TÉMOIGNAGE
VOIX DES FRANÇAIS

Le témoignage d¹une victime ordinaire de l'immigration et de ceux qui la favorisent.


Les politiciens qui favorisent l¹immigration ont bonne conscience. En favorisant le phénomène migratoire qui frappe notre pays, en allant parfois jusqu¹à favoriser sciemment les personnes issues de l¹immigration, ils ont l¹impression de faire oeuvre de justice et de charité, bref, de faire une bonne action et de rétablir un certain équilibre. Or rien n¹est plus faux. Ceux qui agissent ainsi commettent, en quelque sorte, une erreur de cadrage visuel : ils voient les immigrés qu'ils favorisent, mais non le Français qu'ils défavorisent. Ils voient les immigrés qu'ils tentent d'intégrer, mais pas les Français qu'ils excluent. A l'heure où la préférence étrangère continue de progresser, à l'heure aussi où certains patrons français s¹engagent à favoriser l¹embauche de "jeunes diplômés issus de l¹immigration" (voir éclaté ci-contre), il nous semblait nécessaire de le rappeler : alors que le marché du travail a tendance à se rétrécir, favoriser un immigré, c¹est, mécaniquement, léser un Français. C¹est cette réalité, vécue dans la souffrance par de nombreux Français, que nous entendons rappeler en publiant le témoignage d¹un adhérent de Voix des Français. Dans l¹espoir que ces Français oubliés reviennent enfin dans le champ de vision des politiciens qui les ont, depuis trop longtemps oubliés.

« Monsieur Dupont (*), le Principal adjoint du collège de G., m'avait bien accueilli à la rentrée de septembre. Sachant que j'habitais loin, il avait soigneusement groupé mes heures de cours. Mais comme dans tous mes postes précédents, on avait réservé au maître auxiliaire que j'étais les classes à problèmes. Pour mettre les professeurs dans l'ambiance, la première personne à prendre la parole lors de la réunion de prérentrée avait été le commissaire de police.

Le travail, par rapport au lycée des Yvelines où j'avais enseigné l'année précédente, était facile et même monotone. Les ennuis ont commencé lors d'une simple conversation dans la salle des profs. "Le niveau général, par rapport à l'époque où j'ai fait mes études, a baissé", ai-je dit ingénument à Monsieur Dupont.
Sa réponse fut cinglante : - Vous êtes un ...
Et il tourna les talons.
Quelques mois plus tard, pendant le cours de mathématiques, un élève cracha. Sur moi. Il me dit qu'il il avait craché en l'air, par jeu.
J'allai voir le Principal, Monsieur Lineuil, pour lui demander d'octroyer une punition convenable à cet élève.
- C'est un musulman, me dit Monsieur Lineuil, dans sa culture, c'est normal de cracher...
- Dans ma culture, on ne crache pas en classe, et surtout pas sur son professeur, dis-je à peu près.
Quelques semaines plus tard, on m'annonça la visite d'une inspectrice. Elle entra pendant le cours de maths de 3ème. Le cours se passa normalement. Puis cette dame me dit sans préliminaires qu'elle avait l'intention d'obtenir la fin de ma délégation rectorale, autrement dit mon éviction.
En effet, elle écrivit un rapport où ma classe devenait un "chaos". Après la réunion du comité rectoral (à laquelle il ne me fut pas permis d'assister), Monsieur Dupont vint m'annoncer lui-même que mes fonctions de maître auxiliaire prenaient fin le lundi suivant.
J'ai abouti au bout de cinq ans de chômage dans un lycée avec un contrat CES (Contrat Emploi Solidarité). Je m'y suis occupé de secrétariat bureautique, d'informatique, de communication, d'accueil. Je travaillais jusqu'à quarante heures par semaine pour environ 3000 F mensuels. Ce contrat de deux ans est terminé depuis octobre 2000. Je n'ai pas retrouvé d'emploi.

Après mon CES j'ai bénéficié d'un suivi de plusieurs mois à l'ANPE avec Madame Noisy. Nous avons décidé, parallèlement à la recherche d'un emploi d'assistant bureautique, la poursuite d'une formation en informatique. Je me suis donc porté successivement candidat sur les conseils de l'ANPE devant quatre organismes de formation financés par les collectivités territoriales.
Après entretien, j'ai été orienté par le conseiller du premier organisme, Monsieur Loiseau, vers un stage de hot-liner. Quelques jours après eut lieu la présentation du stage devant l'ensemble des candidats, une quinzaine d'adultes de toutes couleurs et origines. Je me suis montré très motivé, posant de nombreuses questions à l'orateur, Monsieur Himer. D'abord une question sur les conditions d'accès au stage, puis des questions techniques auxquelles il a été répondu assez longuement. Après quoi j'ai eu un nouvel entretien individuel, très convivial, avec Monsieur Loiseau. Aucun obstacle, aucun critère d'age, de diplôme ou d'autre sorte ne s'opposait à mon insertion dans le stage. Tout était en ordre et j'ai salué Monsieur Loiseau avec bon espoir.

J'ai appris quelques jours plus tard que ma candidature n'était pas retenue : il paraît que mon age faisait problème. Si c'était vrai, pourquoi Monsieur Loiseau, ce professionnel du recrutement, ne l'avait t-il pas dit plus tôt ? Pourquoi la conseillère de l'ANPE, qui est aujourd'hui montée en grade au sein de cet aimable organisme aurait-elle persisté à m'envoyer poser ma candidature pour des stages analogues ?
Deuxième essai, dans un second organisme de formation. J'avais téléphoné avant de me déplacer pour savoir s'il y avait un age limite. Il me fut répondu que non et j'allai à Créteil (à mes frais). Après trois heures de tests Monsieur Raynouard lui-même nous présenta les métiers de l'informatique. J'ai appris ensuite que pour les tests c'était bon (j'ai obtenu la note globale de 112 sur 138, dont 42 sur 50 en informatique) mais que l'on ne pouvait pas me prendre. Pas de motif. Au bout d'un certain nombre de coups de fil il m'a été dit finalement que, là aussi, il y avait un problème d'âge (47 ans).
Ceci n'effraya pas Madame Noisy de l'ANPE, elle me prépara psychologiquement pour affronter le troisième organisme de formation à Evry. Là je racontai au recruteur ce qui m'était arrivé. La réponse fut claire : non seulement selon lui il n'y avait aucun critère d'âge pour exercer ces métiers, mais encore je devais porter plainte (pour discrimination) !
Suivirent les tests. "Faites un carton !", m'avait dit Madame Noisy. C'est ce que je fis et même mieux : le correcteur m'annonça que j'étais le meilleur candidat qu'il ait jamais vu dans ces tests. Le score moyen des candidats est de 30 points, j'en ai 64. Après quoi il remarque que je suis "surdimensionné", donc refusé. Comme j'insiste pour faire le stage, il accepte de téléphoner au Conseil Régional. La réponse du Conseil Régional est claire : je ne suis pas admis à faire le stage...
Retour à l'ANPE. On m'envoya alors dans un quatrième organisme de formation. La psychologue du travail qui me reçut, madame Lesvêque, me promis un stage, une sorte de bilan de compétence : "vous recevrez un courrier".
Je n'ai jamais reçu ce courrier dont je me suis enquis plusieurs fois auprès de madame Lesvêque et qui trouvait chaque fois une excuse : oubli, vacances ou autre. J¹en suis venu à me demander si ce stage existait vraiment.

J¹en suis également venu à chercher une explication à ces bizarreries. Ne serai-je pas victime du climat de préférence étrangère régnant dans certains organismes de formation professionnelle financés par le Conseil régional ? Bien entendu, je n¹ai pas de réponse définitive à cette question. En revanche je sais que l¹un ses soucis majeurs du Conseil régional est de prévenir les violences et les "incivilités" en Ile de France. Par conséquent on mettrait le paquet sur ceux qui sont les plus susceptibles de s'en rendre coupables que cela ne métonnerait pas. Après tout une telle prime à la violence est déjà à l'oeuvre dans la fameuse politique de la ville, laquelle consiste à subventionner davantage les équipements collectifs dans les communes où ils sont vandalisés.
Enfin, j¹ai entendu que, dans son discours de Troyes du 14 octobre 2002, le Président Chirac s¹était prononcé en faveur d'une politique d'intégration des immigrés. Il estime que celle-ci passe par la formation professionnelle. Il propose un "contrat d'intégration", c'est à dire des subsides supplémentaires accordés aux immigrés et à leur formation. Compte tenu du coût de l'opération et de la situation de chômage de nombreux Français d'origine française, ceci apparaît clairement comme une forme de discrimination "positive". C'est pourquoi cette mesure risque d'aboutir, non pas à la "cohésion sociale" recherchée par Jacques Chirac, mais à l'exclusion de nombreux Français dans leur propre pays.
L'intégration des immigrés passe t-elle par la désintégration sociale de certains Français ?
Mon modeste cas personnel me pousse à le penser. Et j¹ai la faiblesse de penser qu¹il n¹est, hélas, pas un cas isolé. »

Michel B.

(*) Afin de ne pas personnaliser les situations, l¹ensemble des noms des différents protagonistes de cette histoire vraie ont été modifiés.

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