Le voile de l’islam sur le visage de la France
EDITORIAL
par Henry de Lesquen
Président de Voix des Français-Renaissance 95
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Faut-il accepter le port du voile islamique à l’école ? Le “conseil français du culte musulman” mis en place par le ministre de l’Intérieur, M. Sarkozy, l’a rappelé à ceux qui auraient eu tendance à l’oublier : le port du voile est une “prescription religieuse” pour la femme musulmane, prescription qui est inscrite expressément dans le Coran, contrairement à ce qu'a prétendu un jour Michel Rocard. On la trouve dans la Sourate XXXIII, "Les Factions", verset 59 : "O Prophète !, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des Croyants de serrer sur elles leurs voiles !" (Je me réfère à la traduction du Coran de Régis Blachère, qui fait autorité parmi les spécialistes et qui est la seule véritablement scientifique. Blachère précise en note : "Il s'agit nettement d'un grand voile allant de la tête aux pieds.")
Le verset 55 de la même Sourate précise : "Nul grief (aux épouses du Prophète) si elles sont vues de leurs pères, de leurs fils, etc.", ce qui signifie que le but du voile est de dissimuler les femmes aux autres personnes, qui n'appartiennent pas à la famille proche. Et il y est fait référence également dans la Sourate XXIV, "La Lumière", versets 31 et 59/60. Du reste, l'essentiel est que les oulémas, qui sont probablement plus qualifiés que Michel Rocard et les autres islamophiles pour l'interprétation de la loi coranique, considèrent que le port du voile est une obligation pour les femmes.
Le voile est donc l’objet d’un combat symbolique dont il ne faut pas ignorer la signification ni sous-estimer la portée. Pour les militants de l’islam, il s’agit de faire savoir à tous, et d’abord aux musulmans eux-mêmes, que la loi coranique, la charia, doit l’emporter sur les traditions de la France et les principes de la République. A leurs yeux, notre patrie appartient désormais au dar el islam, à la “maison de la soumission”. Nous ne pouvons pas l’accepter. En refusant le voile, nous montrerons que nous ne nous résignons pas à l’islamisation de la France.
Dès lors, il faut une loi, puisque le Conseil d’Etat a jugé que le port du voile était licite. A contrario, ceux qui, comme M. Sarkozy, se sont prononcés contre une nouvelle loi ont révélé par là qu’ils acceptaient le voile.
Pour autant, on peut avoir la plus grande inquiétude sur le texte qui sera voté par le Parlement, dans la mesure où il émanera de la commission Stasi. M. Stasi, auteur d’un ouvrage intitulé : “L’immigration, une chance pour la France”, est un immigrationniste avéré qui veut faire éclater la nation pour la transformer en société multiculturelle. Et, derrière le débat sémantique dérisoire sur les signes dits “ostentatoires”, “ostensibles”, ou simplement “visibles”, le but est de mettre l’islam sur le même plan que la religion chrétienne. D’où, par exemple, la proposition de faire de l’Aïd El Kébir un jour férié, au même titre que Noël ou Pâques. Ce n’est pas comme cela que nous devons concevoir la laïcité.
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