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De
plus en plus actifs à Paris, les jeunes militants du Projet-Apache
défendent avec humour et efficacité nos valeurs et
notre identité. Rencontre avec l’un de ses dirigeants.
On a beaucoup entendu parler du Projet-Apache, ces dernières
semaines. De quoi s’agit-il ? Né fin 2008,
le Projet-Apache a pour vocation de rassembler les jeunes identitaires
parisiens et franciliens. Il s’agit d’une initiative
politico-culturelle destinée à rassembler les filles
et les fils de Paris fiers de leur histoire, de leur identité
et de leurs racines. Nous refusons d’être les derniers
Mohicans d’un peuple et d’une culture assiégés
de toute part. Face au monde moderne cosmopolite, uniformisé
et aseptisé dans lequel nous vivons, nous avons décidé
d’affirmer et de faire revivre notre identité locale.
Nous avons donc placé notre action sous le double patronage
du dernier grand peuple amérindien, chassé puis parqué
dans des réserves par les envahisseurs, et des « apaches
» parisiens, bandes de mauvais garçons en lutte contre
la société bourgeoise et ses injustices, qui arpentaient
Paris au début du XXe siècle. La police les désignait
alors comme « la plaie de Paris » : nous souhaitons
quant à nous incarner la plaie du Système.
Quelques
affiches de propagande du Projet-Apache – sous son nom propre
ou, page suivante, celui d’une de ses émanations, le
Cercle Sainte-Geneviève – en lutte pour préserver
l’identité française et plus spécifiquement
parisienne.
Pour sortir de la grisaille et du marasme, nous comptons agir quotidiennement
et assurer une présence concrète sur le terrain.

Comment ?
Nous visons plutôt une prise de pouvoir progressive à
Paris, « par le bas », en plaçant le Projet-Apache
comme tête de pont de projets politiques bien sûr, mais
également culturels, associatifs, musicaux, artistiques,
sportifs… voire économiques, en développant
des réseaux alternatifs de consommation. Nous souhaitons
conquérir les esprits plutôt que des électeurs,
nous préférons accumuler les petites victoires plutôt
que d’attendre un hypothétique « Grand Soir ».
C’est pourquoi nous ne souhaitons pas entrer dans une logique
de concurrence improductive avec d’autres mouvements. A contrario,
nous pouvons, sur des thèmes qui nous paraissent primordiaux
pour la sauvegarde de notre identité, à l’image
de l’islamisation, apporter notre soutien Quelques affiches
de propagande du Projet-Apache – sous son nom propre ou, page
suivante, celui d’une de ses émanations, le Cercle
Sainte-Geneviève – en lutte pour préserver l’identité
française et plus spécifiquement parisienne.ponctuel
à des initiatives concrètes « extérieures
». Dans cet esprit, nous avons par exemple d e r n i è
r e m e n t répondu à l’appel de Julien Sanchez,
secrétaire du Front national de la 7e circonscription de
S e i n e - e t - M a r n e , contre un projet de création
d’un groupe scolaire islamique à Chelles (77). A terme,
nous prônons un véritable ré-enracinement des
Parisiens dans leur Cité : il faut penser, agir, consommer
local. Dans cette logique de conquête des esprits et de réappropriation
de notre cité, tout le monde peut nous apporter son aide,
même ponctuellement (sans forcément adhérer
à la totalité du projet ni avoir à payer de
cotisation), et même s’il est déjà investi
dans un autre parti ou association.
Quelles sont vos activités ?
Nous proposons des activités régulières : des
cercles de formation politique et culturelle (« Cercle Sainte
Geneviève »), un cinéclub, un club de boxe française,
ou encore des soirées à thème régulièrement
organisées. Autant de moyens de souder et de renforcer une
communauté qui grossit de jour en jour. Pour nous faire connaître
et communiquer, nous comptons sur la créativité et
l’agitation : notre première campagne d’autocollants
(une tête d’indien dominant la ville, avec le slogan
« Pour ne pas finir comme eux ») a ainsi suscité
la curiosité des Parisiens. Notre site Internet www.projet-apache.com
constitue notre principal outil de communication, véritable
plateforme multimédia sur laquelle nous travaillons beaucoup.
Nous considérons Internet comme un des derniers espaces de
liberté, et, dans une logique de « réinformation
», nous comptons bien l’utiliser pour communiquer sur
nos actions et répandre nos idées.
Mais ne nous cachons pas, Internet ne sert à rien sans la
réalité du terrain : rien de tel que l’action
pour réveiller nos frères parisiens et les sensibiliser
sur l’ampleur du désastre. Là encore, nous avons
voulu placer nos actions sous des angles astucieux et originaux.
Comme votre intervention dans le restaurant « Chez
Papa », dans le XVe arrondissement de Paris ?
Exactement. Il s’agissait d’occuper, dans une ambiance
pacifique et festive, un restaurant de la chaîne « Chez
Papa ». L’idée de l’action était
de dénoncer les patronsvoyous qui embauchent des immigrés
illégaux (ce dont s’est vanté Bruno Druilhe,
le patron de la chaîne, allant même jusqu’à
réclamer leur régularisation en 2007), uniquement
dans le but de s’assurer une main-d’oeuvre peu coûteuse
et flexible, et, in fine, de tirer les salaires des travailleurs
vers le bas. Ceci est d’autant plus scandaleux quand on sait
que « Chez Papa » a le culot de proposer à ses
clients des produits typiques du sud-ouest de la France et de jouer
la carte « terroir et traditions ». D’où
notre slogan « Business terroir, embauche terroir ».
Au-delà de ça, c’est toute l’hypocrisie
et le cynisme de ceux que nous considérons comme des nouveaux
négriers que nous avons voulu dénoncer par cette action.
Ces personnes qui bénéficient de la collaboration
active et bien involontaire des réseaux bien pensants de
gauche et d’extrême gauche, qui, au nom d’un «
droitdelhommisme » béat, réclament eux aussi
la régularisation massive des clandestins en France ! Finalement,
l’occupation d’un des restaurants « Chez Papa
» a fait beaucoup parler d’elle, avec des articles dans
L’Express ou Le Parisien.
Vous avez récemment mis les rieurs de votre côté
en rebondissant sur les événements en Guadeloupe…
Nous avons effectivement manifesté pour réclamer la
préférence locale, à Paris comme en Guadeloupe
! Car nous ne sommes pas que des agitateurs nés, nous n’avons
pas vocation à rester d’éternelles machines
à dénoncer. Non. Nous savons aussi dire « merci
» à ceux qui font avancer les choses. En particulier,
comment ne pas être reconnaissants envers nos « camarades
» guadeloupéens, et notamment les syndicalistes du
LKP, qui, lors des récents événements outremer,
ont placé la « priorité d’embauche pour
les Guadeloupéens » dans leurs revendications sociales,
acceptées du reste par le gouvernement ? Une mesure de «
préférence locale » relevant du simple bon sens
que nous, identitaires parisiens, ne pouvions que saluer ! Nous
avons donc décidé d’organiser une manifestation
de soutien aux Guadeloupéens dans les rues de Paris, rassemblés
derrière une banderole sur laquelle était écrit
« En Guadeloupe comme à Paris, la préférence
locale c’est bon pour le moral ! » En forme de clin
d’oeil à un succès musical de la « Compagnie
Créole », nous avons voulu rappeler que ce qui apparaît
comme naturel et justifié en Guadeloupe, aux yeux des media,
du gouvernement et de l’opinion publique, doit également
l’être en métropole et plus largement en Europe.Bien
entendu, nous avons encore beaucoup de projets en préparation,
et comptons faire de nouvelles actions qui, nous l’espérons,
ne manqueront pas de surprendre !
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