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Activisme islamiste en France |
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RÉVÉLATIONS ALARMANTES |
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DES "RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX" |
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La mission d'information sur la question du port des signes religieux à l'école, créée à l'Assemblée Nationale sous
la présidence de Jean-Louis Debré, vient de publier son rapport. On y trouve le compte rendu de l'audition de
Monsieur Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux, en date du 9 juillet 2003.
Nous avons décidé d'en publier de larges extraits, qui démontrent combien la France est bel et bien soumise à un processus d'islamisation conquérant.
Très peu médiatisée, l'audition de M. Bertrand permet d'évaluer à quel point les populations d'origine immigrée résidant en France sont travaillées par des courants islamistes radicaux poursuivant une stratégie coordonnée.
Elle démontre donc que, au-delà des problèmes économiques, sociaux, et de délinquance qu'elle pose,
l'immigration fait aussi courir un péril mortel à notre civilisation. En voici quelques extraits significatifs :
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Sur l'incapacité à chiffrer le nombre de musulmans vivant en France :
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"Sur la communauté musulmane de France,
tout d'abord, se pose un problème de chiffre : 4,5 millions, 5 millions, davantage? On n'en sait trop rien,
parce qu'il y a les musulmans de nationalité française, ceux de la deuxième,
voire troisième génération. Nous avons une idée approximative du chiffre, mais il s'agit d'une fourchette."
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Sur la radicalisation des musulmans présents en France et leur contrôle par des instances étrangères :
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"On a pu observer à partir de 1985 [...] l'affaiblissement
de la communauté algérienne et de la Mosquée de Paris, et la montée en puissance d'associations
inspirées surtout par la confrérie des Frères musulmans."
"Ce qui se passe aujourd'hui n'est que la suite logique de cette gestation progressive [...] UOIF et FNMF contrôlent
quasiment 9/10e des directions régionales du Conseil français du culte musulman (CFCM).
[...] Pour schématiser, la FNMF était plutôt contrôlée par le Maroc, l'UOIF l'étant par l'Egypte et l'Arabie Saoudite."
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Sur la montée en puissance de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) :
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"L'Union des organisations islamiques de France (UOIF) fait partie d'un ensemble
européen, voire mondial... Quand je dis "mondial ", c'est en raison du lien existant avec
l'Egypte et l'Arabie Saoudite par l'intermédiaire de l'Union des organisations islamiques européennes
et d'un mouvement appelé le BOLIM (Bureau de la ligue islamique mondiale), qui était l'exécutif de l'UOIF.
Nous avons vu cette UOIF tisser une véritable toile sur l'ensemble du territoire.
Nous avons également observé que ces personnes avaient souvent une formation intellectuelle de haut niveau
et - cela m'avait frappé - on notait l'influence du corps professionnel des neurochirurgiens.
Ces derniers étaient le noyau intellectuel dominant de cette UOIF. [...] Ces personnes avaient choisi la branche médicale de neurochirurgien, avaient été formés en Arabie Saoudite, en Egypte, voire dans d'autres pays du Proche ou du Moyen-Orient,
mais je n'ai jamais connu de façon certaine la raison de cet état de fait. [...] Cette association a donc pris pratiquement et majoritairement le contrôle du tissu associatif de la communauté, affaiblissant d'autant plus la Mosquée de Paris."
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Sur le double langage des dirigeants islamistes présents en France :
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"Pour rester sur un plan assez général avant d'aborder
des points plus précis, il y a un autre élément auquel il faut faire très attention : les membres de l'UOIF sont des
personnes qui ont accepté d'être au Conseil français du culte musulman ; qui, donc, institutionnellement, jouent le jeu.
Dans leurs propos, il n'y a aucun dérapage verbal, qu'il s'agisse des prêches du vendredi, puisqu'ils contrôlent un certain nombre de mosquées, ou des discours que leurs responsables prononcent de façon institutionnelle.
Vous remarquerez qu'au Bourget, ce sont les assistants, les participants qui ont pris à parti le ministre, pas les
responsables. Ce sont des personnes qui contrôlent très bien leur vocabulaire - en tout cas, publiquement, car, en
privé, c'est autre chose. Il y a souvent deux langages : celui destiné aux institutions françaises, sans aucun dérapage, et celui à l'adresse de leurs jeunes adhérents ou militants, légèrement différent."
"Le discours est agressif : ce sont les " chiens de chrétiens" et les " chiens de juifs ", mais il s'agit de propos tenus en privé. Je ne veux pas trop entrer dans les détails opérationnels,
mais sans des musulmans qui nous renseignent, nous ne le saurions pas.
Cela n'apparaît pas publiquement. C'est important : publiquement,
nous n'avons pratiquement aucun dérapage. Nous en avons même eu moins après le 11 septembre
et au moment de la guerre de l'Irak que nous n'en avons habituellement.
Je dis la réalité telle qu'elle est. Il est évident que ce discours antisioniste, antichrétien,
haineux, anti-américain, qui dépasse les bornes n'apparaît pas publiquement, mais est tenu en permanence entre eux."
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Sur l'émergence d'un courant plus radical encore que l'UOIF :
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"Nous assistons actuellement à l'émergence d'un courant
bien plus dangereux, qui est le courant dit " salafite ".
Le courant salafite vient des Algériens qui ont fait des stages en Afghanistan,
voire au Pakistan et qui, pour certains, ont participé à des combats en Bosnie
ou sur d'autres champs où les musulmans ont eu à se battre militairement.
Ils ont donc acquis une formation militaire et idéologique.
Ils ne se réclament plus de la doctrine des Frères, mais d'un courant bien plus radical venu,
lui aussi, d'Arabie Saoudite."
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Sur l'apparition d'un courant turc :
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"l'islam turc, [...], pour une part, se révèle aujourd'hui
parmi les plus radicaux de tous.
L'islam turc a un discours modéré à travers le Milligorus, qui est le courant qui
se rattache au gouvernement actuel turc pro-occidental et proaméricain,
et un discours aussi dur que celui des Salafites pour ce qui est de son courant ultra-radical,
le courant Kaplan [...]. Nous travaillons donc à recenser l'implantation et la montée de ces courants au sein de la communauté.
Aujourd'hui, nous dénombrons entre 10 et 20 mosquées que nous qualifions de " salafites ". C'est beaucoup, car il y a trois ou quatre ans, il n'en existait aucune."
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Sur les liens entre islamisme
et délinquance de droit commun :
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"A l'occasion d'une affaire qui s'est déroulée dans le Nord, à Roubaix, nous avons également découvert, [...] parmi les critères de dangerosité, les liens entre la délinquance et l'islam.
Nous ne savions pas auparavant que la délinquance pouvait servir de support logistique au réseau. [...]"
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Sur la capacité des islamistes à poursuivre une stratégie de façon coordonnée :
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"Je ne voudais pas que l'on retienne dans le procès
verbal l'idée qu'il puisse y avoir un complot. Je n'en ai pas parlé. Complot cela fait penser à la Cagoule, etc.
Je parle d'associations organisées qui poursuivent une stratégie."
Dossier réalisé par Carol Bigot.
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