
Dans notre journal J18 (de septembre), j'ai présenté notre analyse des élections européennes de juin.
J'écrivais que, étant totalement indépendants de tout parti politique, nous devions nous interdire d'orienter le choix de nos adhérents, mais qu'en revanche, cela nous donnait toute liberté d'exprimer nos jugements sur les résultats.
Dans le N° 19 (octobre), je disais que des membres de notre comité de rédaction m'avaient reproché des jugements qu'ils avaient estimés susceptibles de choquer certains lecteurs. En conséquence, je vous demandais d'exprimer vos critiques de cette analyse.
Les résultats sont que 80 % de nos lecteurs n'ont pas réagi, les 20 % qui se sont exprimés l'ont tous fait dans un sens très favorable, et nous avons reçu en tout et pour tout deux lettres de désapprobation.
A ces deux lettres je réponds simplement et encore une fois que nous défendons nos idées en toute liberté vis à vis des hommes politiques, et nous refusons absolument de prendre parti pour ou contre tel ou tel, car il est assez grand pour parler, agir, et convaincre.
Les jugements, en politique, ne se situent pas au niveau rationnel, mais au niveau affectif. Or personne ne se ferait tuer pour défendre que deux et deux font quatre, alors qu'on se fait tuer pour défendre ses idées, sa famille ou sa patrie. Les données rationnelles se démontrent, les sentiments ne se discutent pas.
Cela étant dit, l'essentiel est le sens, la validité, la crédibilité de notre combat.
Celui-ci est juste, et j'attends qu'on nous prouve le contraire avec des arguments et non pas des insultes, comme par exemple celles du Député socialiste de
Meurthe et Moselle Jean-Jacques Denis, à qui nous avons envoyé (comme à tous les autres Députés) les deux articles publiés par Le Figaro "La lâcheté, le déshonneur, et la guerre" (paru dans 115), et "Le prélude à la guerre civile" (paru dans notre dernier numéro 120), et qui m'a répondu: " Pauvre abruti, Prière de ne plus nous envoyer vos immondices". Je lui ai répondu simplement pour lui demander d'avoir l'amabilité de me préciser quels étaient les mots, ou les phrases, ou les paragraphes dans ces deux articles qui méritaient le qualificatif d' " immondices".
Or quel parti politique est actuellement en mesure de mener ce combat, en le voulant et en le pouvant? Ceux qui le voudraient ne le peuvent pas, et ceux qui le pourraient ne le veulent pas.
C'est pourquoi les actions d'associations transpolitiques comme la nôtre deviennent essentielles car elles
s'adressent au peuple français, dans son ensemble. Notre seul problème se résume à notre nombre. Si nous étions 40 ou 50 000, au lieu de 4 000, nous deviendrions une force irrésistible. C'est pourquoi nous cherchons tellement à développer nos actions de tradage, grâce à vous, nos colloques en province, grâce à vous, nous comptons beaucoup sur l'action de "SOS Spoliation et Violence" sous la conduite de G. Clément, sur l'impact du colloque organisé par G. Hannezo le 19 novembre, sur la mise en place d'une structure au plan national pilotée par L. Robin, et également sur les manifestations de rue, que nous avons abandonnées pour l'instant, mais que nous espérons pouvoir reprendre prochainement, en nous appuyant sur le traumatisme, révélateur pour beaucoup de gens, du " Syndrome Vauvert".