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LA DROITE REVIENT EN ITALIE, GRÂCE À LA LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION
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Le mois d’avril a été faste pour
l’homme politique italien Silvio Berlusconi, qui a
solidement repris en main les rênes de l’Italie !
Avec lui, l’alliance des droites a écrasé la
gauche aux législatives des 13 et 14 avril ; elle domine
le Sénat ; et, le 28 avril, elle a conquis la mairie de
Rome, vieux bastion de gauche, qui est venue se poser, telle une
cerise, sur le beau gâteau du “Cavaliere”. La
clef de ces victoires : l’union de la droite et la lutte
contre l’immigration illégale et
l’insécurité. A peine élus, les
dirigeants de la droite italienne se sont mis au travail
!
La lutte contre l’immigration illégale et
l’insécurité était au coeur des
élections législatives italiennes et des
municipales de Rome, en avril dernier. En sachant répondre
aux attentes du peuple, la droite italienne et son chef, Silvio
Berlusconi, ont obtenu deux grandes victoires en un mois ! Le
“Cavaliere” est reparti à la conquête du
pouvoir à la tête du Peuple des libertés, une
union regroupant sa propre formation, Forza Italia, et Alliance
nationale, les post-fascistes amendés de Gianfranco Fini.
Après une campagne électorale acharnée pour
les élections législatives des 13 et 14 avril,
Berlusconi a écrasé la gauche conduite par le maire
de Rome, Walter Veltroni. A la Chambre des députés,
la prime au vainqueur assure à la coalition de droite (le
Peuple des libertés, la Ligue du nord et le Mouvement de
l'autonomie) une avance de près de cent sièges,
assez confortable pour gouverner tranquillement durant cinq ans.
Quant au Sénat, le Peuple de la liberté y dispose
de 171 des 315 sièges soumis à élection.
Mieux : Gianfranco Fini, président de l’Alliance
nationale, a été élu, le 30 avril,
président de la Chambre des députés.
Si la coalition des forces de droite peut sembler divisée
sur la gestion économique du pays, elle est unie face
à ce que tous ses membres considèrent comme les
menaces les plus graves pesant sur la société
italienne : la hausse vertigineuse de l'insécurité
et l'immigration illégale. Ces deux thèmes ont
d’ailleurs été déterminants dans le
succès de la droite aux municipales de Rome, le 28 avril.
La victoire de l’équipe conduite par l’ancien
ministre de l’Agriculture de Berlusconi, Gianni Alemanno
– un néo-fasciste depuis longtemps amendé,
quoi qu’en disent les gauchistes – a tout autant
frappé les esprits que celui de Berlusconi aux
législatives. Mais elle n'a guère
étonné les habitants de la capitale, qui ne
supportaient plus Walter Veltroni, le laxiste maire
socialiste.
Les Romains voulaient quelqu’un qui s’attaque
à la criminalité galopante. Ils ont logiquement
soutenu Alemanno, un candidat qui a promis de raser les 85
campements illégaux de Tsiganes qui encerclent la ville et
de “chasser les 20.000 délinquants étrangers
qui font de Rome un coupe-gorge”. Deux atroces affaires de
viol, mettant en cause un immigré roumain et un Egyptien,
sont venues illustrer la nécessité de ses projets
de lutte contre la criminalité et l’immigration.
Alemanno a été limpide dès le début :
“Nous devons redevenir maîtres chez nous”. Ce
penchant du nouveau maire de Rome pour une ligne ferme s'est
d’ailleurs révélé tout au long de sa
campagne électorale. Cela ne lui a pas nuit. Sans
attendre, avec le soutien du gouvernement, il a commencé
à mettre son programme en pratique, à la grande
satisfaction des citoyens italiens !
Le 15 mai, à Rome, des policiers ont investi le plus grand
camp illégal d'immigrés tsiganes et
interpellé une cinquantaine de personnes. Le même
jour, au terme d’une d'une vaste opération qui s'est
étalée sur une semaine du nord de l'Italie à
la région de Naples, la police a interpellé 383
personnes, dont 53 ont immédiatement été
expulsés. Il n’y a évidemment aucun
“racisme” dans ces opérations de police.
Francesco Gratteri, le policier chargé de ce vaste coup de
filet, a déclaré, lors d'une conférence de
presse, que cette série d'interpellations
"n'étaient pas dirigées contre une catégorie
d'individus ou une communauté en particulier. Le seul
objectif était les criminels qui ont provoqué un
sentiment d'insécurité croissant au sein de la
population".
De son côté, Silvio Berlusconi a annoncé un
durcissement de la politique à l'égard des
immigrés illégaux. Roberto Maroni, le nouveau
ministre de l'Intérieur, membre de la Ligue du Nord,
souhaite la mise en place d’une nouvelle législation
permettant le rétablissement des contrôles douaniers
aux frontières avec les autres pays membres de l'espace
Schengen. Il prépare un projet de loi pour faciliter et
accélérer les procédures d’expulsion.
Il prévoit enfin de faire de l'immigration illégale
un délit passible d’une peine de prison.
Dans cette Italie décomplexée, les exemples
abondent de refus de se plier au terrorisme intellectuel. Les
Italiens réagissent avec beaucoup d'humour aux cris
d'orfraie de la presse étrangère qui ont
accompagné le virage à droite de leur pays (voir
encadré). La droite française devrait examiner
à la loupe la campagne du “Cavaliere” et de
ses alliés. Les leçons à tirer de ce
succès sont réelles. Le locataire de
l’Elysée apprendrait qu’un homme politique au
plus bas des sondages peut rebondir s'il propose des solutions
aux vrais problèmes des électeurs. En sachant
faire, ensuite, l'union de toute la droite sans se laisser dicter
sa conduite par les intellectuels de gauche.
Frédéric Petit |
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Quand Le Temps diabolise la droite
italienne.
Le 17 mai, au lendemain de la
première opération de lutte contre
l’immigration illégale menée en Italie, le
quotidien suisse de gauche Le Temps
s’étranglait de rage et se permettait des jugements
péremptoires sur la politique intérieure de ses
voisins transalpins. Des propos haineux qui ne font que souligner
le bon travail de Berlusconi.
“L'Italie diabolise la différence”
« “Dératisation”, “purification
ethnique”. Ces slogans proférés dans les rues
de villes italiennes laissent imaginer le climat
nauséabond qui règne en Italie. A Rome, Gênes
ou Milan, la police a procédé à près
de 400 arrestations musclées, dont une majorité de
Roms. Croulant encore sous les ordures, Naples, où l'Etat
semble avoir démissionné, a été le
théâtre, cette semaine, d'une chasse aux
sorcières. Un camp de Roms a été
incendié. (...) Fort de son éclatante victoire aux
élections d'avril et otage de son alliée, la
xénophobe Ligue du Nord, le gouvernement de Silvio
Berlusconi profite d'un climat social
délétère pour faire de l'immigration
clandestine la cause principale des maux de la République.
Il est prêt à conférer des pouvoirs accrus
aux maires, à demander même l'aide de
l'armée. Le décret urgent du Palais Chigi
n'introduit pas encore dans la législation le délit
d'immigration, passible de 6 à 48 mois de prison. Mais ce
n'est qu'une question de temps. Les Roms sont au coeur de la
cible. Au nombre de 160.000 dans le pays dont 30 % de
nationalité roumaine, 60 % d'entre eux sont des mineurs.
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