du moindre débat national. Or, en démocratie, comme devraient le savoir les Turcs, c’est normalement le peuple souverain qui décide. L’argument de “la promesse faite aux Turcs” n’est donc pas recevable. Et de la part de politiciens qui passent leur temps à bafouer les promesses qu’ils font aux électeurs, il prête plutôt à sourire…


9 La Turquie deviendrait le pays le plus peuplé des pays de l’Union.



Avec sa population d’environ 70 millions d’habitants - en explosion démographique alors que les autres nations connaissent au contraire une situation d’implosion démographique -, la Turquie deviendrait de facto, le pays le plus peuplé d’Europe, ce qui lui donnerait un poids exorbitant au sein des institutions européennes, puisque la réprésentation de chaque pays est notamment calculée en fonction du poids démographique. Notons encore que, dans l’hypothèse, fort probable où sa croissance démographique se confirmerait, la population turque devrait atteindre 100 millions d’habitants en 2015, si bien qu’en cas d’adhésion turque, à cette date, un habitant de l’Union sur cinq serait turc !


10 L’adhésion à l’Union européenne risque de déstabiliser la Turquie.



Aujourd’hui la pression islamiste qui se produit en Turquie est contrebalancée par le poids politique qu’y détient encore l’armée, garante de la relative laïcité héritée du kémalisme. Or, l’une des conditions fixée par l’Union européenne pour accepter l’adhésion turque est l’abandon de tout rôle politique par l’armée. Si bien que l’adhésion de la Turquie ferait sauter le principal frein à l’emprise totale des islamistes sur la société turque…


Dossier réalisé par Carol Bigot

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