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Lors de la
“journée de l’esclavage”, le 10 mai,
Nicolas Sarkozy, qui devait rompre avec la repentance, a
décrété que l’histoire de
l’esclavage (européen exclusivement) devait entrer
dans le programme des écoles primaires (ignorant
visiblement qu’il y figurait déjà). Les
associations communautaires ont célébré la
loi Taubira, reconnaissant la traite atlantique comme un crime
contre l’humanité. Avec le soutien de la gauche, ils
en ont profité pour faire des “travailleurs sans
papiers”, autrement dit, des immigrés
illégaux, les nouveaux esclaves de la France. Tout cela
permet d’oublier à peu de frais que
l’esclavage moderne existe vraiment en France. Et que,
victimes comme coupables, il concerne surtout des immigrés
!
L’esclavage existe encore en France. L’ennui, pour
les belles âmes de gauche et du communautarisme africain,
c’est que s’y opposer efficacement serait totalement
contre-productif sur le plan de l’antiracisme, car il est
avant tout le fait des immigrés ! C’est sans doute
la raison pour laquelle le Conseil représentatif des
associations noires de France (CRAN) s’est contenté,
le 10 mai, de célébrer le 160e anniversaire de
l’abolition de l’esclavage en même temps que la
“loi Taubira”, votée le 10 mai 2001 et
qualifiant la traite atlantique menée par les
Européens de “crime contre
l’humanité”. Cette loi de repentance voulue
par les communautaristes noirs fait évidemment
l’impasse sur le rôle clef des esclavagistes
africains dans ce commerce, comme sur les traites musulmane et
africaine, existant avant et après le commerce
triangulaire…
En observant le cortège du CRAN, place de la Bastille,
à Paris, on eût dit que les Africains étaient
à l’origine de l’abolition de 1848... et pas
les Européens ! Paradoxalement, au lieu de louer et de
valoriser l’action civilisatrice de la France, en pointe du
combat contre l’esclavage, leur “chaîne
humaine” fut, pour les “noirs de France” une
occasion supplémentaire de stigmatiser les Français
! Leur manifestation était notamment censée
“démontrer [la volonté du CRAN] de lutter
contre toutes les exclusions et discriminations, notamment en
soutenant la cause des sans-papiers”, immigrés
illégaux assimilés aux nouveaux esclaves des
Français !
Inutile de revenir sur le fait que les immigrés
illégaux dont il était question le 10 mai, munis de
faux papiers, travaillaient en échange d’un salaire
et se sont même mis en grève, comme le premier
fonctionnaire venu ; signalons simplement qu’une
enquête réalisée par le Comité contre
l’esclavage moderne (CCEM) estime qu’en France 65 %
des victimes viennent d’Afrique et 26 % d’Asie. Leurs
maîtres eux, sont pour 52, 7 % originaires d’Afrique
; des pays arabes à 19, 6% ; et d’Europe à
21, 8 %.
A cette nuance près que l’on ne prend pas le
critère ethnique en compte, lorsqu’il est question
d’Européens. Seuls comptent… les
“papiers” ! Ensuite, n’oublions pas qu’il
existe aussi des esclaves européens. Ce sont
généralement des victimes d’exploitation
sexuelle en provenance des pays de l’Est.
Le trafic d’êtres humains (mêlé au
trafic d’organes et à toute la gamme de la
criminalité organisée) est en majeure partie aux
mains de mafieux albanais musulmans – ou de Turcs –
dont le Kosovo indépendant est devenu la plaque tournante
à destination de l’Europe de l’Ouest. Dans le
nord de l'Albanie, on trouve des marchés aux femmes,
où les victimes sont sélectionnées,
regroupées et vendues ! Selon le criminologue Xavier
Raufer, les femmes de l’Est sont enlevées, battues
et violées à de multiples reprises pour les
“casser”.
Outre l’Europe de l’Est, les esclaves sexuels
viennent également d’Afrique, où les
organisations criminelles sont très structurées.
Dans Les filières africaines de la prostitution, un
documentaire des journalistes Olivier Enogo et Romaric Atchourou,
on découvre le fonctionnement, en France, des
filières de la prostitution africaine. Les auteurs
racontent : “A certaines, on a promis le mariage, une belle
maison, une nouvelle famille. A d’autres, c’est un
travail, fixe et bien payé, qu’on a laissé
miroiter : coiffeuse, esthéticienne, infirmière.
Sur le trottoir parisien, elles sont devenues des
prostituées, des « Blackettes », comme elles
se nomment elles-mêmes.” Les femmes sont revendues
plusieurs fois. Les mineures, surnommées “les
crudités”, pour leur “fraîcheur”,
sont plus chères. Dans le pays d’accueil, les
proxénètes font croire aux victimes qu’elle
sont sous l’emprise d’envoûtements vaudous pour
mieux les maîtriser. On menace également leur
famille…
Au Mans, le 9 avril, une opération de gendarmerie a permis
de mettre fin aux activités d’une vingtaine de
Camerounaises, qui fonctionnaient en petits noyaux autonomes,
sans véritable surveillance : des filles bien tenues. On
retrouve les mêmes ou presque dans presque toutes les
villes reliant Paris par une ligne TGV, dans un rayon de 200
km… Sans compter les grandes villes de France.
Après plusieurs années, les prostituées
africaines peuvent aussi pratiquer le proxénétisme,
en recrutant des “tirelires”. Soit pour se
“racheter” à leur souteneur ; soit parce
qu’elles se sont enfin libérées d’une
dette contractée. Elles financent le transport et
l’entretien des nouvelles venues à hauteur de 40.000
à 45.000 dollars, qu’elle se font ensuite rembourser
avec les intérêts… Et ainsi de suite.
Dans le documentaire d’Enogo et Atchourou, une militante de
la lutte contre la prostitution déclare, à propos
de la majorité de ces femmes : “Elles ne cherchent
que l’argent, le mec qui pourra les entretenir. Nous avons
une mentalité d’une médiocrité…
(...) Les Africains sont très peu impliqués. Ils
n’ont aucun projet. Il faut juste avoir de l’argent,
être bien habillé, et puis ça leur suffit.
Rien dans la tête, tout dans le derrière, passez moi
l’expression…” Nous lui laissons
l’entière responsabilité des étonnants
propos qu’elle a tenu à l’antenne.
Selon un policier de l'Office central de répression de
l'immigration irrégulière et de l'emploi des
étrangers sans titre (Ocriest), on trouve également
de plus en plus de prostituées asiatiques.
Au-delà de l’exploitation sexuelle, les formes
d’esclavage moderne sont multiples : travail agricole
forcé, comme dans le “triangle rouge” italien,
où des ouvriers d’Europe de l’Est travaillent
comme des bêtes pour la récolte des tomates.
Servitude pour dettes, surtout chez les Asiatiques ; trafic
d'organes et de tissus humains ; délinquance, avec les
enfants roumains pilleurs de parcmètres et reconvertis,
depuis le développement du système par carte, dans
la prostitution et la mendicité organisée ;
pédophilie et vente d'enfants, mariages forcés et,
bien sûr, l’esclavage domestique…
Il concerne, selon le CCEM, essentiellement des exploiteurs issus
des pays du golfe Persique et d’Afrique noire. Le 22
février, l'ancien footballeur nigérian Godwin
Okpara, une vedette du PSG, a été condamné
à 15 ans de prison pour viols, torture et asservissement
de… sa fille adoptive, une jeune nigériane
“recueillie” à l’âge de treize
ans.
Les esclaves sont aussi “recrutés” par des
agences ou directement par leur “employeur”.
C’est le cas des esclaves domestiques originaires du Sri
Lanka, des Philippines ou d’Indonésie, partant
travailler dans les pays arabes, avant d’accompagner leur
propriétaire en France.
Le CCEM estime qu’un esclavagiste domestique sur cinq
bénéficie dans notre pays d’une
immunité diplomatique. Une impunité
récemment battue en brèche : le 17 septembre 2007,
Gabriel Mpozagara, ancien premier ministre du Burundi, a
été condamné par le tribunal de Nanterre
à un an de prison pour avoir asservi Chantal et Yvette N.
durant quatre ans, dans sa villa de Ville-d’Avray
(Hauts-de- Seine). Mpozagara ne s’est évidemment pas
présenté à son procès. Les deux
jeunes filles, âgées de 14 et 20 ans,
étaient, comme une grande partie des esclaves modernes
africains, rescapées d’une guerre civile ethnique
– en l’occurrence, celle du Burundi (1993-94). Les
fameux immigrés illégaux, attirés par
l’ouverture des vannes de l’immigration en Europe,
sont souvent victimes de ce trafic. Des passeurs leur promettent
l’Eldorado. C’est l’asservissement qui les
attend au bout du chemin. Comme pour la traite atlantique, du XVe
au XIXe siècle ; la traite musulmane, du VIIe au XXIe
siècle ; et pour la traite africaine, immémoriale,
des Africains sont à l’origine du trafic. Selon le
CCEM, à partir de l’Afrique de l’Ouest, un
véritable commerce d’esclaves s’est mis en
place, avec toute une chaîne d’intermédiaires.
Les chiffres précis de ces trafics d’êtres
humains sont difficiles à établir, puisque le
secret est évidemment à la source de
l’esclavage moderne. Le CCEM parle de “plusieurs
milliers” de cas d'esclavage domestique et, en moyenne, en
recense 334 chaque année. Selon L'Office central pour la
Répression du trafic des êtres humains (l'OCRTEH),
la France compterait de 15.000 à 18.000
prostituées. En 2006, 31 réseaux, impliquant 1.200
victimes, ont été démantelés. Le
nombre d’Asiatiques exploités dans des ateliers
clandestins serait de 120.000.
Selon Xavier Raufer, si ces esclaves se rebellent ou parlent
à la police – principalement en ce qui concerne ceux
dépendant des trafiquants albanais –, leurs familles
peuvent être tuées en 24 heures, ainsi que leurs
voisins, amis et animaux domestiques ! Sans parler de ceux qui
les ont aidés... Autant dire que les associations
communautaires préfèrent loucher sur le
passé des Européens. Il est tellement moins
risqué d’aller “faire la chaîne”
à la Bastille que de se colleter avec les vrais
trafiquants d’esclaves.
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