Voix des Français

RESISTANT !

COLLABO !

L’équipe de Gérald Tremblay, le maire de Montréal.
Le 10 août, le Québec a connu ses premières émeutes ethniques. Des protestations contre une présumée bavure policière ont dégénéré en émeutes. Les violences se sont poursuivies toute la nuit dans un quartier “sensible” de Montréal, surnommé le “Montréal noir”. Carcasses calcinées de huit voitures, vitrines de commerce saccagées, débris de métal jonchant le sol – certaines rues du quartier, où vit entre autres une importante communauté haïtienne, ont pris des allures de champ de bataille. Trois policiers ont été blessés, dont un par balle, à la jambe, ainsi qu'un photographe du journal La Presse. Aux sources de cette bouffée de violence ethnique : deux policiers de Montréal – un homme et une jeune femme – qui avaient abordé un groupe de jeunes immigrés. Selon des témoins, un membre de la bande a sauté au cou d’un des agents. Dans la mêlée, le policier a dû faire usage de son arme pour se dégager, tuant son agresseur et blessant deux autres membres de la bande. Contrairement aux autorités françaises, Gérald Tremblay, criminologue de formation, n’a pas transigé avec les criminels : « Je ne tolérerai pas que des policiers, des pompiers et des ambulanciers soient victimes d'atteintes physiques ». Pour le chef de la police de Montréal, Yvan Delorme, il s’agit d’une première qui fait craindre une répétition des violences comme les émeutes ethniques de la banlieue parisienne en novembre 2005.

Benjamin Develey, conseiller municipal d’opposition (Divers droites/UMP) à Reims.
Le 7 juillet, lors du dernier conseil municipal avant les vacances, M. Develey a réclamé avec véhémence le financement de la mosquée d'Orgeval, une commune limitrophe. Ce proche de Catherine Vautrin, député (UMP) de la Marne et vice-présidente de l’Assemblée nationale, s’est fait le vibrant porte-parole des musulmans : « Je suis allé dimanche dernier déjeuner avec les responsables de cette future mosquée ainsi que ceux de la mosquée Sainte-Anne (sic). Ils se posent de nombreuses questions sur le bouclage de leur financement. » Evidemment, il comprend “que les lois organisant la laïcité interdisent tout soutien à la dimension cultuelle du projet”. Néanmoins, il verrait bien un petit moyen de contourner la loi : « Sur le plan culturel, des équipements intéressants sont prévus : lieu de rencontres et d'échanges, bibliothèque, centre culturel... Les responsables insistent sur le fait que ces équipements seront ouverts à tous. Pouvons-nous donc demander les intentions de la majorité en matière de soutien à la très importante dimension culturelle du projet ? » Le maire-adjoint (Vert), Stéphane Joly, a beau jeu de lui répondre, dans un sabir révélant de sérieux problèmes de grammaire : « On souhaite la construction des deux mosquées et que chacun peut vivre sa religion. On est aussi pour le maintien des autres dans les quartiers pour pas que les gens soient obligés d'aller à l'autre bout de la ville. Pour la partie culturelle, la ville soutiendra. Pour le cultuel, la loi ne le permet pas. Nous avons un souci de terrain pour la mosquée d'Orgeval. Nous leur en prenons une partie pour le tram et on fera un échange avec un terrain un peu plus grand. » Grosso modo, cela ressemble à un accord.

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