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Gilles Bourdouleix et Christian
Vanneste.
Le député du Maine-et-Loire et celui du Nord, tous
deux engagés au Centre national des Indépendants et
Paysans (CNI), se sont fermement opposés au droit de vote
des étrangers initialement prévu par projet de loi
constitutionnel de modernisation des institutions. Pour Gilles
Bourdouleix : « La motivation du CNI pour s’y opposer
est parfaitement logique : un étranger… n’est
pas un citoyen français ! Etre citoyen français,
c’est avoir la nationalité : elle n’est pas
impossible à obtenir. Si on ne l’a pas, c’est
que l’on souhaite rester étranger, ce qui est
honorable, mais cela signifie que l’on rentrera dans son
pays à plus ou moins long terme. Donc cela exclut le droit
de participer à notre vie politique. J’ajoute que
cela ne pourrait, au mieux, s’envisager que dans le cadre
d’une réciprocité avec les pays de nos
ressortissants étrangers. Mais ce n’est pas
franchement pour demain ! » Vanneste raconte la bataille
à l’Assemblée nationale : « J’ai,
une fois de plus, insisté pour m’opposer au
contresens démocratique du vote des étrangers,
m’appuyant sur le fait que la démocratie est
fondée sur le droit de vote des citoyens
c’est-àdire ceux qui appartiennent à la
Cité et, aujourd’hui, à la Nation. (...) Le
lien constamment fait par les socialistes entre la
présence [sur le territoire] et l’implication
économique avec la citoyenneté, est non seulement
un contresens mais encore une injure aux valeurs de la
République, puisqu’elle remplace une adhésion
volontaire à des valeurs par une insertion de fait dans un
système de production et d’échange
économique. D’une certaine manière,
c’est un retour au suffrage censitaire qui faisait reposer
le droit de vote sur l’imposition… »
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L’association française
CIMADE.
Le Comité intermouvements auprès des
évacués – service oecuménique
d’entraide (CIMADE) et onze autres associations de
défense des immigrés contestent la «
directive retour » adoptée le 18 juin par les 27
pays de l'Union européenne, instaurant des règles
communes concernant l'expulsion des migrants illégaux.
Selon les défenseurs des hors-la-loi, ce texte «
préfigure l'installation en Europe d'un modèle
permettant l'enfermement généralisé des
étrangers sans-papiers et des demandeurs d'asile dans des
camps ». Les gauchistes parlent de directive « de la
honte » parce qu’elle permet notamment aux
gouvernements des 27 Etats-membres de maintenir les immigrants
illégaux dans des centres de détention pendant 18
mois au maximum avant de les expulser. En réalité,
ce texte est loin de mettre en péril les droits de
l’homme. Ainsi que l’explique le nouveau commissaire
européen aux Affaires intérieures, le
Français Jacques Barrot, « le texte donne la
priorité au retour volontaire, accordant au clandestin un
délai de 30 jours au maximum pour organiser son retour. Il
encadre également les séjours temporaires des
clandestins par l'octroi de mesures d'assistance, grâce
notamment à la fourniture d'interprètes ou de soins
médicaux. » Une fois expulsés, les
étrangers en situation irrégulière pourront
être bannis du territoire pour cinq ans... Avant de tenter
leur chance à nouveau. Autrement dit, ce texte est donc
particulièrement clément, en comparaison des
politiques migratoires de la majorité des pays de la
planète.
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