VOUS AVEZ DIT: "SANS PAPIERS" ?

La presse ne cesse de parler de "sans papiers". Et beaucoup de nos amis reprennent, sans réfléchir, ce vocabulaire piégé. Le terme de "sans papiers" désigne apparemment une victime, à qui une administration tatillonne refuse les "papiers" auxquels elle a droit... Mais la réalité est bien différente, En vertu du droit positif, c'est à dire de la législation en vigueur, un soi disant "sans papiers"' est un délinquant passible d'un an de prison. L'article 1;9 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France (modifiée notamment en 1992 et 1998), est ainsi rédigé., "L'étranger qui a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles 5 et 6 (qui fixent les conditions de l'entrée en France) ou qui s'est maintenu sur le territoire français au delà de la durée autorisée par son visa sera puni d'un emprisonnement d'un an.. "

Cet article n'est presque jamais appliqué. Il n'en demeure pas moins qu'il définit un délit. Il ne faut donc pas parler des "sans papiers", mais des "immigrés illégaux", ou tout simplement des "illégaux". On ne peut plus dire que ce sont des immigrés clandestins, car ils ne restent pas dans la clandestinité, lorsqu'ils occupent nos églises !

Lorsque des immigrés illégaux ont envahi la basilique royale de Saint Denis, ils ont porté atteinte à l'honneur de la France, à travers ce symbole glorieux. Le gouvernement a été, dans cette affaire, d'une faiblesse insigne. Le ministre de l'Intérieur aurait dû ordonner leur arrestation immédiate. Au lieu de cela, il a annoncé qu'il allait étudier les dossiers cas par cas, ce qui signifie qu'au moins une partie de ces fauteurs de trouble va obtenir gain de cause... Certes, bien des immigrés illégaux sont. dans une situation pitoyable, qui suscite la compassion, Mais c'est dans leur pays d'origine qu'iI faut les aider éventuellement, et non chez nous. La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde, comme l'a dit un jour Michel Rocard. Si nous voulons qu'elle survive, c'est à elle, notre mère patrie, que doit s'attacher en priorité notre générosité.

Le laxisme du gouvernement est encore moins pardonnable à l'égard de ceux qui aident les immigrés illégaux à venir ou à rester en France. Pour ceux là, l'article 21 de l'ordonnance de 1945 prévoit des sanctions sévères. "Toute personne qui, alors qu'elle se trouvait en France, aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France sera puni a d'un emprisonnement de cinq ans .. . (Ces) infractions sont punies de dix ans d'emprisonnement... lorsqu'elles sont commises en bande organisées. ',

Nous jugerons le nouveau gouvernement à ses actes. Il lui appartient de rétablir l'ordre républicain, et donc de combattre l'immigration illégale avec les moyens que lui donne la loi.

Henry de Lesquen
Président de Voix des Français Renaissance 95
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