mis en ligne le 9 octobre 2006
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Réflexions sur l’immigration
L'immigration est sans doute, pour l'Occident, le défi
majeur des années à venir. En France, nos
dirigeants de gauche et de droite, à les entendre, ne
seraient pas inquiets. “Nous allons les
intégrer”, affirment-ils. Pourtant, l'histoire
à venir est écrite dans un livre à pages
ouvertes. Il suffit de lire pour comprendre la gravité et
l'imminence des dangers. Les chiffres les plus officiels et les
faits incontestables ne peuvent tromper. Examinons, tout d'abord,
le problème sous deux aspects : les poussées
migratoires et l'immigration en France.
Les poussées migratoires
En quarante ans, l'Algérie a multiplié sa
population par trois. Elle connaît aujourd'hui un taux de
chômage évalué à 30 ou 35%. Le Maroc
est dans une situation comparable. L'Arabie saoudite compte 22
millions d'habitants, dont 14 millions de nationaux. La
moitié de ces derniers a moins de 15 ans. Combien
seront-ils dans quarante ans ? En 1880, la Turquie comptait 14
millions d'habitants, dont 30% de chrétiens. Ils sont
aujourd'hui plus de 70 millions, dont seulement 0,5% de
chrétiens. La désertification de l'Afrique
subsaharienne due, d'une part, à une population qui
croît à un rythme déraisonnable et, d'autre
part, à la destruction inévitable de
l'environnement, devrait jeter sur les routes de l'Europe,
à l'horizon 2020, 60 millions de personnes (selon Valeurs
actuelles). Ces flux migratoires ont déjà
commencé, les îles Canaries en savent quelque
chose.
Philippe de Villiers affirme dans son ouvrage "Les
mosquées de Roissy" que le pétrole du Moyen-Orient
arrête des candidats à l'immigration en provenance
du Sud-Est asiatique. Quand il n'y aura plus de pétrole
dans ces pays ou, tout simplement, lorsqu'il y en aura moins, de
nouvelles vannes migratoires s'ouvriront et ces poussées
seront encore plus fortes.
L'immigration en France
Voici des chiffres tirés de l'ouvrage
précité.
La France délivre chaque année un peu moins de
300.000 titres de séjour. Le nombre de ces titres a
augmenté de 80% ces dix dernières années.
Elle délivre 2 millions de visas chaque année.
Combien de ces "touristes" repartent-ils à l'issue du
séjour légal ? Par ailleurs, les entrées
clandestines s'opèrent par des frontières
ouvertes.
Enfin, un phénomène dont on parle peu, c'est le
différentiel des naissances. En France, une
étrangère musulmane a en moyenne 2,6 enfants. Les
Françaises de souche en auraient 1,7. Ceci est
évidemment inexact, car on naturalise chaque année
150.000 personnes et ces femmes sont comptabilisées comme
françaises. En fait, les Françaises de souche ne
doivent pas dépasser 1,4, alors que, pour renouveler les
générations, elles devraient avoir en moyenne 2,2
enfants.
On assiste donc à une régression de la population
française de souche et à un accroissement
considérable de la population d'origine
étrangère, essentiellement de confession
musulmane.
L'accroissement annuel de la population d'origine
étrangère est évalué à environ
400.000 à 500.000. Si l'on ajoute ceux qui sont
déjà dans l’Hexagone, francisés ou
non, en 2025 ils pourraient être majoritaires. Ils sont en
passe de le devenir dans certaines régions dès
aujourd'hui identifiables : la région parisienne, le
cœur de notre patrie, le Nord-Pas de Calais, les
régions lyonnaise et PACA.
Dans ces régions, nous assisterons à une
libanisation, voire à une balkanisation. Les musulmans
risquent de vivre leur religion sans se soucier des lois de la
République. De nos jours, au Liban, les chiites, dans un
Etat en principe souverain et indépendant, ont
créé, dans le sud, un autre Etat dans l'Etat. Ils
ont une armée en mesure d'affronter l'armée de
l'Etat d'Israël, des services sociaux, sanitaires et
scolaires. Voilà ce qui pourrait nous attendre dans notre
beau pays.
Ce dramatique scénario est-il inéluctable
?
La chute de l'empire romain nous offre un exemple que nos
pseudo-élites devraient méditer, mais qui se soucie
encore de l'histoire ? Ne dit-on pas qu'elle ne ressert pas les
plats ? Voire !
Démonstration :
Notre société sans foi, basée sur l'argent
et l'oisiveté, est aussi déliquescente que pouvait
l'être l'empire romain au moment de son déclin.
Le parallèle entre nos sociétés est
édifiant.
Les Romains avaient cessé de se défendre. Ils
avaient toujours des légions, mais celles-ci
étaient recrutées dans les pays conquis. Ces
"combattants" combattaient peu et lorsqu'ils le faisaient,
c'était pour l'argent que leur versaient leurs chefs.
De nos jours, nos jeunes n'ont aucun goût pour le
métier des armes. L'Espagne, logée à la
même enseigne, recruterait ses soldats en Argentine.
Les Romains travaillaient de moins en moins. Nous aussi : 40 h,
39 h, 35 h et la retraite à 60 ans. A quand les 30 h et la
retraite pour tout le monde à 50 ans ?
Les Romains n'en étaient pas moins revendicatifs. Leurs
dirigeants achetaient la paix civile en distribuant à la
population du blé, de l'huile, etc.
On fait la même chose. On arrose abondamment, surtout en
période préélectorale, les faux et les vrais
malades et on indemnise les chômeurs, volontaires ou non.
De plus, on accueille toute la misère du monde.
Un jour, j'ai incidemment vu passer une manifestation de
l'Education nationale. Sur une banderole, on pouvait lire: "Nous
voulons du blé." J'ai pensé avec satisfaction, mais
je suis candide à mes heures, que nos professeurs
étudiaient et peut-être enseignaient encore
l'histoire,
Les Romains, nous l'avons vu, travaillaient peu. Ils employaient
des esclaves étrangers. César dut intervenir pour
contraindre ses compatriotes à utiliser un certain
pourcentage de nationaux.
Les Romains se passionnaient pour les jeux. Dans
l'arène,on utilisait des esclaves. Nous nous passionnons
aussi pour des jeux et, sur les terrains où
évoluent les athlètes, on ne voit pas beaucoup de
Français de souche. Il faut voir ces spectateurs
enthousiastes au stade de France. Ils rient et pleurent comme des
malades. Si seulement la moitié de cette ferveur
était tournée vers la patrie, peut-être en
voie de disparition ! Hélas, à leurs yeux cette
idée est devenue “ringarde” ! Des
générations de professeurs marxistes ou marxisants
ont généré ce malheur. D'ailleurs, ils
poursuivent encore leur travail déstabilisateur.
Comment a donc chuté ce magnifique empire qui
s'étendait sur tout le pourtour de la grande bleue et bien
au delà, jusqu'aux marches de l'Ecosse ?
Des hordes sauvages, affamées, venues des rives de la
Baltique et d'Asie ont conquis et détruit ce magnifique
édifice. Ils ont soumis, parfois sans grands combats, une
population avachie, pervertie par le luxe, l'oisiveté, la
corruption et l'abandon des valeurs fondatrices.
Le naufrage annoncé est-il évitable ?
Peut-être, à la condition que des mesures drastiques
- que d'aucuns qualifieront d'inhumaines - soient prises, et ceci
dans de brefs délais. Quelles sont ces mesures ? En voici
quelques-unes, la liste n'étant pas exhaustive.
Il faudrait :
Aider de manière significative les pays qui
génèrent cette immigration, afin de fixer ces gens
chez eux. La Vendée et le Bénin offrent un bon
exemple.
Convaincre, par l'éducation, quand c'est possible, ces
pays à réduire leur démographie.
Conditionner l'aide à une coopération entre les
pays qui génèrent cette immigration et
l'Europe.
Promouvoir en Europe une authentique politique familiale. La
Suède l'a fait avec succès.
Arrêter la pompe aspirante, en limitant la plupart des
droits sociaux aux seuls nationaux.
Expulser les illégaux systématiquement et sans
recours possible.
Prendre, en outre, les mesures suivantes : modification de notre
législation confuse et laxiste, dénonciation de
traités paralysants, comme la convention européenne
des droits de l'homme, et enfin création d'un grand
service de l'immigration par fusion des RG, devenus peu utiles,
avec l'ancienne Police de l'Air et des Frontières.
L'Occident, et la France en particulier, peuvent-ils endiguer la
montée de l’islamisme qui accompagnent le plus
souvent l'immigration ?
Dans un monde occidental sans repère, l'Islam est en
position de force. Cette religion recourt à la violence
dès que la conjoncture lui devient favorable. Certes, une
solution salvatrice pourrait un jour venir de Rome, à
condition qu’elle ne privilégie pas une douteuse
politique de dialogue interconfessionnel. Mais, si l'Eglise
catholique n'a pas encore fait naufrage, elle est en recul, pour
ne pas dire en déclin. Il y a 50 ans, 80% des Bretons
fréquentaient l'église, ils ne sont plus que 20%
aujourd'hui. En Afrique, les pères blancs, toujours aussi
dévoués, mais de moins en moins nombreux, ont
laissé une partie de leur domaine aux imams et aux
évangélistes.
Dans tout cela, que peuvent faire les politiques ? Ceux qui sont
demeurés lucides, qui ont du courage et des convictions,
par des mesures fortes et immédiates, peuvent inverser le
processus en cours, qui nous conduit à une
République française islamique ou
islamo-marxiste.
Lucien Robin
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