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Sous
le terme séduisant de « diversité » se
dissimule la plus redoutable arme de destruction massive de notre
nation. En se chargeant de mettre en place cette funeste idéologie,
Nicolas Sarkozy se fait le fossoyeur de notre civilisation.
Le 5 janvier dernier, M.Louis Schweitzer,
président de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre
les Discriminations et pour l’Egalité), cette police
de l’antiracisme que Jacques Chirac avait mise en place à
grands frais, écrivait aux directeurs des Grandes Ecoles
afin de déterminer avec eux « à la fois les
actions engagées pour promouvoir une égalité
de chances réelles » entre gosses de riches et «
enfants des quartiers » et « les discriminations
dont pourraient faire l’objet les diplômé(e)s
au moment de leur accès aux stages et à l’emploi
». Dans sa lettre, M. Schweitzer, qui fit ses débuts
dans la politique comme d i r e c t e u r de cabinet d’un
Premier ministre socialiste nommé Laurent Fabius, assurait
agir « e n parfaite cohérence avec les priorités
définies par le président de la République
dans son discours du 17 décembre 2008, à l’école
Polytechnique ».
Il peut paraître curieux que Nicolas Sarkozy ait choisi le
moment où deux de ses symboles les plus éclatants
de la « diversité », Rachida Dati (bientôt
recasée au Parlement européen) et Rama Yade, sont
devenus des boulets, pour clamer que « l'égalité
des chances – celles des “chances pour la France”
– doit cesser d'être théorique pour devenir réelle
», et annoncer une série de mesures d’une écoeurante
démagogie, la France devant se doter au surplus « d'outils
statistiques » lui permettant « de mesurer sa diversité,
pour identifier précisément les retards et mesurer
ses progrès » .
A l’école Polytechnique, qui n’avait d’ailleurs
pas attendu 2008 pour s’ouvrir très largement aux Asiatiques
(à moins que, de manière très raciste, on ne
réserve les bénéfices de la « d i
v e r s i t é » à des minorités
« plus visibles »), le chef de l’Etat
avait en effet réaffirmé son cher principe de la discrimination
dite « p o s i t i v e » qu’il voudrait voir inscrit
dans la Constitution, projet écarté par le comité
présidé par Simone Veil, au profit d’une simple
« évolution dans le cadre constitutionnel actuel
». Evolution laissant, hélas, une grande marge
de manoeuvre à celui qui prétend favoriser la «
diversité sociale » et non raciale, mais ajoute
d’un même souffle qu’il veut d’autant plus
« relever le défi du métissage »
que, selon lui, « l'universalisme de la France est basé
sur le métissage ».
Et pour mener l’« action publique volontariste
» exigée par le chef de l’Etat, pas question
pour le gouvernement de lésiner sur les moyens ! Afin d’«
ouvrir en grand les lieux où se forment l'élite
de demain » , déclarait-il ainsi le 18 décembre,
« dès septembre 2009, 25 % des places de chaque
classe préparatoire aux grandes écoles »
seront « réservées aux meilleurs lycéens
boursiers », et 30 % « à la rentrée
2010 », ce à quoi la HALDE veillera donc sourcilleusement,
le niveau des grandes écoles dût-il baisser de manière
spectaculaire ; les entreprises devront aussi désormais «
faire état chaque année dans leur bilan social
des actions qu'elles mènent en
faveur de la diversité », sous peine d’être
exclues de l'attribution de marchés publics, l’absurde
curriculum vitae anonyme étant généralisé
dans une centaine de grandes firmes, et, à la télévision,
« chaque chaîne devra se fixer des objectifs de diversité
à l'écran et dans son encadrement ». De même,
les partis politiques vont-ils devoir eux aussi signer une «
charte de la diversité », « leur financement
public pouvant être conditionné au respect de leurs
engagements ». Beaucoup d’électeurs naïfs
avaient déduit des proclamations lancées pendant toute
la campagne présidentielle de 2007 que Nicolas Sarkozy se
voulait « le candidat de la rupture » . Laquelle
aurait exigé la dissolution de la HALDE, funeste création
de son prédécesseur. Tout au contraire, il accroît
les pouvoirs de cette exorbitante Haute Autorité qu’il
charge au surplus de « contrôles inopinés
» dans les entreprises et de la surveillance des petits écrans,
une « commission d'évaluation de la promotion de
la diversité dans la vie politique » devant de
surcroît « rendre chaque année son rapport
sur les efforts fournis par les différentes formations
». Et, comme si ce « plan d'action » qui sera
présenté par le gouvernement « d'ici le
mois de mars » ne suffisait pas, l’affairiste kabyle
Yazid Sabeg, nommé « commissaire à la diversité
et à l'égalité des chances », en
supervisera la rigoureuse application. Dès le 21 janvier,
d’ailleurs, ce nouveau commissaire politique osait prétendre
sur La Chaîne parlementaire que les populations immigrées
en France étaient victimes d’« apartheid
territorial, dans les têtes, social ». Ce qui,
menace-t-il, est « un vrai trouble à l'ordre public
», car, selon lui, « les pauvres, les exclus sont
essentiellement, massivement, issus des minorités ».
Aujourd’hui, que disent ceux qui portaient Sarkozy aux nues
?
Outre qu’il suffit de croiser des SDF dans la rue pour se
rendre compte que les plus pauvres sont bien souvent des Français
de souche qui n’ont pas d’associations pour médiatiser
leur détresse, à la différence des collectifs
d’immigrés illégaux, il est pour le moins choquant
que vienne nous donner des leçons « citoyennes
» un individu qui, PDG du groupe Communications et Systèmes,
avait obtenu en 1994 une subvention de 25 millions de francs pour
la création sur le site de Longué (Maine-et-Loire)
de « 50 emplois »… qu’il supprima
en 1999.
Que disent de ses choix antinationaux ceux qui portaient Sarkozy
aux nues ? Ce n’est plus seulement l’histoire et la
pensée qui sont placées sous la chiourme, mais toutes
les activités de la vie humaine, en un terrifiant totalitarisme
ayant pour seule vocation non de réduire les « fractures
sociales », comme l’affirme hypocritement son promoteur,
mais de liquider les élites, les traditions, les structures
nationales pour placer l’occupant über alles [«
au dessus de tous » ]. Jusqu’à l’élection
de Barack Obama du moins, les Etats-Unis avaient renoncé
à la prétendue « discrimination positive
» ; le président français la réhabilite
et met en œuvre une préférence antinationale
qui risque de réduire au chômage des millions d’«
indigènes de ce pays », diplômés
compris, en voie d’être constamment court-curcuités
par des « z’issus », et leur famille
à la misère. Qu’attendent nos compatriotes de
souche, dont les ancêtres ont fait de la France le pays de
Cocagne qu’il est encore, pour exiger rien que leurs droits,
mais tous leurs droits ? Sont-ils à ce point décérébrés
par des décennies d’enseignement antiraciste laïque
et obligatoire ? Sont-ils tellement perclus de culpabilité
qu’ils ont perdu toute notion de préservation d’eux-mêmes
et de leurs descendants ?
Sous le terme séduisant de « diversité
» se dissimule la plus redoutable arme de destruction massive
– au sens premier du terme – de notre nation. Chacun
doit en être conscient et agir – et voter – pour
que les Français restent maîtres chez eux.
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