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Débat sur le voile islamique |
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NON À L'ISLAMISATION |
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DE LA FRANCE |
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Il y a
une vingtaine d'années, Bernard Stasi s'était rendu
célèbre en proclamant dans un ouvrage que
l'immigration était "une chance pour la France".
Aujourd'hui, c'est le même Bernard Stasi qui a
été propulsé par le président Chirac
à la tête d'une commission chargée de
plancher sur l'épineux problème de la
laïcité. Épineux problème parce que,
plus d'un siècle après la séparation de
l'Eglise et de l'Etat, la laïcité se retrouve
bousculée par la montée de l'islam. Ainsi, au fil
des dernières semaines, la polémique sur le port du
voile islamique a fait rage après que plusieurs
enseignants aient refusé d'accueillir en cours des
élèves, tant que celles-ci n'accepteraient pas
d'ôter leur voile islamique. Si bien que, après s'en
être exclusivement remis au Conseil d'Etat et aux
personnels enseignants, le gouvernement envisage maintenant de
régler le problème par une loi. Mais, de l'aveu
même de MM. Chirac et Stasi, les mesures qui seront prises
ne concerneront pas le seul voile islamique, mais l'ensemble des
signes religieux. Bref, loin de riposter à l'islamisation
de la France, la loi, si loi il y a, devrait rejeter d'un
même mouvement tous les sentiments religieux et en profiter
pour déchristianiser un peu plus la France. De la sorte,
le pouvoir politique commettra un nouveau non-sens. D'abord,
parce le christianisme et l'islam ne sauraient être
comparés dans leur rapport à l'Etat : le premier
reconnaît la distinction entre la sphère
privée et la sphère publique, quand le second
l'ignore. Ensuite, parce que le christianisme est, en France, la
religion traditionnelle des autochtones que nous sommes. Enfin,
parce la conquête islamique se nourrit aussi du recul du
christianisme et qu'affaiblir celui-ci, revient donc, in fine,
à faire le jeu de l'islam conquérant.
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Et si le
débat sur le port du voile islamique à
l'école était un faux débat ? La question,
surtout posée dans un journal tel que le nôtre, peut
surprendre. Et pourtant... Voilà plusieurs semaines que
les Français se déchirent autour de la question
suivante: "Faut-il accepter ou non que des jeunes filles
musulmanes viennent en classe revêtue du voile islamique ?"
Posé de la sorte, le débat est celui de la
laïcité et de la place de la religion à
l'école. Ainsi, les politiciens pensent que la solution au
problème sera donnée par M. Stasi, lequel
préside actuellement les travaux d'une commission sur la
laïcité. Or, M. Stasi a prévenu, la commission
se prononcera prochainement sur l'opportunité d'une loi
concernant "l'ensemble des signes religieux et non le seul voile
islamique". On ne saurait signifier plus clairement que la
question du voile islamique se réduit à la
nécessaire définition de la laïcité. On
ne saurait, en fait, plus habilement, évacuer la vraie
question posée par la recrudescence de jeunes filles
arborant le voile islamique à l'école : la
question, pourtant évidente, de l'immigration. Car la
vraie question posée par le voile est bien celle de
l'immigration. Le voile n'est pas le problème, il est le
révélateur du caractère massif de
l'immigration qui frappe notre pays et du caractère
inassimilable de celle-ci. Dès lors, la vraie question
à se poser à propos des jeunes filles qui portent
le voile n'est pas "doivent-elles être acceptées
à l'école", mais bien plutôt: "Ont-elles
réellement vocation à vivre en France, alors
qu'à l'évidence elles refusent d'adopter nos
coutumes et notre art de vivre ?" La vraie question
dépasse largement le cadre de l'école. Elle ne
relève pas du ministère de l'Education nationale,
ni même du seul ministère de l'Intérieur.
Elle intéresse la France tout entière. Le voile est
donc un faux problème. Le vrai problème est celui
de l'immigration massive et incontrôlée qui frappe
notre pays. Et, si ce problème n'est pas résolu
demain, alors aucune commission sur la laïcité,
aucune loi réprimant les signes religieux à
l'école ne pourra s'opposer à la déferlante
de voiles islamiques. Parce que rien ne pourra empêcher les
nouveaux habitants de la France de pratiquer leur religion comme
ils l'entendent. Ce n'est pas la laïcité qui
préservera la France de l'islamisation. C'est le refus de
l'immigration qui préservera la laïcité. Et
bien d'autres trésors encore.
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Un
colloque du Sénat valide notre vision de
l'immigration
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Les 10 et 11 octobre dernier, le Sénat organisait un
colloque sur le thème de l'immigration en Europe, avec
notamment la participation de l'Institut de géopolitique des
populations et de l'Académie des sciences morales, sous le
patronage de l'UNESCO et du président du Parlement
européen. Si, bien entendu, l'ambiance était
à la "bien-pensance", il en est cependant ressorti
quelques informations des plus intéreressantes.
Ainsi, au fil des interventions, prononcées lors de ces
journées, on a pu apprendre :
- Que l'UE compterait 40 millions d'immigrés, que la
France en abriterait 8 à 10 millions (dont cinq millions
de musulmans), alors même que les indices de la croissance
démographiques laissent entendre que l'augmentation des
flux migratoires est " devant nous" ;
- Que l'aide économique consentie aux " pays en voie de
développement" ne contribuait pas à maîtriser
les flux migratoires, car, en améliorant les moyens
d'informations et de départ, elle tendrait même
à favoriser les migrations vers les pays riches ;
- que les immigrés ont des difficultés à
s'intégrer au marché du travail, d'où leur
surreprésentation parmi la population au
chômage ;
- que cette sur-représentation des immigrés parmi
les chômeurs induit pour le contribuable autochtone des
coûts importants, puisque, en moyenne, les immigrés
ne couvrent qu'environ les 2/3 de leurs coûts sociaux ;
- que l'échec du processus d'intégration des
immigrés se traduisait par le repli des communautés
immigrées, qui se manifeste par le retour du
fondamentalisme ;
- que, de leur côté, les communautés
d'accueil, " seraient de plus en plus marquées par un
réflexe de refus, tant elles auraient " de plus en plus de
mal à digérer l'immigration passée ", alors
que de nouvelles vagues de migrants sont annoncées ;
- que, selon les projections de l'INSEE, les immigrés et
leurs descendants pourraient être en 2030 environ 18
millions en France et que cela pourrait entraîner une "
cassure, s'il s'avérait impossible de donner à
cette population le degré de qualification exigé
par une économie moderne et développée" ;
- que l'afflux de main-d'œuvre sous-qualifiée, au
moment même où un nombre croissant de
diplômés français s'expatrient, menace la
France d'un "processus de sous-développement
économique et social (...)". Ces données
présentent pour nous un double intérêt.
D'abord, parce qu'elles valident nos choix et notre combat.
Ensuite, parce que, révélées lors d'un
colloque au Sénat, elle nous permettront de demander des
comptes aux politiciens, lesquels ne pourrons en effet plus dire :
"Je ne savais pas ! ".
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