EDITORIAL

Chers Amis,
Tout d'abord, quelques mots d' information sur le déroulement de notre Assemblée Générale du Samedi 17 Juin qui, dans l'ensemble, a été très animée et chaleureuse, et s'est terminée par un buffet campagnard, rustique mais très apprécié.

Elle a néamnoins été perturbée par une erreur de frappe dans notre journal, qui indiquait comme adresse : théâtre de Neuilly, 16 av. Charles-de-Gaulle alors qu'il s'agissait du 167.
Nous avons pris toutes les mesures pour alerter les inscrits de cette erreur, mais trois dames ont échappé à notre vigilance car leurs inscriptions nous sont parvenues la semaine suivante, et nous n'avons pu que nous confondre en excuses.
Le fait marquant à signaler est un vote qui a été improvisé sur place, motivé par le fait que j'avais mentionné un projet d' article du Père Lelong sur l'Islam.
Le Père Lelong est un adhérent et une personnalité connue, exégète de l'islam, qui a été chahuté lors de son exposé à notre colloque de Novembre dernier, à la suite de quoi Gérard Hannezo l'a rencontré à deux reprises, et a organisé une rencontre à trois, avec moi. Il m'a exprimé un total soutien à notre combat contre notre politique d'immigration, et a manifesté le souhait de s'exprimer dans notre journal pour répondre à l'article intitulé " du fatalisme au fanatisme ", publié dans notre mméro 25.
Nous lui avons donné notre accord, et cela a suscité une polémique au cours de l'assemblée, et la décision d'un vote à main levée sur un texte rédigé à l'improviste, lu par François Richier aux membres présents et destiné à interdire la publication dans notre journal de tout texte non conforme à notre ligne de pensée.
Il y avait 36 présents, 7 ou 8 ont voté contre, 5 ou 6 se sont abstenus, et le reste, soit 20 à 25 personnes, a voté pour. La question est trop sérieuse pour ne pas consulter l'ensemble de nos membres, à titre complémentaire et purement indicatif.
Il ne s'agit pas en effet d'un problème de détail : savoir si nous devons ou pas accepter de publier un texte du Père Lelong, ou de l'ambassadeur Christian Lambert, qui nous accusait d'antiaméricanisme ou de pro-serbisme, etc...
Le problème est beaucoup plus général : c'est celui de notre image auprès de nos adhérents.
Il y a deux thèses en présence :
- La première est que notre journal est un organe de combat, et non de débat, et que par conséquent nous devons refuser la parole aux adversaires de nos thèses.
- La seconde consiste à dire : notre journal est, bien sûr, un organe de combat, nous l'avons prouvé, mais cela ne nous empêche pas de permettre le débat, bien au contraire : quand on a des convictions très fortes, des thèses très solides, on ne craint pas la contradiction ni la controverse.
Il n'est, bien sûr, pas question d'offrir nos colonnes à nos adversaires de la Licra ou SOS-Racisme, mais de permettre aux différentes tendances de notre Association de s'exprimer.
Ainsi l'article de l'ambassadeur Christian Lambert (très ancien adhérent), a suscité beaucoup de réactions d'hostilité, certaines très virulentes, mais également d'approbations, soit de son point de vue, soit de notre attitude de non sectarisme, et de courtoisie à son égard.
Et ce n'est pas fini, car encore récemment un membre de notre comité d'honneur a écrit pour exprimer le souhait que nous mettions fin à " nos positions anti-américaines ".
Dieu sait pourtant si nous avons expliqué que nos articles dénonçant les " lobbies mondialiste " n'avaient rien à voir avec de l'anti-américanisme.
Nous publions donc dans ce numéro le texte du Père Lelong, parce que Gérard Hannezo et moi-même nous y sommes engagés, mais nous publions également, en guise d'antithèse, un texte qui nous avait été commumiqué par Mme Yrissou, et dont nous n'avions publié qu'un extrait. Cette fois, à sa demande, nous le publions in extenso, et y ajoutons un texte du Général Salvan, grand connaisseur de l'Islam.
En outre, nous vous demandons de voter démocratiquement à l'aide du bulletin joint, pour l'une des deux thèses en présence. Nous vous informerons des résultats de ce vote, destiné à déterminer l'image de notre association auprès de nos adhérents.

Venons-en maintenant au référendum décidé par M. Chirac sur le quinquennat. Passons sur ses incessantes volte-face car, comme le disait M. Edgar Faure, ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est le vent. Cet événement pose une question de fond car nos problèmes dont le premier, le plus urgent, le plus grave, est notre politique d'immigration, ne seront pas résolus par une nouvelle Jeanne d'Arc, ils ne peuvent l'être que par le réveil du peuple français. Ce réveil doit se manifester de la façon la plus simple en démocratie : le vote.

Il y en a deux sortes :
- Le vote pour désigner un candidat
- Le vote de réponse à une question posée.
Le premier cas se posera en 2001, puis en 2002 à deux reprises, donc trois fois au total.
Le second se pose aujourd'hui pour le référendum de Septembre. Je vais donc proposer une réponse générale sur l'attitude qui nous paraît la plus constructive dans tous les cas de figure. En commençant par le premier cas.
Notre objectif doit être de chasser, par les élections à venir la totalité de nos dirigeants passés et actuels lorsqu'ils portent la responsabilité de la gravité de nos maux. Or c'est nous qui les avons élus, ou ce qui est bien pire, qui les avons laissé élire en nous abstenant lors des élections. Il nous appartient donc de réparer le mal, par un séisme salvateur, impliquant trois règles absolues :
. La première est que chaque Français s'impose de voter,
. La seconde est l'application du principe : " Sortez les Sortants " lorsqu'ils éludent délibérément nos vrais problèmes et chaque fois qu'il y a une alternative crédible au "sortant", donc un candidat présentant haut et fort un programme de solutions radicales à nos maux.
- La troisième est qu'en cas de non alternative d'un candidat crédible ou en cas de référendum truqué ou alibi, de voter blanc, mais en aucun cas de s'abstenir de voter.
Si ces trois règles sont appliquées à toutes les prochaines élections, nos maux s'avéreront curables, et seront curés.
En effet, prenons le cas moyen des élections récentes, où l'on a eu environ 55% d'abstentions et 5% de votes blancs ou nuls, soit 60% au total de suffrages non exprimés, et 40% de votants. Dans ce cas de figure, un député ayant été élu avec une majorité de 30% de votants peut se considérer actuellement connne parfaitement légitime, bien qu'il ne soit l'élu que de 30% des 40% de votants, donc 12% du corps électoral.
Il peut se considérer comme légitime parce qu'il peut légitimement supposer que les 60% de non votants n'expriment qu'une indifférence de l'électeur au scrutin, qu'il manifeste par son abstention.
En revanche si les 60% d'abstentionnistes se transfonnent en 60% de votes blancs, signifiant non pas une indifférence, mais un rejet de tous les candidats dont lui-même, il ne pourrait plus se considérer comme légitimement.éIu puisque le scrutin signifierait qu'il est rejeté par 88% des électeurs.
Peut-on croire que cela n'aurait aucune conséquence sur le comportement des élus dans de telles conditions d'illégitimité flagrante de leurs mandats, et qu'il n'y aurait pas de mouvement populaire pour exiger de nouvelles élections avec de nouvelles têtes jusqu'à ce que les élus représentent vraiment la majorité du peuple ? Croit-on vraiment que pourrait, dans ces conditions, se perpétuer le petit jeu de nos élus consistant à promettre des mesures pendant la campagne électorale, pour les oublier et faire le contraire aussitôt élus, comme M. Chirac en 1995, qui avait promis une baisse des prélèvements, un référendum sur l'éducation nationale, et une "politique sans complexe et sans faiblesse" sur l'immigration ?
L'abstention dans l'état où se trouve actuellement la France est me attitude totalement négative, qui en est la cause profonde car elle perpétue la réélection des responsables de tous nos maux, en leur permettant l'interprétation d'indifférence.
Le vote blanc en revanche est essentiellement positif et curatif : car il signifie le rejet, et devient aussi un atout majeur à notre disposition pour le renouvellement de nos dirigeants, qui conditiorme la guérison de nos maux...
Le vote blanc est un acte de COMBAT, l'abstention est un acte de DÉSERTION, et, si le premier est, pour l'instant, ignoré c'est parce qu'il est en infime minorité par rapport au second il ne pourra plus l'être si les rapports s'inversent.
Venons-en maintenant au cas précis qui nous préoccupe aujourd'hui, le référendum alibi qui ne sert qu'à détourner l'attention des Français sur une question qu'ils ne se posent pas, donc à tricher en occultant les vrais problèmes : LA SEULE REPONSE, A MON AVIS, EST LE VOTE BLANC :
Voter OUI ou NON signifie qu'on approuve ce référendum de tricherie et qu'on s'intéresse à la question posée.
S'abstenir peut être interprété comme une simple indécision, une hésitation sur le choix.
SEUL LE VOTE BLANC SIGNIFIE LE REFUS DE TOMBER DANS LE PIEGE DE LA TRICHERIE.
Si la majorité des Français votait blanc, exprimant ainsi son rejet de ce "référendum alibi", qui peut croire que cela serait sans influence sur la suite !
Précisons que le vote blanc consiste à mettre dans l'enveloppe une feuille blanche, au format d'un bulletin de vote, pour ne pas être considéré connne un vote nul, ce qui n'a pas du tout la même signification.
Voilà, chers amis, ce que je voulais vous dire pour cette rentrée, en vous remerciant encore une fois de votre soutien à notre combat sans lequel nous ne serions rien.
Soyez assurés chers amis de mes sentiments les plus chaleureux.

Paul LAMBERT



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