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Montesquieu se gaussait des Parisiens qui demandaient : "Comment
peut-on être persan ?" On n'oserait plus aujourd'hui
s'interroger sur les mérites des sociétés exotiques.
C'est de nous-mêmes au contraire que l'on nous invite à
douter, comme le montre l'affirmation de M. Claude Allègre
: "Il n'y a pas de Français de souche..."
En lisant son interminable article, qui occupe toute une page du
Figaro du 27 janvier 2010, on était accablé par l'insondable
sottise de ses élucubrations sur notre identité nationale
: pour Allègre, la France ne commence pas au baptême
de Clovis ni à la bataille de Bouvines, pas même en
1789, mais en 1946, avec la création de la sécurité
sociale ! Laquelle, on le sait, intéresse au moins autant
les immigrés que les Français de souche...
Une offensive délibérée contre
l'identité
Comment peut-on être français de souche, en dépit
deM. Allègre ?On aurait tort de s'amuser de l'évidente
absurdité de ses propos. Comme ceux du ministre de l'immigration,
Eric Besson, et ceux de Nicolas Sarkozy lui-même («
La France d'après (...), c'est une France où
l'expression "Français de souche" a disparu
»), ils participent d'une offensive délibérée
contre ce que nous avons de plus précieux : notre identité.
En subvertissant lesmots, le but est d'imposer aux Français
un principe nouveau en vertu duquel la France serait un contenant
sans contenu déterminé, ouvert à tous les vents
mauvais de l'immigration. Paul Doumer nous avertissait déjà,
il y a un siècle : "N'écoutez pas les sophistes
qui professent un cosmopolitisme dissolvant, qui nient la patrie
et qui répudient le devoir. Ce sont des ennemis publics.
S'ils étaient suivis, ils précipiteraient la France
vers la décadence et lamort, comme leurs aînés
ont fait de la Grèce et de Rome." (Le Livre
de mes fils, 1906).
Soyons fiers d'être des Français de souche, n'en déplaise
àMonsieur Allègre. Nous devons, en tant que tels,
être animés par la volonté de perpétuer
l'inestimable héritage que nous avons reçus indivis.
Assimilation et assimilabilité
Les Français de souche sont de vrais Français, par
opposition aux Français de papier, c'est-à-dire à
ces gens issus de l'immigration qui ont reçu la nationalité
française sans être réellement devenus français.
Mais je ne conteste pas qu'il y ait une troisième catégorie
: les immigrés qui ont réussi leur assimilation à
la communauté nationale. L'assimilation est la clé
du problème, elle ne se confond pas avec une prétendue
"intégration" qui ne signifie rien. Encore faut-il
admettre que l'assimilabilité ne se décrète
pas. Sans faire acception de quiconque en particulier, il est clair
que les masses venues du tiers monde sont inassimilables en raison
de leur religion ou de leur race. La question musulmane et la question
noire se conjuguent pourmenacer la France d'éclatement.
Le salut de la patrie est au bout de nos idées et donc de
nos paroles. Avec Voix des Français, soyons l'âme de
la résistance française à l'idéologie
cosmopolite d'Allègre, Besson et consorts !
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