Vous avez dit : "raciste" ?
EDITORIAL
par Henry de Lesquen
Président de Voix des Français-Renaissance 95
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L’accusation de
“racisme” est utilisée depuis trente ans pour
paralyser, en les diabolisant, ceux qui dénoncent les
dangers de l’immigration. Jules Monnerot a
dénoncé cet “escamotage pyramidal” des
vraies questions que soulève l’afflux des
immigrés, en résumant ainsi la
“méga-diversion” orchestrée sur le
thème du “racisme” : “Souvenez-vous de
Hitler. Il revient. Il est prioritaire que les Français se
mobilisent contre le fantôme. Le siècle est
hanté.”
Ces mots figurent dans un livre du Club de l’Horloge,
Penser l’Antiracisme, dont j’ai eu l’honneur de
diriger la rédaction. L’antiracisme
égalitaire qui s’exprime dans les media y est soumis
à une critique sans complaisance qui en démontre la
perversité. Le terme de “racisme” peut
être appliqué à la doctrine du socialiste
français Vacher de Lapouge ou à celle de son
disciple allemand Hitler. Mais on ne doit pas faire
d’amalgame entre ce racisme-là et les diverses
formes d’animosité raciale, ethnique, religieuse ou
nationale qui sont susceptibles de se manifester, lorsque deux
communautés entrent en contact.
Au demeurant, si l’on veut prévenir le
développement des tensions interraciales ou
intercommunautaires, il faut empêcher l’installation
sur notre sol de populations inassimilables, car les
sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles.
On devrait refuser l’immigration au nom même de
l’“antiracisme”, parce qu’elle est la
source de la haine raciale.
Hélas, nous n’en sommes pas là ! En
attendant, l’accusation de “racisme” empoisonne
le débat politique. De cela, les exemples sont
innombrables. En voici un, que j’ai vécu
récemment, au Conseil municipal de Versailles (où
je préside un groupe d’opposition divers droite,
indépendant des partis). Notre collègue Martine
Masse intervenait à propos de la création du
Conseil local de sécurité et de prévention
de la délinquance, déclarant à cet
égard :
« Les objectifs de ces conseils sont louables, sauf le
quatrième, “mobiliser les moyens nécessaires
à la mise en œuvre des mesures alternatives aux
poursuites.” C’est inadmissible : cela signifie
qu’on ne poursuivra pas les délinquants. Nous
revoilà dans les comportements de mollesse, de laxisme, et
toujours le même discours : “Ce sont des victimes de
la société, les jeunes sont irresponsables, les
immigrés sont des supervictimes, et on ose leur infliger
la “double peine”...” »
Cest l'amour de la patrie qui nous
anime
Le deuxième adjoint au maire, Bertrand Devys, l’a
alors interrompue brutalement, pour la traiter de
“raciste”.
Or, les propos très sensés de Mme Masse exprimaient
une préoccupation bien légitime, que partagent la
grande majorité de nos concitoyens. Il n’y avait
là rien qui pût justifier une accusation de
“racisme” : M. Devys ayant refusé de
présenter ses excuses à notre collègue, les
élus de notre Groupe ont quitté la
séance.
Nous devons refuser le terrorisme intellectuel des faussaires de
l’antiracisme, car ce n’est pas la haine de
l’étranger qui nous anime, c’est l’amour
de la patrie.
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