IMMIGRATION ET INSÉCURITÉ

L'insécurité est au cœur de la campagne électorale. Et pour cause: la délinquance est passée, selon les chiffres officiels, de 500.000 crimes et délits en 1950 à plus de 4.000.000 aujourd'hui! Cette évolution dramatique tient à deux causes principales qui se combinent. La première, c'est le laxisme judiciaire, qu'illustre le nouveau code pénal voté par la gauche en 1993, mis en œuvre par la droite en 1994... La seconde, c'est l'immigration massive des trente dernières années.

On a longtemps occulté le poids de l'immigration dans la délinquance. Les yeux commencent à s'ouvrir. C'est ainsi que Christian Delorme, "le curé des Minguettes", amorce une autocritique: "En France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses... Il en est ainsi de la surdélinquance des jeunes issus de l'immigration, qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons impose l'évidence de cette surreprésentation pour la reconnaître publiquement." Et il ajoute : "Sans doute la modification du peuplement qu'a connue notre pays avec l'installation de populations du Maghreb et d'Afrique noire était-elle inimaginable dans les années 1970... Les enfants des familles maghrébines ont développé une culture autonome et se sentent membres d'une autre nation, celle des cités... De plus en plus, les gens raisonnent à partir de leur appartenance ethnique... Il existe des poches où la population tend à s'autoorganiser, des lieux où les jeunes ne reconnaissent plus les institutions de l'Etat, perçu comme injuste, où ceux qui osent perturber l'économie parallèle sont sanctionnés" (Le Monde, 4 décembre 2001).

Pourquoi l'immigration est-elle facteur d'insécurité? La première raison, que personne n'ose évoquer, par pudibonderie égalitariste, c'est que les hommes et les peuples sont divers et que les immigrés introduisent les conditions sociales de leur territoire d'origine, où la délinquance est en général supérieure à la nôtre. Mais là n'est pas l'essentiel. En fait, les immigrés sont souvent des déracinés qui ont perdu leurs repères culturels ou qui, les ayant gardés, ne s'adaptent pas à des mœurs différentes. Il y a une loi d'hétérogénéité-violence: plus une population est hétérogène, plus la violence a tendance à s'y développer. C'est pourquoi les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles.

Contre cette inflation des crimes et des délits, dont l'immigration est en partie la cause, bien que ce ne soit pas la seule, il faut en finir avec le laxisme judiciaire et châtier les coupables en proportion de leur faute. Il faut aussi revenir au principe républicain de l'assimilation et refuser la société multiculturelle. Les populations immigrées qui n'acceptent pas notre culture et qui se constituent en communautés séparées du corps de la nation doivent être invitées à regagner leur pays d'origine.

Henry de Lesquen
Président de Voix des Français - Renaissance 95
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