En écho à la lettre de M. l'ambassadeur A Smitsendonk de la page précédente, l'actualité française nous apporte quasi quotidiennement des informations sur la naissance de "communautés" turques un peu partout en France. Souvenons nous des événements survenus en décembre dernier à Barr en Alsace. Nous apprÎmes alors avec surprise que, sur 6.000 habitants, cette commune comprenait 1.000 Turcs ! Aujourd'hui, nous livrons à nos lecteurs les informations qui nous sont parvenues de Bretagne. Une adhérente nous a adressé des documents présentés ici. Nous laissons à nos lecteurs le soin de tirer les conclusions que leur inspireront ces "nouvelles de Bretagne"...

Mme X, du Morbihan, le 2 avril 2002

Cher Monsieur,
Suite à notre récente conversation téléphonique, je vous fais parvenir photocopies des deux articles parus dans la presse locale au sujet de la nouvelle association culturelle turque d'Auray, plus ou moins, si j'ai bien compris, émanation de celle existant à Vannes ...
Je comprends la crainte des riverains, mais comme je vous l'ai indiqué, je n'ai pu obtenir nulle part aucune information complémentaire concernant l'action des opposants. Quant aux convaincus, il suffit probablement d'un thé à la menthe pour les convertir à la nécessité de cette association... et bientôt les contribuables payeront la construction de la mosquée...
Il n'empêche que si le petit entrefilet que vous souhaitez inclure dans le prochain bulletin concernant les errements de Concarneau et les méfiances suscitées à Auray par l'association turque pouvaient trouver quelques échos réfléchis, j'en serais ravie! Permettez-moi de préciser réfléchis. car, trop souvent, des gens un peu exaltés s'emballent sur une question et font plus de mal que de bien... Bien cordialement vôtre.

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De ce qui nous est ainsi communiqué, nous pouvons noter qu'une Bretagne, considérée par beaucoup jusqu'à récemment comme étant épargnée par l'immigration extra-européenne, est une notion à revoir sérieusement!
Ainsi, nous apprenons que des villes telles que Vannes, Lanester, Auray, possèdent des "communautés turques"... A ces informations s'ajoutent les suivantes, obtenues par ailleurs : à Concarneau, une "communauté turque" d'environ 150 personnes va être installée dans un lotissement que va construire et aménager à cet effet la municipalité (socialo-communiste). Des pavillons HLM vont être construits, pour loger ces personnes que ... Quimper ne peut (ou ne veut plus?) loger. N'est-ce pas instructif ?.. Nous attendons avec intérêt vos réactions! Qui peut nous dire où s'arrêtera cette "turquisation" de la Bretagne? /
Les personnes habitant la région d'Auray et de Concarneau-Quimper désireuses de s'intéresser à ces faits et d'agir avec notre correspondante du Morbihan sont priées de nous contacter. Merci !
Le cadre de la Coordination serait propice à cette action. Soyons des gens de terrain, agissons concrètement!

Auray ville - Quartier de la gare - "l'Hebdo" - Mercredi 5 décembre 2001

L'association culturelle turque veut être comprise et intégrée

L'association ACTA (association culturelle turque d'Auray) a enfin trouvé des locaux dans les anciens bâtiments "Soyer" au 146, rue Abbé Philippe-Le-Gall. Depuis le mois d'avril, les bénévoles se relaient pour faire naître un véritable centre culturel mais cette arrivée ne plaît pas à tous les riverains du quartier ; une pétition a même circulé... " Depuis l'arrivée des premiers Turcs à Auray dans les années 1970, cette communauté à toujours souhaité se regrouper. La première véritable association auréenne a vu le jour en 1994 mais depuis avril 2001, elle a trouvé un nouveau souffle. Depuis son assemblée générale du 8 avril un nouveau bureau a pris de nouvelles orientations.

Première tentative à Crac'h
Tout d'abord, l'association a changé de nom et est devenue association culturelle turque d'Auray (Acta), En deuxième nom, elle a aussi choisi celui d'un saint homme, Mecscid-i Seyyid Abdülkadir-i Geylâni, dénomination qui peut être comprise par tous les Turcs mais aussi par tous les Arabes. Aujourd'hui, forte de 36 adhérents l'association présidée par Kérim Sen, espère accueillir de nouveau membres :
"La communauté turque compte 126 femmes, hommes et enfants sur Auray"
Mais cette association est ouverte à tout le monde, insistent les membres du bureau : " Aux Français ! D'ailleurs l'un d'entre eux, Anthony Hervo, électricien d'Auray en fait partie, il a refait toute l'installation électrique de notre local."
Avant cette installation à Auray, l'association avait essayé, en vain, de s'installer ailleurs : "Nous avions trouvé un terrain, Il y a un an et demi, dans la zone du Moustoir à Crac'h mais le maire de cette commune a refusé notre venue. Raison invoquée : cette zone n'est pas prévue pour les associa tions, pourtant, gérée par le Sivom, nous avions eu l'accord du président de l'époque car nous voulions être dans une zone, loin des habitations car l'on sait que ce type de centre culturel peut être parfois bruyant pour les riverains."

" Préserver nos jeunes "
" L'objectif de ce lieu est de permettre à ses membres de se rassembler mais aussi de permettre à notre jeunesse, d'être encadrée pour lui éviter de tomber dans les travers des grandes villes, (alcool, drogue, vols, bagarres, maladies sexuellement transmissibles. En plus des deux salles de prières (l'une réservée aux femmes, l'autre aux hommes), le centre culturel abrite un petit bureau et une grande salle avec coin café dans lequel les Turcs aiment se retrouver autour d'un thé, Prochainement, une petite épicerie de produits importés de Turquie devrait aussi voir le jour, à l'image de ce qui se fait déjà dans les deux centres cultllrels turcs de Vannes et Lanester; mais ici, comme le veut la coutume, on ne trouvera ni boissons alcoolisées, ni jeu d'argent On espère aussi développer des actions culturelles et pourquoi pas, un jour, créer notre propre équipe de foot... "

Journée portes-ouvertes
Mais l'arrivée de ces nouveaux voisins et de cette " mosquée " n'a pas été vue d'un bon œil par tous les riverains : ils ont fait une pétition, ils ont écrit au maire et ils ont porté plainte à la gendarmerie malgré notre discrétion. " Alors, après la fin du ramadan (15 décembre), les Turcs envisagent de faire une portes ouvertes. " Nous ferons un méchoui et des grillades pour que les riverains viennent voir. En échange, on aimerait bien un peu plus d'ouverture d'esprit. "

J-F.B. Association culturelle turque d'Auray, 145, rue Abbé-Philippe-Le-Gall. tél. : 02 97 56 34 46

Autres courriers

M. Dantan - Paris

Aide au retour digne

Si beaucoup de "jeunes" étaient des étudiants "de bonne famille" préparant l'ENA, Polytechnique, ou fréquentant Louis Le Grand, s'ils exerçaient comme un certain nombre depuis longtemps dans notre pays, une profession libérale ou indépendante avec le style de vie et l'éducation qui vont de pair, le phénomène de rejet existerait-il ? Je ne le crois pas ! Il est avéré que le racisme ou la xénophobie se règlent à un certain niveau hiérarchique de la société. Ils s'arrêtent toujours là où commence à s'imposer une certaine distinction de tenue et de langage, là où se révèlen_ à égalité, le souffle de l'esprit et de la culture.
Il y a quelques années, lors d'un débat TV en face à face avec M. Harlem Désir, alors Président de SOS Racisme, M. Philippe de Villiers était apparu en compagnie d'une personnalité africaine de haut rang et d'éminente culture (diplomate en stage, je crois). Loin de prétendre à l'intégration, études accomplies, ce citoyen ambitionnait un retour actif vers son pays d'origine, afin de contribuer à son évolution économique et sociale en collaboration avec son gouvernement, et sans doute, participer à l'instauration d'un "Organisme de sécurité, de santé et de retraite".
Inspirée par cet exemple et frappée au coin du bon sens civique, cette solution aurait dû depuis longtemps faire son chemin dans l'esprit des chefs d'Etat, de part et d'autre concernés. Comme le diplomate africain privilégié, dans le cadre de sa future fonction, faire en sorte de redonner à la plupart des immigrés une conscience nationale qui les inciterait à un retour vers leur pays, bien entendu après accord entre les Etats impliqués et avec l'assurance d'une aide bilatérale. Avec, de la part de ces populations et à leur niveau, le même souci et la même volonté de participation.


Mme D. A - Soissons, Aisne

Français pour 150 Francs

Après avoir mis en fuite avec mon époux une petite bande de "sauvageons" qui s'apprêtait à commettre des "incivilités" dans le hall d'entrée de la résidence, deux "Grands Frères" surgissent et commencent à nous injurier copieusement:" On n . . . la France, les Français et les Françaises etc... " le tout sous les regards bovins de nombreux Français, lesquels ont baissé la tête, déjà mûrs pour le statut de Dhimis !
Après nous avoir "épargnés" pour cause de... ramadan (mais oui !) l'un des Grands Frères à brandi sa carte d'identité française et avec rire et mépris a déclaré qu'il était: " Français pour 150 francs! " Quel affront, quelle blessure!
Le comble n'est-il pas que cette agression verbale nous a été assénée alors que nous quittions notre domicile accompagnés d'un ami Africain du Congo-Brazzaville, lequel est intervenu pour faire cesser les insultes des "Grands Frères". Il est à noter que la présence d'un Africain à nos côtés n'a nullement dissuadé les agresseurs de s'en prendre à nous. On peut penser même que cela les a rendus furieux de voir ce "traître" nous côtoyer.
Pour conclure, comment ne pas voir que ce "Droit du sol", cette carte d'identité distribuée comme on distribue des cacahuètes, font que ces personnes nous haïssent et, inassimilables, nous méprisent au delà de l'entendement. Mépris renforcé par le contexte géopolitique actuel et par la confondante lâcheté des politiciens.

Mme Marguerite Fournier - Paris

Le langage, témoin impartial

Par quelle aberration peut-on parler de "couvre-feu" pour une interdiction de vagabondage nocturne des moins de treize ans ?
C'est que le délit de vagabondage, comme celui de mendicité, a été supprimé du code ; dès lors, toute interdiction de sortie solitaire nocturne est un "couvre-feu".
La liberté des uns ne s'arrête plus là où commence celle des autres. Faute de désigner ou de voir les véritables causes du mal - espace Schengen avec frontières sans responsables et modifications profondes de notre code - la droite se défend mal d'imposer un "couvre-feu" (souvenir honni !) aux gamins qui servent de main-d'œuvre à "l'économie parallèle".
Ainsi, le vocabulaire ne balbutie pas : il témoigne des carences de la classe politique, qui a accepté ce code et ces accords "européens". En substituant SDF (sans domicile fixe) à vagabond, on a instauré une sorte de légitimité d'inspiration christomarxiste qui permet à l'organisation révolutionnaire DAL de créer un droit des immigrés du monde entier à être logés en France, aux frais du contribuable, voire au mépris de la Constitution. (DAL = droit au squat et, bien sûr, aux "papiers").
Ainsi va la linguistique en "Absurdie", où droite et gauche se laissent entraîner à la suite des trotskistes.
La sécurité n'est pas un droit "accordé" aux Français, c'est un dû qui légitime l'existence même du personnel politique.

M. Philippe Carabin - Québec, Canada, décembre 2001

Regard sur la France d'un Français émigré au Quebec

J'ai bien connu Renaissance 95 et j'ai participé avec vous, avant mon départ de France, à certaines manifestations dans Paris. Comme je l'avais constaté à l'époque, les Français sont endormis et, à la lecture de vos journaux mensuels, la situation ne semble pas s'améliorer.
A Paris, nous habitions dans le 13ème arrondissement et j'ai vu ce quartier changer en l'espace de dix ans.
Cette dégradation, et bien d'autres, nous ont incités à partir au Québec, malgré que mon épouse et moi-même, nous ayons d'excellentes situations. Après des années de combat, il arrive que lorsque on constate que la situation se dégrade continuellement, on finit par ne plus y croire.
Au Québec, il y a de plus en plus de familles françaises venues en voyage d'étude qui souhaitent s'installer en Nouvelle-France.
En dehors de Montréal, l'immigration est faible et les Québécois en général se méfient des immigrés non européens.
Ici les problèmes de violence urbaine, d'insécurité, de délinquance sont pratiquement nuls. On ne verra jamais un chauffeur de bus être attaqué par quiconque ! C'est un peu le jour et la nuit avec ce que j'ai connu en France. Nous avons trouvé en Nouvelle-France la sécurité, une meilleure qualité de vie. Sachez que je suis très triste de voir ce qu'est devenu mon pays. Où est la France de mon enfance ?


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