mis en ligne le 3 décembre 2007
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Nos banlieues brûlent à nouveau
Le feu reprend dans nos banlieues. Le point de départ
s'est situé dans une commune du Val d'Oise. A Villiers le
Bel, le dimanche 25 novembre 2007.
Que s'est-il passé ? Un accident de la circulation qui eut
été banal, s'il n'y avait pas eu deux morts. Une
voiture de Police, heurtée, semble-t-il, à l'avant
gauche par une moto circulant à vive allure,
chevauchée par deux jeunes, apparemment issus de
l'immigration. Les premières constatations
exonèrent les policiers de toute faute. Leur voiture
roulait à 40 km à l'heure. Peu importe ! Pour les
"sauvageons" et la "racaille" les coupables, ce sont notre
société libérale, capitaliste et les
"keufs", comme ils disent.
Alors tout s'est embrasé ! Ils ont brûlé des
voitures, des poubelles et un garage qui employait une trentaine
de personnes. Ces "jeunes" sont aussi des voleurs. Non seulement
ils ont incendiés des commerces, mais ils les ont
pillés. Ils ont en outre blessé des policiers et
des pompiers.
Bonjour la politique de la ville et tant pis pour les milliards
déversés par les contribuables et investis en pure
perte par des politiciens naïfs et irresponsables.
Quelles ont été les réactions des
autorités ? Elles ont appelé au calme et à
la responsabilité ...
La nuit suivante, le feu a repris à Villiers le Bel et
s'est étendu à d'autres banlieues, jusque dans
l'Essonne.
Le 27 novembre à 8 h 45, Antenne 2 a donné le bilan
de la nuit écoulée. Des voitures, des poubelles et
des commerces ont été à nouveau
incendiés. Il faut y ajouter une école maternelle,
un centre sanitaire et social ainsi qu'une bibliothèque.
Quant aux policiers, excusez du peu, ils ont eu à
déplorer 64 blessés. Comment peut-on avoir
enregistré autant de blessés ?
La veille, un commissaire de police avait été
gravement blessé au visage à coup de barre de fer.
Les insurgés, car il s'agit bien de cela, ont
utilisé des revolvers à grenailles, des armes
tirant des chevrotines, des cocktails molotov et même des
armes de gros calibre, puisque un policier a été
blessé à l'épaule.
L'article 320 du code pénal permet aux policiers, dans de
telles circonstances, de riposter avec leurs armes de poing.
Pourquoi se sont-ils abstenus ? La justice, qui ne cesse
d'étendre ses tentacules dans une société
qui malheureusement se judiciarise de plus en plus, veille au
grain. On ne doit pas tirer sur les "jeunes" qui ne sont que les
victimes de notre société. Quant aux policiers,
c'est leur métier et s'il prennent des coups, c'est
presque normal...
Quant aux autorités politiques, elles manquent de courage
et ça crève les yeux.
Les Françaises et les Français ont cru élire
à la présidence de la République un vrai
ministre de l'intérieur, un homme à poigne.
Hélas, ils n'ont élu qu'un avocat illusionniste,
bref, un homme de discours.
Lucien Robin,
Commissaire Pal honoraire.
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