
Je demeure en banlieue, dans une
région fortement urbanisée.
Dans le secteur, il y a un bon nombre d'immeubles, type HLM,
où demeurent notamment, beaucoup de Maghrébins et de
noirs et je suis leur cible depuis plusieurs années. Voici
ci-après, le récit de quelques agressions :
- Lisant des journaux sur un banc public. J'ai regardé
machinalement venir deux individus munis d'un grand tournevis.
Mécontents, ils m'ont donné un coup violent sur la
tête. Dépôt de plainte le lendemain. Pas de
suite.
- Allant faire des courses, un individu m'a interpellé puis
m'a cogné. J'ai tenté de me défendre. D'autres
sont arrivés ! Tabassage à deux reprises et vol de
bijoux, souvenirs de ma mère. Dépôt de plainte
avec certificat. médical : "Excoriations cutanées sur
le thorax. Le maximum des lésions se situe sur le visage et
la tête. Hématome de 5 cm en avant de l'oreille droite
et brèche visible sur le tympan droit". Sans suite : "auteur inconnu".
- Plus tard, j'ai pris des photos de mes agresseurs :
identification. Avocat, plainte, tribunal, enquête,
auditions par juge d'instruction. Karim a reconnu une gifle mais
pas le vol et ne s'est pas présenté à la
confrontation. Contradictions dans les auditions de témoins.
D'où non lieu. Appel devant la chambre criminelle incluant
demande de confrontation avec Karim, Selim et Mohammed :
Confirmation du jugement. En Cassation : pourvoi
irrecevable. Pendant cette procédure, poursuite des
agressions :
- Lisant dans un square, insultes de loin : "nique ta mère"
et autres par un individu qui a passé son couteau sous mon
cou à plusieurs reprises.
- Dépôt de plainte de mes agresseurs, avec faux
témoignages m'accusant de viol, d'embêter les petites
filles, de propos obscènes ... Auditions et confrontations
au tribunal : J'ai été relaxé.
- Netry, 14 ans, m'a menacé avec une grosse branche d'arbre
et une autre fois avec un pit-bull.
- Accusation de drogue. Perquisition chez moi. Et les policiers
m'ont emmené menotté dans le dos au commissariat,
déshabillé. J'ai été relaxé.
- Allant en courses, agression à coups de gourdin. Constat
demandé par le commissariat à l'Unité
médico-Judiciaire : "Ecchymoses sur le flanc gauche,
10ème et 11ème côtes cassées".
- Agression de B... prétendant que je tournais autour de sa
femme et des enfants. Constat hospitalier : "coups et
céphalée, traumatisme crânien avec perte de
connaissance, contusions thoraciques, plaies cutanées du
dos". Plainte sans suite.
- D'autres agressions de B..., verbales, humiliantes, souvent
menaçantes même avec un cutter sous la gorge. Plainte,
convocation en Maison de justice où il s'est engagé
à rester tranquille si je retirais ma plainte mais ce ne fut
pas le cas.
- Un soir, des coups répétés sur ma porte
palière me l'ont fait ouvrir. Une jeune femme a foncé
dans mon appartement. J'ai pu la sortir mais une équipe est
montée et avec force coups de pieds
ont fracturé la porte. Plainte. Sans suite mais
dégâts constatés.
- Passant dans un square, agression par 4 ou 5 personnes. Les
policiers m'ont conduit à la clinique. Constat: "Dermobressins au niveau dorsal de la main gauche et à la
base de la face latérale de l'hémithorax gauche. Coup
de laser rouge dans les yeux, lunettes broyées ". J'ai
porté plainte. Sur les photos présentées je n'ai
reconnu personne. Pas de suite jusqu'ici.
- Maintenant je sors avec une canne ferrée. Elle palliera
mes difficultés de défense en raison d'un cristallin
artificiel et. d'une main handicapée, suite chirurgicale
pour doigts coupés. - Je n'ai qu'une petite auto.
Dégradations à moultes reprises; essuie-glaces tordus
et retirés, lunette et porte arrières brisée,
dégâts à l'intérieur et traces d'œufs
frais (dito dans ma boîte à lettres et ma porte
palière), bris de vitres et phares optiques, pierres dans le
pare-brise, traces de pétards éclatés, aile
défoncée.. . Plaintes enregistrées sans
suite.
Note de la rédaction :
Pour des raisons de sécurité que nos lecteurs
comprendront aisément, nous avons tenu à supprimer
toute référence de nom, relative à notre
correspondant, aux lieux où se sont déroulés les
faits, ainsi que la précision concernant les dates de
survenance des événements.
Nous avons tenu à reproduire les faits communiqués par
cette personne, certes d'abord pour honorer sa confiance et son
courage moral qui l'ont amené à nous faire part de ses
souffrances et de ses malheurs.
Mais également parce que de telles péripéties
d'agressions multiples, renouvelées, dont les auteurs sont
majoritairement des personnes issues des zones de non droit,
s'acharnant sur certains résidants en particulier, sont
hélas devenues le lot de nombreux Français. Leur
souffrance de devoir vivre, souvent par manque de moyens
financiers, dans de pareils endroits, ne doit pas être
cachée comme honteuse. Elle doit faire l'objet de notre
compassion et de notre soutien, au moins moral, et si possible au
delà.
Nos colonnes sont ouvertes à ces Français avec une
particulière attention, avec les sentiments de
"l'amitié française" chère à nos cœurs.
Enfin, nous tenions à mettre en évidence l'abandon,
l'indifférence cruelle, dans laquelle la justice tient trop
souvent les victimes de ces agressions sauvages, aggravant ainsi
leurs difficultés pour vivre ces épreuves.