La guerre d’Irak et l'immigration
EDITORIAL
par Henry de Lesquen
Président de Voix des Français-Renaissance 95
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Notre association est engagée dans
un combat difficile pour sauver l'identité nationale de la
France, menacée de submersion par une immigration massive
en provenance du tiers-monde. Elle n'a pas vocation à se
prononcer sur des questions de politique internationale, comme la
guerre engagée par les États-Unis contre l'Irak.
Nous devons respecter les points de vue de nos adhérents,
qui sont probablement fort divers sur le sujet. Il serait
déplacé d'entretenir, ici, une quelconque
polémique, qui ne pourrait que nous diviser inutilement et
ferait le jeu de nos adversaires. Je me bornerai donc à
vous soumettre quelques réflexions sur les retentissements
que la crise actuelle peut avoir, indirectement, sur le
problème de l'immigration dans notre pays.
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1. Quelle
que soit la suite des événements, la guerre ne
manquera pas d'aviver l'humiliation, les rancœurs et la
haine des masses arabes et musulmanes, partout dans le monde,
contre les chrétiens et les Occidentaux en
général, amalgamés aux Américains. On
entend déjà monter des minarets les appels au
djihad contre la "croisade". Je ne crois nullement, pour ma part,
que l'attitude de la France aux Nations-Unies puisse favoriser la
prétendue "intégration" des immigrés, comme
on l'entend dire ici ou là - le mot, du reste, ne veut
rien dire de précis. Au contraire, la guerre amène
les Beurs à retrouver leurs racines, qui sont ailleurs,
au-delà des mers, et ne peut qu'aggraver, à terme,
les tensions entre ceux-ci et les Français de souche.
2. Nous ne
pouvons pas compter sérieusement sur les Américains
pour nous aider à défendre notre identité
nationale contre la menace islamique ou les pressions
migratoires. En Bosnie, au Kossovo, ceux-ci ont installé
de nouveaux États musulmans aux portes de l'Europe. Et
s'ils ont attaqué les Talibans, qui abritaient Ben Laden,
ils s'en prennent maintenant, en Irak, à un régime
d'inspiration laïque. De plus, les États-Unis se
considèrent comme un modèle, qu'ils veulent
exporter dans le monde entier ; or, ils ont choisi de devenir une
société multiraciale et multiculturelle, où
les blancs seront minoritaires à terme, comme c'est
déjà le cas dans leur armée.
3. Ainsi,
pour arrêter l'immigration et, demain, pour organiser le
départ des immigrés non assimilables vers leur pays
d'origine, la France ne devra compter que sur ses propres forces.
Elle ne pourra préserver son identité que si elle a
gardé sa souveraineté. Il ne suffira pas, à
cet égard, qu'elle ait une bonne diplomatie. Il lui
faudra, en outre, reconstituer une armée digne de ce nom,
dotée d'importants moyens matériels et humains.
Pour nous faire respecter dans le monde et peut-être aussi
pour rétablir, un jour, l'ordre dans nos banlieues, nous
devons redevenir une puissance militaire et consentir pour la
défense de notre pays un effort budgétaire qui soit
à la hauteur de nos ambitions.
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