
Chers amis,
Je suis sans doute naïf.
Je pensais que l'annonce de la démission de notre Comité d'Honneur si G. Clément était élu Président de notre association était suffisante pour le dissuader de pousser plus loin sa tentative de prise de pouvoir avec le soutien de ses amis.
Il m'en a rien été et nous avons vécu une Assemblée générale très pénible.
C'est une raison suffisante pour m'inciter à faire en sorte que cette crise soit l'occasion de prendre les mesures qui s'imposent pour y remédier, et repartir sur des bases assainies vers une grande politique de conquête.
Je m'adresse essentiellement à tous ceux qui m'ont écrit pour m'assurer de leur confiance, leur fidélité depuis nos débuts, me demander de leur expliquer clairement ce qui se passait, et surtout d'y mettre fin par tous les moyens nécessaires.. Je vais donc être précis, au risque d'être long.
Dès le début il est apparu que G. Clément était venu avec ses fidèles : peut-être une dizaine, qui se sont manifestés bruyamment.
J'ai pris la parole pour dire que chacun pouvait s'exprimer, à la condition d'attendre son tour de parole.
J'ai rappelé la situation présente, en précisant qu'un membre du Comité d'Honneur (M. Vladimir Volkoff) avait déjà démissionné parce qu'il " ne supportait pas les intrigues ", et neuf m'avaient écrit qu'ils démissionneraient, dont six demandaient en outre l'éviction de G. Clément du Conseil d'administration.
J'ai ajouté l'information sur l'importance que nos adhérents attachaient à l'existence du Comité d'Honneur :
70 % démissionneraient si celui-ci disparaissait,
28 % le déploreraient mais ne démissionneraient pas,
2 % n'y attachaient pas une grande importance.
Il apparaît donc clairement que les partisans de G. Clément se situent dans ces 2 % car sinon ils auraient renoncé à le soutenir.
Ensuite j'ai parlé de l'avenir, de ce que j'ai appelé notre " plan de conquête ", qui comporte quatre chapitres :
- l'opération 100 000 tracts/mois.
Elle a démarré jeudi 1er mars. Nous avons adressé 35 000 tracts aux 35 responsables d'équipes de tractage qui se sont manifestés.
Nous enverrons 35 000 autres tracts vers le 15 mars, et encore 35 000 vers le 30 mars. Ce démarrage est chaotique car ces 35 responsables d'équipes qui sont censés répartir les 1 000 tracts reçus entre 10 distributeurs n'ont pas tous une équipe constituée, et, à l'inverse, des volontaires distributeurs de tracts sont isolés, sans responsable d'équipe.
Mais cette opération est entièrement pilotée par M. Patrick Joly, sous la responsabilité de L. Robin, chargé des structures au plan national, et nous nous donnons jusqu'aux vacances pour atteindre l'objectif de croisière : 100 équipes de tractage de 10 personnes, coiffées par 100 responsables, à qui nous enverrons chaque mois 1 000 tracts à répartir entre leur 10 distributeurs.
Pour cela il nous faut des volontaires : Merci de vous inscrire à l'aide du bulletin .
- Une structure de conquête.
Plusieurs d'entre vous ont souligné notre faiblesse en province. Cela est dû au fait que L. Robin est tout seul pour organiser des structures régionales.
Si je suis élu, je vais proposer au nouveau Conseil d'administration, si L. Robin est d'accord, de répartir la tâche entre cinq délégués régionaux, un par zone téléphonique. L. Robin prendra en charge directement la région 1, tout en restant délégué national pour l'ensemble des régions.
Quatre autres délégués régionaux seront chargés d'organiser et piloter les zones 2, 3, 4 et 5. Ces délégués travailleront de concert avec P. Joly pour la mise en place et le suivi de l'opération 100 000 tracts/mois.
- Le développement de nos relations avec les personnalités politiques et les associations proches de nos idées, fonction assurée par G. Hannezo.
- La reprise en main de " SOS Spoliations et Violences " pour :
- - en évaluer le bilan, que G. Clément doit établir.
- la recentrer sur les objectifs qui ont été fixés au départ au cours d'un Comité d'Honneur et précisant clairement qu'il s'agit de mettre en cause les ministres responsables de l'insécurité (Intérieur et Justice).
- décider de la position de cet organe, soit interne, en tant que branche de VDF, soit externe en tant qu'association sœur ayant des liens étroits avec nous.
- désigner son responsable.
Ensuite Philippe Bourcier de Carbon, Président de notre Comité d'Honneur, a dit quelques mots pour rappeler à Georges Clément que nous attendions toujours son bilan écrit de l'opération SOS Spoliations et Violences, qui lui a été demandé par le Conseil d'administration et par le Comité d'Honneur. Il a ajouté qu'il avait été chargé par M. l'ambassadeur Albert Chambon de dire à G. Clément, qui s'est cru autorisé à lui écrire pour lui demander son soutien, qu'il avait d'abord envisagé d'assister à l'Assemblée générale, mais qu'il y avait renoncé car il craignait de sortir des limites du langage diplomatique pour dire à G. Clément ce qu'il pensait de ses agissements.
Ensuite j'ai donné la parole à G. Clément qui a parlé pendant trois quarts d'heure pour exposer son point de vue, avec beaucoup de talent comme à son habitude, et qui a été applaudi bruyamment par sa dizaine de fidèles.
Ensuite j'ai donné la parole aux membres du Conseil d'administration actuel. L. Robin a dit quelques mots sur l'implantation régionale de SOS Spoliations et Violences qui, selon lui, est un échec.
G. Hannezo a ensuite dit quelques mots sur les contacts qu'il avait amorcés avec des personnalités politiques comme J. Myard, Ch. Boutin, Ph. De Villiers, etc.
Enfin, j'ai donné la parole à la salle. Et c'est alors que cela a dégénéré car les seuls qui ont parlé, crié, se levant, discutant, vociférant, interpelant, etc. étaient soit des fidèles de G. Clément, soit des gens qui nous criaient " unissez-vous, unissez-vous, la France est en train de crever et vous vous divisez, nous voulons l'union ", etc. "
Que la France soit en situation très critique, nous le savons. C'est même pour cela que j'ai créé l'association en 1993, et nous n'arrêtons pas de le dire, l'écrire, et avons organisé six ou huit manifestations de rue pour cette raison.
Quant à nous crier " unissez-vous ", nous l'aurions fait si c'était possible. Ph. Bourcier de Carbon s'est employé depuis six mois à tenter de jouer les médiateurs. Il a tout fait pour convaincre G. Clément d'éviter l'épreuve de force, et la mise sur la place publique car cela risquait de créer beaucoup de dégâts. Il s'est heurté à un mur : G. Clément voulait l'épreuve de force et sa mise sur la place publique quelles qu'en soient les conséquences.
Les dégâts sont un énorme gaspillage de notre temps et de celui de nos bénévoles, et un coût financier de 20 000 F pour l'assistance d'un l'expert juridique pour l'instant, environ 15 000 F pour l'envoi du journal 33 bis en supplément du n° 33, soit, pour l'instant 35 000 F environ, ce qui est évidemment énorme pour notre trésorerie.
Il est pourtant clair que si G. Clément avait eu un comportement loyal, convenable, se contentant d'attendre l 'Assemblée générale puis l'élection du Conseil d'administration, en m'informant par avance qu'il souhaitait alors présenter sa candidature, une formule d'" union " aurait été possible, avec l'accord du Comité d'Honneur et du Conseil d'administration.
Mais comment s'unir alors que j'ai appris par un adhérent que des amis de G. Clément avaient adressé à nos adhérents des lettres disant simplement : " en vue de l'Assemblée générale du 3 mars, je vous adresse ci-joint un bulletin que je vous demande de nous retourner en blanc à mon adresse dans l'enveloppe jointe ".
L'adhérent en question avait, en toute confiance, mis le bulletin dans l'enveloppe jointe et allait la poster sans la moindre méfiance, lorsqu'il a reçu le n° 33 bis du journal, et a compris la manœuvre. Il nous a alors adressé son bulletin en blanc, en y joignant la lettre, l'enveloppe, et le bulletin reçu, et en nous exprimant son indignation devant des " manoeuvres aussi malhonnêtes et pour piéger les adhérents " (je cite), car nulle part, le nom de G. Clément n'apparaissait.
Des gens m'ont dit, " mais enfin dites-nous clairement ce que vous reprochez à G. Clément, car vous avez mentionné ses qualités, mais ne dites rien sur ce que vous lui reprochez ".
J'ai voulu répondre à cette question non pas en disant ce que je pensais de lui, mais ce que de nombreux adhérents qui m'avaient écrit pensaient de son comportement. Je n'ai pas pu lire ces messages tant la dizaine d'agités hostiles m'en ont empêché par leurs cris.
Alors je ne vais pas vous retranscrire ces messages d'adhérents choqués par le " putsch ", le " hold-up ", le " complot ", la " tentative d'un intriguant déloyal et malhonnête ", " l'usurpateur qui veut s'installer dans une place toute chaude ", etc. (je reprends les termes de ces messages).
Un adhérent m'écrit également que si l'on prend la peine de lire le programme de M. Clément dans les documents publiés par le n° 33, " on n'y trouve que les poncifs les plus éculés des candidats politiques qui n'ont rien à dire : modernisation, rajeunissement, informatisation, etc. On croirait lire du Bernard Tapie " (là aussi, je cite).
Enfin il faut rappeler que G. Clément a déclaré clairement, devant le Comité d'Honneur, qu'il se moquait d'être diabolisé : cette position est à l'opposé de la nôtre car être diabolisé signifie être ghettoïsé, ce que nous ne voulons pas. Nous tentons et tenterons tout pour abattre le mur des médias et tisser des liens avec toutes les personnalités politiques qui acceptent nos idées, nos écrits, notre combat.
Empêché de parler, j'ai cédé le micro à F. Richier, notre trésorier, et à l'expert juridique que j'avais invité pour éviter toute surprise, pour procéder à la lecture des résolutions, et au vote pour l'élection du Conseil d'administration.
Je ne m'en suis pas mêlé. On a eu droit à l'obstruction systématique, toujours de la même dizaine ou quinzaine d'excités qui avec leurs pouvoirs représentaient 100 à 150 personnes sur 560 donc une faible minorité chaque fois.
Finalement la liste que nous avons présentée a été élue, G. Clément a quitté la salle avec ses amis en nous menaçant d'un recours en annulation.
Je fais l'hypothèse qu'il n'osera pas. Mais s'il ose, cela risque d'être très grave et de nous coûter notre survie. J'ai en effet demandé à notre expert juridique ce qui se passerait s'il lançait cette procédure : il m'a dit que nous risquerions de voir nommer un administrateur judiciaire qui nous paralyserait en bloquant nos comptes, nos chéquiers, donc toutes nos actions, nos journaux, etc. Ce serait alors notre fin, c'est pourquoi j'espère que G. Clément n'osera pas.
Maintenant, si je suis élu, je me propose de :
- - mettre en route le nouveau Conseil d'administration en essayant d'y introduire deux ou trois éminentes personnalités qui m'ont fait part de leur souhait de nous rejoindre, ce qui supposerait que certains acceptent de leur céder leur place puisque le quorum est atteint avec trente élus.
- ... le " plan de conquête " que je vous ai proposé.
- préparer ma succession pour qu'avant la fin de 2001 je puisse céder ma place à une personnalité qui aura l'aval de l'unanimité du Comité d'Honneur, du Conseil d'administration et de nos adhérents.
Merci chers amis de votre fidèle soutien.
Paul LAMBERT
Retour à la page des anciens Journaux 