L'inversion des valeurs
EDITORIAL
par Henry de Lesquen
Président de Voix des Français-Renaissance 95
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Les militants d'extrême gauche qui
avaient réclamé en vain, sous Jospin, et qui sont
en voie d'obtenir, sous Raffarin, l'abolition de ce qu'ils
appellent la "double peine", c'est-à-dire l'expulsion hors
de France des criminels ou délinquants étrangers
à leur sortie de prison, n'ont jamais eu un mot pour les
victimes de ces criminels, de ces délinquants ; ni pour
celles qu'ils ont déjà faites, ni pour celles
qu'ils feront, en cas de récidive, s'ils demeurent sur
notre sol. Ils se sont encore moins souciés de
l'intérêt national.
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Parmi les principes qui fondent l'existence d'une nation, il y a
celui-ci : seul le national a le droit au séjour
perpétuel - seul le Français a le droit
irrévocable de vivre en France. Un étranger dont la
présence a été acceptée
régulièrement bénéficie de notre
hospitalité, qui est toujours une faveur.
L'étranger n'a aucun droit à se maintenir chez nous
au delà du temps que nous lui avons imparti. Il est donc
inconcevable qu'un gouvernement de droite accède à
une telle revendication, par nature extrémiste, qui
consiste à donner ce droit de séjour
perpétuel, non seulement à un étranger, ce
qui est déjà choquant, mais à un
étranger qui a commis un crime ou un délit. Ce
dernier a violé les lois de l'hospitalité. Son
expulsion n'est pas une peine, à proprement parler, mais
la fin d'une faveur.
Le lobby de la prétendue "double peine", qui est le lobby
de la délinquance immigrée, monte en épingle
certains cas particuliers : tel Algérien est arrivé
en France à onze ans ; il a épousé une
Française, ses enfants sont Français (en vertu du
droit du sang !). Peu importe qu'il soit un
multirécidiviste de la violence : on nous explique qu'il
ne faut pas punir ses pauvres enfants en renvoyant leur
père en Algérie. Mais les enfants ont
déjà été privés de leur
père pendant qu'il était à la Santé.
Faut-il dispenser les pères de famille de la prison ? Ce
n'est pas encore prévu par la loi, qui dit, au contraire,
qu'un délinquant peut être déchu de
l'autorité parentale...
Le lobby de la délinquance immigrée n'avait pas
convaincu le gouvernement Jospin d'accorder un droit de
séjour perpétuel aux crapules, aux malfrats, aux
truands de nationalité étrangère. Mais le
maire-député R.P.R. de Versailles, Etienne Pinte,
s'est fait leur avocat auprès du ministre de
l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui lui a donné
satisfaction dans son projet de loi sur l'immigration. A quelques
exceptions près : on pourra encore expulser un
terroriste... mais non un trafiquant de drogue !
En donnant aux délinquants étrangers des droits
qu'elle fait prévaloir contre ceux de la nation, cette
mesure scandaleuse réalise une inversion des valeurs qui
entache d'infamie ceux qui l'ont proposée. Nous nous
battrons pour qu'elle ne soit pas adoptée et, si jamais
elle l'était, pour qu'elle soit abrogée le plus
tôt possible. Les criminels étrangers doivent
quitter la France.
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